Lettonie-Canada: «David contre Goliath»

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L'entraîneur Mike Babcock a donné des directives à ses joueurs durant l'entraînement de l'équipe canadienne, mardi, à la veille du match de quarts de finale contre la Lettonie.

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(Sotchi) Le Canada entame aujourd'hui la ronde éliminatoire du tournoi olympique avec une fiche presque parfaite, doté d'une brigade défensive intraitable et contre un pays qui compte un grand total de 18 arénas, si petit qu'un champion de Génies en herbe aurait de la difficulté à le situer sur une carte.

Tout roule? Au moment de disputer les quarts de finale aujourd'hui contre la Lettonie, force est de constater que non, tout ne roule pas.

Dans les derniers jours, un sentiment d'urgence s'est installé dans le camp canadien. Il y a eu le match inaugural contre la Norvège, battue 8-0 à Vancouver, mais vaincue cette fois-ci par la marque plus modeste de 3-1. «On peut être bien meilleurs», a dit Mike Babcock tout de suite après le match.

La victoire de 6-0 contre l'Autriche a rassuré quelques sceptiques. Puis celle acquise dans la douleur contre une équipe finlandaise amoindrie a replongé la troupe de Mike Babcock dans le doute. Des montagnes russes, écrirait le journaliste adepte des clichés.

Équipe Canada peine à compter des buts. Et hier encore, Mike Babcock essayait de nouveaux trios à l'entraînement. «Comme à Vancouver, encore une fois, on change nos trios trop souvent», a admis l'entraîneur canadien.

Mais il n'a pas le choix. Ses paires de défenseurs ne bougeront plus. Mais ses attaquants doivent produire davantage. La grande vedette Sidney Crosby en premier.

À ses trois premiers matchs du tournoi, le premier centre a amassé deux passes. Après le même nombre de matchs à Vancouver il y a quatre ans, Crosby avait marqué deux buts et réussi trois aides. Plus du double.

«Je n'évalue pas Sid sur le nombre de buts qu'il marque. J'évalue Sid sur les victoires», a répondu Mike Babcock, grand diplomate, à une question posée par l'auteur de ces lignes.

Le problème à Sotchi, c'est qu'il sera trop tard pour évaluer Sidney Crosby en cas de défaite. L'attaquant doit produire davantage. Babcock le sait, malgré ce qu'il en dit, et voilà pourquoi il va encore une fois changer ses partenaires de jeu contre la Lettonie aujourd'hui (midi, heure du Québec).

Après un passage dans le quatrième trio contre la Finlande, Chris Kunitz était de retour auprès de Crosby, hier à l'entraînement, avec Patrice Bergeron.

«Je trouve que Sid joue bien. Tout le monde le connaît, personne ne lui rend la vie facile sur la glace et personne ne veut qu'il marque», a observé Kunitz, qui connaît un pire tournoi que Crosby jusqu'à maintenant.

Ted Nolan y croit

Équipe Canada a la chance d'avoir un match contre un adversaire largement à sa portée pour encore ajuster ses cordes. La Lettonie n'est pas une puissance du hockey, mais elle est motivée.

«On a été chanceux, on a eu de bonnes échappées», analysait modestement l'entraîneur letton Ted Nolan, hier, après la victoire-surprise des siens 3-1 contre la Suisse.

Avec une place en quarts de finale, l'équipe lettone de hockey s'assure de son meilleur résultat olympique. Les Lettons avaient terminé neuvièmes en 2002 à Salt Lake City.

Nolan, un Canadien qui est aussi entraîneur des Sabres de Buffalo, veut convaincre ses joueurs qu'ils ne doivent pas avoir de complexes contre le Canada.

«J'essaie de leur faire réaliser à quel point ils sont talentueux. Ils commencent tranquillement à y croire», dit-il.

«Quand j'étais enfant, les portes n'étaient pas toutes ouvertes pour moi et j'ai dû me battre pour tout ce que j'ai eu. Ça m'a appris que tout le monde pouvait avoir sa chance, peu importe qu'on ait beaucoup d'argent ou qu'on vienne d'un tout petit pays», explique l'entraîneur.

Équipe Canada ne pourra plus improviser après son match d'aujourd'hui contre la Lettonie. Si le Canada l'emporte, il affrontera le vainqueur du match entre les États-Unis et la République tchèque.

Mais il faut d'abord vaincre les Lettons. Ted Nolan sait qu'une victoire lettone serait toute une surprise, mais il ne baisse pas les bras.

«Je me croise les doigts et j'espère que tout ira bien, dit-il. C'est David contre Goliath!»




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