Pesée: Bika s'y est pris à deux fois pour respecter le poids

Sakio Bika... (PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL)

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Sakio Bika

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Québec

Sakio Bika n'a pas attendu de se trouver au centre du ring du Colisée Pepsi, samedi après-midi, pour mettre du piquant à son combat de championnat du monde des mi-lourds contre Adonis Stevenson. Il a réussi l'exploit dès vendredi en excédant le poids limite de 175 livres lors de la pesée officielle au Château Bonne Entente, en banlieue de Québec.

Premier des 20 pugilistes à monter sur le pèse-personne, le Camerounais a vu apparaître, à sa grande surprise, le chiffre de 175,8 lbs, provoquant quelques murmures parmi les convives.

Contraint de se débarrasser de ces huit onces de trop dans un délai de deux heures, au risque de perdre 20 % de sa bourse et toute chance de mettre la main sur la ceinture de Stevenson, même en cas de victoire, Bika s'est rhabillé et est retourné dans ses quartiers.

Une heure plus tard, il mettait de nouveau les deux pieds sur le pèse-personne, qui affichait cette fois un poids de 174,4, exactement le même que Stevenson.

«Il n'est pas sérieux. Tu arrives à la pesée à 175,8..., a commenté Stevenson, dans les minutes qui ont suivi ce contretemps. Il avait tout le temps pour perdre le poids. Ce n'est pas bien compliqué à perdre. Et en plus, c'est un 168 livres. Tu n'es pas supposé avoir de la difficulté à faire le poids.»

Mais pour Bika, cet épisode n'a rien à avoir avec un manque de sérieux.

«Ce n'est pas un manque de professionnalisme. C'est une négligence. Dans la vie, tu peux avoir une négligence. Je n'ai jamais eu de problème de poids dans le passé. Je m'excuse à tous les médias, tous les gens. Il faut être professionnel. Ça ne va pas se répéter. On apprend tous les jours», a déclaré Bika, qui disait peser 78,8 kilos ce matin, en deçà de la limite permise.

Une visite au petit coin, rien de plus, aura permis de régler le problème.

Si ça peut le consoler, Bika n'a pas été le seul à avoir été déjoué par le pèse-personne. Ce fut également le cas du Français Adel Hadjouis, qui s'est présenté à la pesée à 122,4 livres, quatre onces de trop. Mais contrairement à Bika, il n'a pas eu droit à une deuxième chance et il est assuré de perdre 20 % de la bourse qui lui était due. Hadjouis se mesurera au Montréalais Vislan Dalkhaev dans un duel de quatre rounds.

Ex-champion du monde WBC des super moyens (2013-2014), «The Scorpion» Bika (32-6-3, 21 K.-O.) tentera samedi de détrôner Stevenson (25-1-0, 21 K.-O.). Le Québécois en sera alors à la cinquième défense de son titre mondial obtenu par K.-O. en 2013 à Montréal, contre l'Américain Chad Dawson.

Ce gala, qui lancera la série «Premier Boxing Champions» sur les ondes du réseau américain CBS dès 15 h, mettra aussi en vedette Artur Beterbiev (7-0-0, 7 K.-O.). Le Montréalais d'origine russe tentera de poursuivre son travail de démolition face à l'Espagnol Gabriel Campillo (25-6-1, 11 K.-O.), ancien champion du monde de la WBA.

Le favori local Kevin Bizier (23-2-0, 16 K.-O.) sera aussi de la partie, dans un combat de six ou huit rounds, contre le Français Fouad El Massoudi (12-4-0, 1 K.-O.), chez les moins de 150 lbs.

Selon Yvon Michel, ce dernier gala de boxe de l'histoire du Colisée Pepsi pourrait attirer jusqu'à 6000 spectateurs, un chiffre qui répondrait largement aux attentes des dirigeants de GYM. Vendredi matin, selon Michel, quelque 4000 billets avaient trouvé preneurs.

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