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Murray bat Djokovic et terminera l'année comme n.1 mondial

L'Écossais, devenu n.1 il y a deux semaines... (Photo Reuters)

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L'Écossais, devenu n.1 il y a deux semaines seulement, devient le 17e joueur depuis la création du classement ATP en 1973 à finir l'année au sommet.

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Agence France-Presse
Londres

Andy Murray a fait coup double dimanche à Londres en remportant son premier Masters et en s'assurant de terminer l'année à la place de N.1 mondial, grâce à sa victoire 6-3, 6-4 sur Novak Djokovic en finale.

«C'est un jour très spécial pour moi. Finir l'année N.1 est quelque chose que je n'aurais jamais, jamais imaginé», a réagi le guerrier écossais qui, après avoir pris le pouvoir il y a deux semaines, devient le 17e joueur depuis la création du classement ATP en 1973 à finir l'année au sommet.

Il le doit à sa fantastique deuxième partie de saison avec notamment des victoires à Wimbledon et aux jeux Olympiques, suivies d'un automne en état de grâce.

Face à un Djokovic fébrile et globalement décevant, il a remporté dimanche sa 24e victoire consécutive et son cinquième tournoi de suite, le 44e de sa carrière.

«Il lui faut une nouvelle armoire tellement il entasse les trophées», a souligné le Britannique Tim Henman, l'ancien demi-finaliste à Wimbledon devenu commentateur pour la BBC.

Quadruple tenant du titre, Djokovic était pourtant beaucoup plus frais que l'Écossais qui avait dû sauver une balle de match lors de sa demi-finale marathon en 3 h 38 min samedi face à Milos Raonic.

Mais le Serbe, après un bon départ, a joué court et commis beaucoup trop de fautes directes (30 !) pour en tirer profit. Plombé par quelques bourdes monumentales, notamment sur un smash immanquable, il est apparu en détresse sur le court.

«Il le mérite»

Ultra solide dans sa tenue noire-kaki de soldat, Murray a su, lui, bâtir sur sa confiance pour oublier la fatigue et dérouler son jeu sans fioritures, sous le regard imperturbable de son entraîneur, le légendaire Ivan Lendl, revenu à ses côtés en juin.

«Andy est sans conteste le N.1. C'est le meilleur. Il le mérite», a commenté Djokovic, beau perdant.

Avec ce succès, Murray bat en brèche la thèse qu'il se soit emparé de la place de N.1 mondial seulement à cause des errances de Djokovic.

Le Serbe, perturbé par les rumeurs sur son couple et en quête de sens après avoir gagné son dernier grand titre manquant à Roland-Garros, a effectivement traversé de fortes turbulences cet été.

Eliminé prématurément à Wimbledon, battu d'entrée aux JO, ultra nerveux sur le court et grincheux en coulisses, il a fini par abandonner le trône le 7 novembre dernier, après 122 semaines de règne.

«L'année a été fantastique pour moi, enfin surtout les six premiers mois», a résumé le Serbe dimanche.

Le fait que Murray n'ait battu aucun joueur du Top 10 depuis septembre a apporté de l'eau au moulin à ceux qui disaient qu'il n'était qu'un leader de substitution, en attendant le retour du roi.

Une tendance à inverser

Ce débat, l'Écossais de 29 ans l'a clos cette semaine à Londres en battant cinq joueurs du Top 10 à la suite. Dont Djokovic qui, dans son jardin, avait retrouvé une partie de ses super pouvoirs, avant de passer à côté de sa finale.

À 29 ans, Murray, devenu père d'une petite fille en février, peut espérer bâtir sur cette victoire pour inverser un rapport de force qui penche toujours nettement en faveur de son rival serbe.

Celui-ci mène 24-11 dans leurs confrontations directes et l'a battu cette saison en finale de l'Open d'Australie, de Roland-Garros et de Madrid.

«Jusque-là notre rivalité a été très difficile pour moi», a admis Murray après sa victoire.

L'Open d'Australie, où il a perdu ses cinq finales, offrira à l'Écossais une première opportunité en janvier 2017 de prouver qu'il est devenu un autre joueur.

En attendant, il a réussi déjà un sacré exploit en brisant l'hégémonie du trio Federer-Nadal-Djokovic qui avait phagocyté le trône de fin d'année depuis le sacre de l'Américain Andy Roddick en 2003.

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