France-Islande, Allemagne-Italie: vivement les quarts!

L'attaquant allemand Thomas Müller et le gardien italien Gianluigi... (PHOTOS AP et AFP)

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L'attaquant allemand Thomas Müller et le gardien italien Gianluigi Buffon s'affronteront samedi en quarts de finale de l'Euro 2016.

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Philippe Grelard
Agence France-Presse
Paris

Cet Euro 2016 restera dans l'histoire: l'Islande, incroyable petit poucet, retrouvera la France en quarts de finale, stade de la compétition qui s'offre également un grand classique avec Allemagne-Italie.

Les autres affiches seront Pologne-Portugal et pays de Galles-Belgique. Les stars des quarts, qui se dérouleront de jeudi à dimanche après deux jours de repos mardi et mercredi, auront pour nom Gianluigi Buffon, gardien d'une Italie éternelle, Thomas Müller, attaquant d'une Allemagne sûre d'elle, Cristiano Ronaldo, triple Ballon d'or portugais, Eden Hazard, petit génie belge, Antoine Griezmann, sauveur des Bleus et... Kolbeinn Sigthorsson, Islandais jouant en France, à Nantes.

Le numéro 9 des gentils vikings, au visage tout juste sorti de l'adolescence, a crucifié l'Angleterre lundi soir à Nice (2-1). Roy Hodgson, qui était déjà aux commandes des Trois Lions sortis au premier tour du Mondial 2014, a logiquement présenté sa démission.

Le séisme est évidemment immense en Angleterre, où, sur un tout autre plan, le Brexit a déjà été une belle secousse. «Humiliation», «honte», «traumatisme»: la presse anglaise n'a pas fait de détails dans ses titres mardi.

Même Joachim Löw, entraîneur des champions du monde allemands, a salué l'exploit islandais mardi: «Ce qui m'a le plus surpris, c'est que l'Islande a vraiment très bien joué. Ils sont super-bien organisés. Et la façon dont ils ont attaqué avec audace et confiance en eux, c'était vraiment fort».

«Tout paraîtra moins haut»

Le sélectionneur français Didier Deschamps n'avait sans doute pas prévu d'affronter un tel adversaire dimanche au Stade de France. Et il ne faut pas sous-estimer les joueurs de cette petite île nordique de 330 000 habitants.

Car les Bleus n'en menaient pas large au bout de deux minutes, quand ils étaient dominés 1 à 0 sur un penalty de l'Eire. Il a fallu un réveil à l'heure de jeu d'Antoine Griezmann, auteur d'un doublé, pour éviter la honte qui enveloppe les Anglais ce mardi.

Les Islandais sont désormais totalement décomplexés. Ragnar Sigurdsson, défenseur et buteur contre l'Angleterre, a ainsi lâché: «La France n'a pas encore joué son meilleur foot, l'Angleterre non plus d'ailleurs. Nous allons essayer d'être un peu plus dominateurs et d'attaquer plus». Rien que ça...

Le co-sélectionneur islandais Heimir Hallgrimsson est même encore plus optimiste: «Maintenant que nos joueurs ont franchi cette haie, l'Angleterre, tout paraîtra moins haut».

En tout cas, Cristiano Ronaldo s'est bien trompé, lui qui avait déclaré après le 1-1 du Portugal contre l'Islande en poules: «L'Islande n'a fait que défendre. Ils ont mis le bus devant les cages. C'est une petite mentalité. C'est pourquoi ils ne feront rien».

L'Allemagne, elle, fait profil bas avant de rencontrer l'Italie samedi à Bordeaux. Jamais dans leur histoire les Allemands, champions du monde en titre, n'ont pris le dessus sur les Azzurri dans un grand tournoi.

Ronaldo chasse le record de Platini

La Mannschaft reste traumatisée par la finale du Mondial 1982 (1-3), la demi-finale de son Mondial en 2006 (0-2 a.p.) ou plus récemment, il y a quatre ans, la demi-finale de l'Euro (1-2).

Et il n'y a pas que le passé qui fait peur. Le présent impressionne. La Nazionale, qu'on disait vieillissante, sans star, a balayé 2 à 0 l'Espagne, double tenante du titre.

Et là aussi, les Italiens ne craignent plus rien, à l'image de Giorgio Chiellini, défenseur italien et buteur contre les Espagnols: «L'Italie est encore en dessous, on connaît nos qualités, si on arrive à réaliser ce qu'on sait faire, on peut avoir des résultats».

La suite du tournoi promet car en demi-finales, le vainqueur du choc entre Italiens et Allemands rencontrera le survivant de l'affiche surprise entre Français et Islandais.

Dans l'autre partie de tableau, il y aura aussi du beau monde. Cristiano Ronaldo peut égaler le record de Michel Platini (9 buts dans un Euro, en 1984) s'il marque contre la Pologne jeudi à Marseille. En face, les Polonais espèrent que leur vedette, Robert Lewandowski, va enfin se réveiller et marquer.

Les Gallois se tourneront comme d'habitude vers Gareth Bale, crack du Real Madrid, pour perturber les Diables Rouges emmenés par Eden Hazard et Kevin De Bruyne vendredi à Lille.

Les gagnants de ces deux dernières affiches se retrouveront en demi-finales. La finale du 10 juillet au Stade de France sera alors dans toute les têtes.

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