L'UFC apprend à vivre sans GSP

Georges St-Pierre soigne actuellement une blessure à un... (Photo Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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Georges St-Pierre soigne actuellement une blessure à un genou et est loin d'un retour - si jamais retour il y a.

Photo Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse

L'UFC a toujours répété qu'elle aurait une vie à Montréal après GSP. Qu'elle continuerait de présenter des combats au Centre Bell même sans sa tête d'affiche. Mais les choses se révèlent plus compliquées que prévu.

Ça fait maintenant 16 mois que l'Ultimate Fighting Championship (UFC) a mis les pieds à Montréal, et 8 mois depuis le dernier combat de Georges St-Pierre, à Las Vegas. L'organisation avait annoncé un gala au Centre Bell au mois de décembre. Mais voilà que celui-ci sera fort probablement reporté pour des raisons qui demeurent mystérieuses.

«On devrait savoir d'ici trois ou quatre semaines si l'événement aura lieu en décembre ou en mars, explique le président de l'UFC au Canada, Tom Wright. Mais c'est certain qu'il y aura un événement au Centre Bell au plus tard au début de 2015.»

Si le gala devait avoir lieu en mars - comme tout semble l'indiquer -, il s'agirait de la plus longue absence de l'UFC à Montréal depuis que l'organisation y a présenté son premier combat, le 19 avril 2008.

Ce soir-là, 21 400 spectateurs s'étaient déplacés pour voir Georges St-Pierre défaire Matt Serra en deux rounds, alors la plus importante foule de l'histoire de l'UFC. Cinq autres galas de l'organisation ont eu lieu à Montréal depuis, toujours avec des foules appréciables.

La question est maintenant de savoir si le retrait prolongé de St-Pierre a joué dans le report du combat de décembre. St-Pierre soigne actuellement une blessure à un genou et est loin d'un retour - si jamais retour il y a.

Olivier Aubin-Mercier, perçu par l'UFC comme une possible tête d'affiche au Québec, a par ailleurs perdu son dernier combat.

«C'est le genre de choses qu'on prend en compte, mais il y a une multitude de facteurs», explique M. Wright de manière évasive.

Chose certaine, l'organisation sait qu'elle doit pouvoir compter sur des combattants québécois capables d'attirer les foules. «Il y aura une saveur québécoise au prochain gala qu'on va présenter à Montréal, c'est certain, dit Tom Wright. Mais on ne peut pas sortir un nouveau GSP de notre chapeau, on ne peut pas créer un athlète de sa trempe du jour au lendemain. On ne le peut tout simplement pas.»

«Les grands athlètes nous éblouissent puis prennent leur retraite, mais le sport continue. Jean Béliveau et Guy Lafleur ne jouent plus, mais il y a encore des gens au Centre Bell», illustre M. Wright.

Oui, mais l'UFC n'est pas la Ligue nationale de hockey. Le gala du mois de mars sera donc un test important pour l'organisation. Saura-t-elle attirer les spectateurs dans cette nouvelle ère post-GSP? À voir.




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