L'Argentine rejoint l'Allemagne en finale

Lionel Messi (à gauche) et ses coéquipiers argentins... (Photo Fabrice Coffrini, AFP)

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Lionel Messi (à gauche) et ses coéquipiers argentins se ruent vers leur gardien Sergio Romero, héros de la rencontre.

Photo Fabrice Coffrini, AFP

Patrick Leduc

collaboration spéciale

La Presse

(Sao Paulo, Brésil) Le cauchemar des Brésiliens n'est pas encore terminé. Grâce au brio de leur gardien Sergio Romero durant les tirs de barrage, les Argentins sont venus à bout des Pays-Bas pour obtenir leur place en finale.

Si la défaite des leurs lors de la demi-finale de Belo Horizonte était restée en travers de la gorge des habitants du pays hôte, le résultat de celle de São Paulo rajoute une nouvelle couche d'anxiété en vue du match ultime de dimanche à Rio de Janeiro.

Malgré le 7 à 1 qui restera gravé à jamais dans l'histoire de la nation, ne soyez donc pas surpris de voir les Brésiliens se ranger dans le camp de leurs bourreaux allemands. Ça fait mal, certes, mais tous les moyens sont bons pour se prémunir contre la conquête albiceleste.

Des Argentins qui, à en croire la conviction avec laquelle ils répètent leurs chansons, sont de plus en plus certains qu'ils ont de leur côté le destin. Même s'ils n'ont pas dominé les Oranje, ni vraiment mérité de les éliminer, la chance leur sourit et leur chemin se poursuit. Du coup, cap sur Rio et Copacabana pour des dizaines de milliers d'hinchas.

Match stérile

Mais il n'y a pas que pour les Brésiliens que le match fut souffrant. On attendait un duel entre Arjen Robben et Lionel Messi, mais on a surtout eu droit à un festival défensif comme il s'en était peu vu jusqu'à maintenant durant cette Coupe du monde. On savait les deux équipes de force égale, mais on ne soupçonnait pas qu'il s'agissait d'une égalité lisse à ce point-là.

Tellement que c'est à se demander si les penaltys n'étaient pas l'issue souhaitée par les joueurs dès l'entame de match. Un pacte avec agression toutefois, car les blessures - dont quelques coups à la tête - ont certainement été les moments les plus «punchés» de la rencontre. Reconnue pour être têtue, la FIFA aurait intérêt à sortir rapidement un protocole de ses cartons pour gérer la situation. Mais revenons plutôt à l'action... Oui, oui, je vous assure, je parle bien de ce qui se passait sur le terrain.

Est-ce bien nécessaire de repasser le film du match en détail? Comme je vois que vous insistez, allons-y. D'abord, ce fut une sorte de bataille rangée où les deux camps semblaient refuser de s'engager. Un bras de fer à distance entre les généraux déguisés en milieux défensifs qu'étaient Nigel De Jong et Javier Mascherano.

Le revenant De Jong, que l'on avait cru perdu pour le tournoi, qui s'est chargé de suivre Lionel Messi pas à pas. Tandis que Mascherano, même sonné, aura suffisamment retrouvé ses esprits après avoir visité le tapis pour contrecarrer la percée la plus incisive de Robben en toute fin de match.

Une fois De Jong sorti, ce sont son remplaçant le petit Jordy Clasie et l'énorme Ron Vlaar qui ont été furent les plus neutralisants face aux rares attaques argentines. Sans Angel Di Maria, et avec un Messi à court de magie, les Argentins ne semblaient pas avoir les moyens de déséquilibrer le bloc mis en place par Louis van Gaal.

Parlant de Van Gaal, on a pu l'apercevoir à quelques reprises à l'écran géant du stade se cacher d'une main le visage en réaction aux tentatives ratées de ses joueurs. Il n'était probablement pas le seul à le faire devant cette terne représentation. Mais à ceux qui seraient tentés de lui lancer des tomates, il faut d'abord savoir que van Gaal a maintes fois affirmé que son souci principal n'était pas le spectacle mais bien la victoire des Oranje.

Regrettera-t-il de n'avoir pas garder Tim Krul pour la séance de penaltys? Oui! Ou encore de ne pas avoir assez insisté sur les transitions plus rapides vers l'avant à la récupération du ballon? Sans doute, car ces Argentins savent bien défendre! Les regrets ne l'auront toutefois pas empêcher de blaguer en affirmant qu'il avait appris à Romero à bloquer les penaltys lorsque l'Argentin avait joué pour lui à Alkmaar. Sacré Louis, toujours le mot pour rire!




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