Eleider Alvarez reste fidèle à GYM

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Eleider Alvarez a rencontré les médias hier pour faire la promotion de son combat du 3 juin contre Jean Pascal.

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Même s'il a dû attendre longtemps avant d'être payé pour son dernier combat et même si un autre boxeur de son écurie veut quitter le navire, Eleider Alvarez a bien l'intention de rester avec le promoteur qui l'a mis au monde, le Groupe Yvon Michel (GYM).

À l'entraînement hier, Alvarez n'a pas voulu se prononcer sur le conflit qui oppose le promoteur et le boxeur Artur Beterbiev. Ce dernier fait appel aux tribunaux pour quitter GYM, apparemment insatisfait parce que ses payes se font trop attendre et parce qu'il ne se bat pas assez souvent à son goût.

« Moi, je suis très bien avec GYM, a assuré Alvarez en français. Je ne connais pas très bien la situation de Beterbiev. J'ai vu les nouvelles. Mais moi, je peux vous dire que je me sens très bien avec GYM. »

Alvarez a rencontré les médias hier pour faire la promotion de son combat du 3 juin contre Jean Pascal. Mais les démêlés de Beterbiev avec GYM ont retenu l'attention.

Yvon Michel ne s'est pas défilé. Il a répondu aux questions des journalistes.

Certaines rumeurs circulent selon lesquelles Alvarez a dû attendre plus longtemps qu'à l'habitude pour être payé après son combat de février dernier contre Lucian Bute.

« Dans le cas d'Eleider, on avait une entente disant qu'il recevrait sa bourse au fur et à mesure que les revenus rentreraient. C'est ce qu'on a fait. Il n'y a pas eu de bris de contrat, a expliqué Yvon Michel. C'est un genre d'entente commun pour les boxeurs qui font une finale. »

Selon le promoteur, tout va donc très bien entre le boxeur d'origine colombienne et lui.

Beterbiev: promesse de championnat

Pour ce qui est de Beterbiev, la situation est différente. Michel et lui ne s'entendent pas sur la validité du contrat qui les lie. Le boxeur allègue dans une demande de jugement déclaratoire déposée en Cour supérieure que le contrat n'est plus valide car GYM ne l'a pas respecté.

Beterbiev soutient notamment que le contrat prévoyait qu'il se batte davantage. Il affirme aussi qu'il prévoyait un paiement de ses bourses en deçà de 10 jours.

Or, après son dernier combat, le 23 décembre 2016, Beterbiev dit avoir dû attendre trois mois pour être payé. Sa bourse s'élevait alors à environ 350 000 $.

Yvon Michel assure « avoir la conscience en paix ». « Dans n'importe quelle association, il faut faire des compromis pour que les choses fonctionnent. Mais si chaque fois qu'une des parties veut sortir de l'entente quand il y a un petit écart, c'est un mariage qui ne peut pas durer », fait valoir le promoteur.

Ainsi, à son dernier combat, Beterbiev s'est battu dans une salle de 1000 places au Casino du Lac Leamy. Michel affirme que seuls 400 foyers québécois ont acheté le combat à la télévision.

« Jusqu'à présent, on n'a pas fait d'argent [avec Beterbiev]. Je ne dirais pas qu'on en a perdu, on a investi en lui. On avait réussi à aller lui chercher un contrat faramineux. Il a fait un million et demi dans ses quatre derniers combats. Qui ici n'aurait pas rêvé d'avoir ça ? »

Les deux hommes se sont rencontrés trois fois pour régler leurs différends, sans succès. Beterbiev a fait parvenir une mise en demeure à GYM le 22 janvier pour être payé. Le promoteur a répondu par une lettre d'avocats pour réaffirmer la validité du contrat. « C'était très cordial, nos discussions. Mais on ne s'entendait pas, dit Michel. Là, ce sera à un juge de trancher. »

En dernier recours, au coeur des discussions, Yvon Michel affirme avoir offert un marché à Beterbiev : si GYM n'était pas capable de lui donner un combat de championnat du monde d'ici la fin de 2017, le contrat serait annulé.

« Il a dit ne pas être intéressé. C'était en rencontre privée il y a quelques semaines, précise Yvon Michel. Maintenant qu'on est dans la situation actuelle, bien sûr, cette offre n'est plus valide. »

Beterbiev n'en est pas à son premier rendez-vous avec les tribunaux. Son ancienne gérante, Anna Reva, le poursuit pour rupture de contrat. En 2015, Beterbiev avait décidé de ne plus retenir ses services. Or, elle soutient qu'ils étaient liés par un contrat toujours valide.




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