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Le directeur de la Coupe Rogers satisfait des joueuses québécoises

Eugenie Bouchard... (La Presse, Bernard Brault)

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Eugenie Bouchard

La Presse, Bernard Brault

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La Presse Canadienne

Dressant un bilan positif d'une autre édition de la Coupe Rogers dimanche après-midi, Eugène Lapierre dit avoir particulièrement apprécié les performances des trois Québécoises qui ont évolué dans le tableau principal du simple féminin au cours de la semaine.

Selon le directeur du tournoi, qui a rencontré les médias entre les finales du simple et du double, le rendement d'Eugenie Bouchard, malgré la défaite inattendue de jeudi contre Kristina Kucova, montre qu'elle a repris du tonus après une laborieuse année 2015.

«Ce qui est le «fun» avec Eugenie, c'est qu'elle est revenue à un niveau où elle peut se hisser dans le top-10. C'est sûr, c'est évident, a d'abord affirmé Lapierre, qui a notamment parlé du premier match de Bouchard, celui contre la Tchèque Lucie Safarova mardi après-midi.

«Avec toute la pression qui reposait sur elle pour revenir à Montréal, et de la manière qu'elle a gagné, je lui dis chapeau. Au troisième set, elle menait 6-5, elle a trois balles de match, perd le jeu et se trouve en retard 1-3 au bris. Tous ceux qui connaissent le tennis vous diront que c'est fini. Or, elle marque six points de suite. Et son deuxième match, contre (Dominika) Cibulkova, est le plus beau que j'ai vu d'Eugenie. Le jeu était hyper relevé. C'était du grand tennis.

«On aurait aimé qu'Eugenie continue. Une fois qu'elle avait battu Cibulkova, je croyais qu'elle avait la voie libre peut-être jusqu'à la finale.»

Lapierre a aussi eu de bons mots pour Françoise Abanda, qui a gagné un premier match en Coupe Rogers et même pour Aleksandra Wozniak, éliminée au premier tour malgré de beaux efforts de sa part.

«Aleksandra revient au jeu, et elle ne l'a pas eu facile dernièrement. Elle avait besoin d'une bonne performance et même si elle a perdu au premier tour, ce fut un match très serré contre une joueuse d'expérience comme (Sara) Errani, a analysé Lapierre.

«Françoise, c'est Françoise, a-t-il enchaîné. Contre une bonne Chinoise qui avait beaucoup à gagner, elle a complètement dominé. C'est le genre de jeu qu'on veut voir d'elle. C'est une athlète formidable et on veut qu'elle nous montre ça plus régulièrement sur le circuit. Même dans son match contre (Elina) Svitolina, elle a perdu 7-6, 7-6 mais a eu des ouvertures. Abanda n'est pas une 200e mondiale, c'est facilement une top-50. Mais elle doit être plus régulière et nous montrer de tels matchs à répétition.»

Lapierre s'est également dit satisfait de l'affluence au stade Uniprix qui s'est chiffrée à 172 000 spectateurs, soit quelque 3000 de moins que le record du volet féminin. Interrogé au sujet des sièges vides lors des demi-finales et de la finale, il ne s'est dit nullement inquiet.

«Je peux vous dire qu'en tennis féminin, personne ne nous approche. À l'international, si les gens veulent nous juger là-dessus, nous sommes les meilleurs, ça c'est sûr. À 172 000 spectateurs, personne ne nous vient à la cheville. C'est un record mondial par 70 000. On est assez satisfait de notre foule, on attire les gens dès la première fin de semaine du tournoi. On n'est pas du tout mécontent des résultats.»

Lapierre a quand même reconnu quelques points décevants, soit le désistement de Serena Williams à la veille du premier jour du tournoi et celui de Garbine Muguruza, invoquant une maladie, à cinq minutes du début de son premier match mardi soir.

«Je peux vous dire que la WTA a réagi à ce désistement beaucoup plus mal que moi, a déclaré Lapierre en parlant de Muguruza. Elle s'est fait passer tout un savon par la superviseure de la WTA. Je suis même sorti du bureau. Elle va savoir que tu ne peux pas faire ça à un tournoi de cette ampleur avec 10 000 personnes dans les gradins.»

En 2016, contrairement à l'an dernier, Dame Nature a été des plus clémentes, mais Lapierre a tout de même dû parler de la possibilité d'installer un toit sur le court central.

«Si on veut garder notre rang au niveau international, ça va devoir passer par là un jour où l'autre. On a eu l'habitude dans le passé, pas juste dans le tennis, de réagir quand on est obligé. Pourquoi ne ferait-on pas un pas plus vite que les autres pour une fois, marquer l'importance de notre tournoi? C'est important pour nous chez Tennis Canada, car c'est notre revenu et c'est ce qui nous assure de remplir notre mission toute l'année. Le tournoi, c'est notre moyen pour développer notre sport.»

Mais Lapierre a aussi tenu à préciser qu'il ne s'agit pas encore d'un projet, et qu'il n'est pas encore question de coûts ou d'échéancier.

«Et si jamais ça le devient, a-t-il fait savoir, les premiers à qui nous allons le montrer, ce sont les voisins du parc.»

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