Une défaite qui fait mal pour Steven Butler

Steven Butler s'est fait passer le K.-O. par Brandon... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Steven Butler s'est fait passer le K.-O. par Brandon Cook, samedi au Centre Bell.

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La Presse Canadienne
Frédéric Daigle

Steven Butler disait cette semaine qu'il se voyait champion du monde d'ici les 18 à 24 prochains mois. Cet objectif vient d'être révisé de façon drastique.

L'aspirant no 8 à la ceinture de l'International Boxing Federation (IBF) s'est fait passer le K.-O. par Brandon Cook (18-0, 11 K.-O.) au septième round de leur combat d'unification des titres nord-américains de l'IBF, détenu par Butler (18-1-1, 15 K.-O.) et de la North American Boxing Association (NABA), qui appartenait déjà à l'Ontarien.

Cette défaite - et ses conséquences - n'est pas sans rappeler le revers qu'avait subi David Lemieux, un autre protégé d'Eye of the Tiger Management, dans son combat éliminatoire face au Mexicain Marco Antonio Rubio, en avril 2011.

Comme Butler, Lemieux s'était incliné par K.-O. technique au septième round de ce combat. Comme Butler, il s'agissait d'une première défaite pour lui, qui survenait alors qu'il ne se trouvait qu'à un ou deux combats d'un championnat du monde.

« On va lui laisser un peu de temps pour avaler la défaite. Ce n'est pas facile, c'est une première pour lui, a analysé Camille Estephan, président d'EOTTM après le combat présenté samedi, devant plus de 5500 spectateurs au Centre Bell. Quand on trace des parallèles avec ce qui est arrivé à David, c'est pratiquement identique. Dans le cas de David, c'est le coin qui avait arrêté le combat et dans ce cas-ci, au sixième, moi j'y pensais. Je regardais le coin pour voir ce qu'ils allaient faire. Il y a plusieurs choses qui sont très similaires. On espère que la suite des choses le soit également. On va travailler en ce sens. »

Lemieux avait également perdu son combat suivant et il avait dû patienter plus de quatre ans avant de finalement livrer un premier combat de championnat du monde, pour un titre vacant, face à Hassan N'Dam. Quatre ans, deux mois et 10 combats. C'est possiblement ce qui attend Butler.

« On ne peut que travailler de notre mieux chaque jour, a ajouté Estephan. C'est arrivé auparavant à plusieurs grands champions de subir des défaites. Une défaite aujourd'hui, ce n'est pas la fin du monde, ce n'est pas comme avant. Nous ne sommes pas dans la boxe pour battre le record de Rocky Marciano. 

« C'est arrivé avant, avec Bermane Stiverne. Il a remonté la pente. C'est arrivé aussi à David Lemieux. Il a remonté la pente. Je pense que Steven est un gars avec beaucoup de caractère, beaucoup de talent. Il va apprendre là-dedans. Il est certainement capable de le faire. »

Évidemment, dans le ring, Butler a immédiatement réclamé un combat revanche. Ça ne risque pas d'arriver de sitôt, a prévenu son promoteur et gérant.

« Certainement pas tout de suite. Je veux que Steven apprenne avant. Dans le ring, il me disait : ''Je veux une revanche tout de suite''. De notre côté, on veut s'assurer que la prochaine fois, Steven ne rate pas son coup. 

« On a pris un challenge pour Steven, pour lequel on pensait qu'il était prêt. Il va falloir qu'on regarde tous ensemble ce qui s'est passé. Ça avait l'air d'être un manque d'énergie. Il boxait bien. Il a été capable de faire mal à Cook en plusieurs occasions. Mais Cook, c'est quand même un cinquième au monde. On le savait. »

S'il est évidemment déçu de la tournure des événements, pas question pour Estephan de blâmer l'officiel Marlon B. Wright.

« Steven était très déçu. Il ne croyait pas que le combat avait été arrêté. Il voulait un moment pour récupérer, car il s'était remis debout. C'était la fin du round, mais l'arbitre a arrêté le combat. Je suis d'avis qu'il a bien fait. Je crois qu'à un si jeune âge, il faut protéger le boxeur. Mais il a la volonté et le caractère ; peut-être qu'il aurait pu se reprendre. Ça ne valait toutefois pas le risque. Je suis heureux de la décision de l'arbitre. »

Et pas question pour Estephan de modifier sa philosophie, qui consiste à donner à ses boxeurs des défis de taille chaque fois qu'ils montent dans le ring.

« Absolument pas. Auriez-vous mieux aimé voir un Hongrois classé 246e ce soir ? C'est ça l'intégrité de la compétition. Je ne peux pas manquer d'intégrité envers moi-même, nos boxeurs et nos partisans. Ce sont nos boxeurs qui risquent tout. Il faut avoir un équilibre dans les choses. S'il avait été déclassé ce soir, je dirais que nous sommes dans l'erreur. Ce n'est pas le cas. Il a perdu un combat serré. Au final, son manque de maturité physique aura fait la différence. »




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