L'Impact gonflé à bloc

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L'Impact a confiance en ses moyens avant le duel contre le Toronto FC.

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Les membres de l'Impact n'avoueront pas publiquement qu'un duel contre le Toronto FC était probablement le scénario le moins avantageux en match de barrages. Mais peu importe les prouesses de Sebastian Giovinco ou de Michael Bradley, les Montréalais ont confiance en leurs moyens dans leur forteresse retrouvée du stade Saputo. «Ce sera un match très difficile, mais nous savons que si nous jouons comme nous l'avons fait en deuxième mi-temps dimanche, nous pouvons gagner. Après, il y aura deux autres matchs, contre Columbus, mais je crois que nous avons l'équipe pour gagner la MLS Cup, a lancé Nacho Piatti. Il faut y aller pas à pas, être calmes, et faire face à Toronto en premier, ce qui est le plus difficile.» À la lumière des deux derniers mois, l'hypothèse de l'Argentin est loin d'être fantaisiste.

LA DÉFENSE

Les joueurs montréalais les plus perfectionnistes déploraient le fait d'avoir encaissé un but contre le Toronto FC. Il faut dire que la chose n'était plus arrivée en 276 minutes. Et, à domicile, ce n'est qu'un but lors de ses trois matchs précédents que le bleu-blanc-noir avait encaissé. «Pendant la saison, j'ai dit aux entraîneurs que si on pouvait améliorer la défense collectivement, on allait être présent à la fin, a raconté le directeur technique, Adam Braz. Si on regarde le début, le milieu et la fin de saison, on a fait exactement ça et on termine à la troisième place. Je suis fier de ce travail.»

LA BONNE LANCÉE

La dernière finale de la MLS, entre le Galaxy de Los Angeles et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, donne une idée des ingrédients nécessaires pour aller loin en séries. Il faut soit compter sur une armada de vedettes, soit terminer la saison sur une très bonne lancée. L'Impact compte sur le tandem Drogba-Piatti et il a surtout parcouru la dernière ligne droite avec une fiche de 7-2-2. «On est dans une bonne dynamique. Il vaut mieux être dans cette position-là que dans une situation inconfortable. On a prouvé qu'on était une bonne équipe, qu'on avait beaucoup de qualités, et c'est sûr que l'apport de Didier a changé pas mal de choses», a résumé Hassoun Camara.

LA MI-TEMPS DE RÉFÉRENCE

Comme chaque veille de match, les joueurs ont eu droit à une séance vidéo collective avant de démarrer l'entraînement, hier. De façon concentrée, ils ont pu revoir le match de dimanche aux mi-temps très différentes. Durant 45 minutes, Giovinco a pu trouver trop d'espaces sur les côtés ou entre les lignes. «On ne doit pas douter ou se mettre la pression inutilement, car c'est ce qu'on a fait dimanche, a ajouté Laurent Ciman. En première mi-temps, on a oublié de jouer et on n'a fait que balancer de longs ballons à Didier, qui était un peu esseulé.» Par la suite, le changement de scénario a été aussi soudain que spectaculaire face à un milieu adverse qui avait totalement contrôlé le match. «On était une équipe différente. On les a pressés lors des 10-15 premières minutes, et c'est comme ça qu'on a marqué. Si on refait la même chose, on peut en tirer profit», a suggéré Donny Toia.

À L'AISE À LA MAISON

Coïncidence, mais probablement pas, les Montréalais ont gagné leurs cinq derniers matchs au stade Saputo, soit depuis la première titularisation de Drogba. Avec 35 points récoltés, sur son terrain - et une différence de buts de + 15 - , l'Impact est au cinquième rang des meilleures équipes à domicile en 2015. «Quand on regarde les statistiques, c'est indéniable que jouer à domicile donne un avantage certain, mais ça ne garantit pas de gagner le match, a tempéré Camara. Il faut le jouer et être prêt à 100%. Avec l'apport des partisans et l'ambiance fantastique du dernier match, ça donne des ailes et l'envie de se surpasser pour le club et la ville.»

LE FACTEUR DROGBA

On ne présente plus l'importance de l'Ivoirien qui a conquis Montréal en inscrivant 9 de ses 11 buts au stade Saputo. Le joueur du mois d'octobre dans la MLS peut encore inspirer ses coéquipiers dans ce genre de match où la marge d'erreur est nulle. «Bien sûr qu'il va aider, mais il n'y a pas que lui, a rétorqué Evan Bush. D'autres vétérans ont disputé de grands matchs dans leur carrière et les plus jeunes ont aussi accumulé de l'expérience sur ce plan, cette année. Personne ne devrait ressentir plus de pression de disputer ce match-là.»

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