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Jürgen Klinsmann limogé de son poste de sélectionneur des États-Unis

Le sélectionneur des États-Unis, Jürgen Klinsmann.... (PHOTO Juan Carlos Ulate, REUTERS)

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Le sélectionneur des États-Unis, Jürgen Klinsmann.

PHOTO Juan Carlos Ulate, REUTERS

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Jérôme RASETTI
Agence France-Presse
CHICAGO

La déroute contre le Costa Rica 4-0 la semaine dernière a obligé la Fédération américaine à se rendre à l'évidence lundi: Jürgen Klinsmann n'est plus l'homme providentiel qui devait installer les États-Unis au sommet du gotha mondial du soccer.

L'heure est grave pour les États-Unis qui, avec un zéro pointé après deux matches dans le dernier tour des qualifications de la zone Concacaf, n'ont plus le droit à l'erreur pour disputer le Mondial-2018.

Mardi dernier à San Jose, «Team USA» a été humiliée par le Costa Rica qui lui a infligé sa plus lourde défaite depuis 1957 et qui a, indirectement, contribué au limogeage de Klinsmann, en poste depuis juillet 2011.

Avant la reprise de la course à la qualification pour la Russie fin mars, les dirigeants américains se sont rangés à l'avis de nombreux observateurs et de l'opinion publique, très hostiles à Klinsmann.

«Nous avons pris la difficile décision de nous séparer de Jürgen Klinsmann, notre sélectionneur et directeur technique national», a annoncé Sunil Gulati, le président d'US Soccer.

«Nous voulons remercier Jürgen pour son travail acharné et son investissement lors des cinq dernières années (...)  Grâce à lui, la Fédération américaine a progressé dans son ensemble et nous allons tirer les bénéfices de son travail pendant de nombreuses années à venir», a-t-il poursuivi.

4e de la Copa America 2016

Même Gulati, un proche de Klinsmann qui fut son conseiller avant même que l'ancien international allemand, établi en Californie depuis la fin de sa carrière de joueur, ne rejoigne la Fédération américaine, n'a pas pu le sauver.

Depuis le Mondial-2014, «Klinsi», 52 ans, était contesté et avait dilapidé une bonne partie de son crédit.

Au Brésil, son équipe était sortie à la surprise générale du «groupe de la mort» comprenant l'Allemagne, le Portugal et le Ghana, avant de tomber avec les honneurs en 8e de finale contre la Belgique (2-1).

En 2015, quelques semaines après des victoires historiques aux Pays-Bas (4-3) et en Allemagne (2-1), en matches amicaux, les États-Unis s'étaient classés 4e de la Gold Cup, la Coupe des nations de la Concacaf organisée à domicile. «Team USA» n'avait ensuite pas décroché sa qualification pour la Coupe des Confédérations 2017 après sa défaite dans un barrage contre le Mexique (3-2 a.p.).

Mais, en juin dernier, Klinsmann avait fait taire ses nombreux critiques en conduisant son équipe à une méritoire 4e place de la Copa America du Centenaire.

Retour d'Arena?

Jusqu'à ce que le Mexique arrache la victoire à la dernière minute (2-1) le 11 novembre et que la défense américaine, à l'image de John Brooks, sombre complètement contre le Costa Rica quatre jours plus tard.

Les critiques reprochaient pêle-mêle à Klinsmann ses choix tactiques surprenants, son recours massif à des joueurs inconnus évoluant en Allemagne au détriment de ceux de la MLS, le Championnat nord-américain, dont il ne manquait pas de critiquer la faiblesse du niveau.

Comme durant sa carrière de joueur qui l'a vu enchaîner les clubs (Stuttgart, Inter Milan, Monaco, Bayern Munich, Tottenham), comme lorsqu'il fut sélectionneur de l'Allemagne (2004-06), puis éphémère entraîneur du Bayern Munich (2008-09), Klinsmann s'est fait beaucoup d'ennemis en assurant, avec un brin d'arrogance, qu'il allait conduire les États-Unis au plus haut.

Dans un entretien au New York Times, publié lundi, il assurait «ne pas avoir peur» pour son avenir: «Je suis confiant, nous allons empocher les points nécessaires pour nous qualifier et je pense même que nous pouvons gagner le groupe», avait-il estimé.

Le nom de son successeur n'est pas encore connu: Sunil Gulati tiendra une conférence de presse mardi et Bruce Arena, ancien sélectionneur des États-Unis, de 1998 à 2006, et actuel entraîneur du Los Angeles Galaxy, tiendrait la corde.




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