Andy Murray a bon espoir de s'imposer à Melbourne

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Andy Murray s'est incliné à cinq reprises en finale des Internationaux d'Australie.

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John Pye
Associated Press
MELBOURNE, Australie

Nouveau papa, chevalier et numéro 1 de l'ATP. Voilà ce qui est arrivé dans la vie d'Andy Murray depuis qu'il a quitté Melbourne Park il y a 50 semaines, après avoir perdu une finale des Internationaux d'Australie pour la cinquième fois de sa carrière.

Le stress lui pesait alors que débutait la campagne 2016 - il a même songé à quitter le tournoi pour retourner au Royaume-Uni auprès de sa femme, enceinte.

Mais en plus, son beau-père avait été admis à l'hôpital à Melbourne, après s'être effrondé en regardant un match de la première étape du Grand chelem.

Clairement, ça va mieux pour Murray, qui tentera à nouveau de remporter l'événement pour une première fois.

« Je suis très confiant vu la façon dont j'ai conclu la dernière saison, a dit l'Écossais. Je me plais vraiment ici. J'aime les conditions. J'ai très bien joué à cet endroit, c'est juste que je n'ai pas encore réussi à franchir le dernier obstacle. »

L'an dernier, certains laissaient planer que Murray allait rentrer chez lui avant la finale contre Djokovic. Il a tout de même pris le premier vol possible à la suite d'un revers en trois manches. La semaine suivante, sa femme Kim a donné naissance à leur premier enfant, Sophia.

Samedi, deux jours avant d'entamer l'édition 2017 face à Ilya Marchenko, de l'Ukraine, il a dit que oui, il a pensé à quitter plus tôt que prévu l'an dernier.

« Le tournoi avait été dur, et ce n'était pas évident avec le bébé qui approchait, a dit Murray. Et puis il y a eu ce qui est arrivé à Nigel. Je voulais pouvoir assister à la naissance mais en même temps, je n'allais pas laisser mon beau-père comme ça à l'hôpital. C'était dur. Ce n'est pas une situation que j'aimerais revivre. »

Murray a brillamment fini 2016 après avoir renoué avec Ivan Lendl comme entraîneur, en juin. Il a triomphé une deuxième fois à Wimbledon, a défendu avec succès son titre olympique et a prévalu à Pékin, Shanghai, Vienne et Paris, mettant fin au règne de 122 semaines de Djokovic comme numéro 1. Il s'est ensuite assuré de clore l'année au sommet de l'ATP en remportant les Finales du circuit.

De plus, dans le cadre des Honneurs du Nouvel An, Murray a été fait chevalier par la reine Élisabeth II.

Murray a établi le record pour la plus longue période de temps entre accéder au deuxième et ensuite au premier rang du tennis - sept ans et 82 jours.

On a demandé à Roger Federer s'il se rappelait la sensation d'être devenu le numéro 1 une première fois, en 2004.

« Ça change les choses parce que tout le monde vient te voir et dis, ''hé, c'est toi le meilleur'', a dit le Suisse, le recordman avec 302 semaines comme monarque. Vous commencez à marcher un peu différemment. Ça donne plus de confiance en vos frappes sur le terrain, en général. »

Murray dit ne pas sentir de différence encore, mais ça ne fait que deux mois. Considérant les efforts qu'il a dû déployer pour atteindre le sommet, il espère que ça ne prendra pas le double d'énergie pour y rester.

« C'est un état d'esprit, a-t-il dit. Je pense que ça pourrait être facile de dire, ''ok, je dois simplement continuer à faire les mêmes choses''. Mais le jeu évolue; moi-même je vieillis, et les plus jeunes vont continuer de s'améliorer. Novak et Roger et Stan [Wawrinka] et Rafa [Nadal] et tous les gars de premier plan, ils vont continuer de vouloir accéder au sommet. Je dois continuer de m'améliorer et continuer à travailler fort. »

Internationaux d'Australie: Federer face à Melzer

L'Autrichien Jurgen Melzer a prévalu en qualifications, en vue des Internationaux de l'Australie, mais sa «récompense» est de se mesurer à nul autre que Roger Federer.

Son gain de 6-2, 3-6, 6-3, face à Rajeev Ram, lui vaut d'affronter lundi soir le Suisse qui a triomphé 17 fois lors de tournois majeurs.

Federer a remporté le titre australien quatre fois, atteignant les demi-finales ou mieux en 12 occasions depuis 13 ans. Il a battu Melzer trois fois en 2010, mais l'Autrichien a eu le dessus à Monte Carlo en 2011. Ils n'ont pas croisé le fer depuis.

Melzer et Federer ont chacun 35 ans. Ils ont tous deux passé beaucoup de temps à l'écart à cause de blessures, l'an dernier.

Melzer, qui a grimpé jusqu'au huitième rang de l'ATP en 2011, a raté le début de 2016, suite à une opération à l'épaule gauche. Il a glissé jusqu'au 550e échelon.

Federer n'a pas joué depuis six mois, récupérant d'une blessure au genou gauche. Il a conclu l'année en 16e place.

Le tableau principal inclut notammant les Ontariens Milos Raonic et Peter Polansky, qui devraient tous deux jouer leur premier match mardi.

Troisième tête de série, Raonic va amorcer le tournoi contre l'Allemand Dustin Brown, 70e à l'ATP.

Polansky, le «chanceux» parmi les perdants, en dernière ronde des qualifications, va jouer contre l'Espagnol Pablo Carreno Busta au premier tour. Polansky est 134e, Busta 30e.

Le Tchèque Radek Stepanek, le favori en qualifications, a mérité une place au tableau principal en battant l'Australien John-Patrick Smith, 6-2 et 6-4. Il prend part au tournoi de Melbourne pour la 14e fois. Il a une fiche de 14-13, n'ayant jamais cheminé au-delà de la troisième ronde.

Chez les dames, la Québécoise Eugenie Bouchard aura comme première rivale Louisa Chirico, lundi. Bouchard est 49e à la WTA, tandis que l'Américaine est 65e. Ce sera leur premier affrontement en carrière.




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