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Messi ne gérait pas sa fortune, assurent ses ex-conseillers fiscaux

Lionel Messi est poursuivi pour avoir évité le... (Photo Albert Gea, archives Reuters)

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Lionel Messi est poursuivi pour avoir évité le paiement de 4,16 millions d'euros (6,1 millions $ CAN) au fisc espagnol.

Photo Albert Gea, archives Reuters

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Agence France-Presse
Barcelone

Deux anciens conseillers fiscaux de l'attaquant du FC Barcelone Lionel Messi ont assuré mercredi devant la justice que la star argentine, poursuivie pour fraude fiscale, ne s'impliquait pas dans la gestion de son patrimoine, confiée à son père.

«J'ignore si mes courriers ont été versés au dossier, mais vous verrez que je n'y mentionne jamais Lionel Messi», a déclaré devant le tribunal de Barcelone, l'avocat Iñigo de Loyola Juarez.

«Il ne prenait aucune décision, pour ma part au moins je n'ai pas constaté que qui que ce soit l'ait consulté», a assuré son frère et associé Angel Juarez.

Les deux hommes associés au sein du cabinet d'avocats barcelonais Juarez Veciana qui conseillait Lionel Messi en matière fiscale, étaient entendus dans le cadre du procès pour fraude fiscale du quintuple Ballon d'Or, commencé mardi et prévu jusqu'à vendredi.

Lionel Messi, 28 ans, est poursuivi pour avoir évité le paiement de 4,16 millions d'euros (6,1 millions $ CAN) au fisc espagnol, au titre des bénéfices tirés de ses droits à l'image entre 2007 et 2009. Il sera entendu jeudi et n'a pas assisté au procès mercredi.

Il a toujours nié être au courant des détails sur la gestion de sa fortune, assurant que son père Jorge Horacio s'en chargait, ce que ce dernier a confirmé.

Les deux avocats ont aussi confirmé cette version.

Angel Juarez a aussi expliqué comment il avait créé la structure permettant à Leo Messi de payer moins d'impôts, composée de deux sociétés de droit uruguayen, Jenbril, appartenant à 100% au capitaine de la sélection argentine et Frosyl, qui percevait les commissions de son père en tant qu'agent du joueur.

La société Jenbril encaissait les droits à l'image de Messi. Assurant qu'il avait cherché à «maximiser la valeur», des gains du footballeur, l'avocat a expliqué que l'Uruguay était un pays «où les rendements de ces droits n'étaient pas fiscalisés».

Il a précisé que de son point de vue cette société n'avait rien d'illégal et que c'est ce qu'il avait assuré à Jorge Messi.

Les conseils n'étaient cependant pas en mesure d'expliquer quel rôle exactement avaient deux autres sociétés évoquées dans le dossier, l'une britannique et l'autre suisse. Selon le parquet, il s'agissait uniquement de sociétés écran, visant à masquer la fraude.

Lionel Messi et son père risquent une peine de prison de 22 mois, et une amende équivalente au montant de la fraude. S'il sont condamnés, ils ne devraient toutefois pas être incarcérés car en Espagne, les peines inférieures à deux ans ne sont en général pas exécutées en l'absence d'antécédents judiciaires.

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