Le match de Drogba... mais pas seulement

Didier Drogba, Romario Williams et Dominic Oduro lors... (Photo André Pichette, La Presse)

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Didier Drogba, Romario Williams et Dominic Oduro lors de l'entraînement tenu jeudi en prévision du match de ce soir contre l'Union de Philadelphie.

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Frank Klopas a d'abord emprunté une voie humoristique pour quantifier les attentes qu'il avait lors du premier match de Didier Drogba. «Dix buts», a-t-il lancé, sourire en coin, avant de rappeler, plus sérieusement, les qualités physiques, techniques et mentales de son nouvel attaquant.

Car ce match contre l'Union de Philadelphie, comme toute la semaine, voire le mois d'août, sera placé sous le signe de l'Ivoirien. À quel moment va-t-il officiellement fouler la pelouse du stade Saputo pour la première fois? Quel effet aura-t-il sur ses coéquipiers et sur un public qui épiera ses moindres faits et gestes dans un stade Saputo à guichets fermés.

«C'est excitant. Quand tu embauches des joueurs en milieu de saison, tout le monde est impatient de les voir. C'est compréhensible [que l'accent soit mis sur Drogba], mais tout le monde sait, et il le sait, que l'important reste l'équipe et le groupe. Ses efforts seront faits afin d'aider l'équipe à bien jouer et gagner», a expliqué Klopas, adepte du concept collectif devant l'éternel.

Les sourires et les espiègleries - Drogba ne donne pas sa place dans ce domaine - étaient nombreux lors du dernier entraînement de la semaine, hier matin. Dans ce qui constitue un changement total de scénario par rapport à l'été 2014, les joueurs peuvent entrevoir les 13 derniers matchs de la saison avec optimisme. La fenêtre des transferts n'a certes pas réglé tous les problèmes mais le recrutement de l'Ivoirien, sans oublier celui de Johan Venegas, conjugué au retour de Justin Mapp, donne de belles munitions à Klopas. Il reste à voir si le «grand frère», pour reprendre le terme utilisé par Ambroise Oyongo, saura contribuer sans tarder. «Il ne faut pas croire qu'il va arriver et mettre 10 buts au premier match, a tempéré Laurent Ciman. Il a ses qualités, on les connaît, mais il est resté deux mois sans jouer. Il faut lui laisser le temps de retrouver le rythme des matchs, et ça va ne se faire qu'en jouant.»

Ciman n'a pas hésité

Arrivé la veille à Montréal, Ciman a retrouvé ses coéquipiers hier matin. À la demande du personnel d'entraîneurs, le défenseur belge a écourté ses vacances en Belgique afin de prêter main-forte à l'Impact dans ce match capital contre l'Union. Klopas n'avait plus de marge de manoeuvre avec seulement deux défenseurs centraux à sa disposition, dont Victor Cabrera qui a stoppé un entraînement prématurément, cette semaine.

«Ç'aurait été malvenu de dire non, tout simplement, a répondu Ciman sur ce retour hâtif. Ce n'est pas dans mon caractère non plus. À partir du moment où l'équipe avait besoin de moi, je me devais de revenir, et cette décision a été prise très vite. J'ai averti ma femme, et elle a dit oui directement.

«Cette pause m'a permis de voir les amis, la famille et de retourner un peu en Belgique pour voir mon chez-moi. J'étais vite arrivé à Montréal après le match contre Anderlecht, en janvier, et je n'avais pas eu le temps de dire au revoir à certaines personnes. Ça m'a permis de faire tout ça et de me changer un peu les idées aussi.»

Par son geste, Ciman, qui n'a pas eu de vraie pause depuis l'été 2013, a encore davantage gagné le respect de ses coéquipiers. Élément jovial dans le vestiaire, il est l'âme et le «général» défensif, a lancé Oyongo. «S'il a accepté de revenir, ça prouve que l'Impact est dans son coeur. Il est venu pour jouer en laissant tout ce qu'il avait à faire. C'est un leader dans le groupe et s'il est là, [aujourd'hui], c'est pour gagner et pas pour blaguer. Il va tout donner comme il a l'habitude de le faire.»

Contre la pire équipe

Dans une Association de l'Est où six équipes se tiennent en sept points, l'Impact devra profiter du match de ce soir pour faire oublier ces récents coups d'arrêt face aux Red Bulls de New York et D.C. United. L'Union, qui possède la pire moyenne de points récoltés par match (0,96) est le premier adversaire de l'Impact dans le dernier droit de la campagne. «C'est une bonne équipe, même s'ils sont en bas du classement. Je les ai vu jouer et ils ont un style de jeu très dynamique. Ils gardent très bien le ballon, mais cela ne compte pas. Ce sera notre jour et notre match», a clamé Dominic Oduro, qui tente de convaincre Drogba de faire une danse africaine s'il marque.

Comme c'est le cas depuis de longues semaines, l'Union doit jongler avec plusieurs blessures. Maurice Edu déclarera vraisemblablement forfait, alors que Vincent Nogueira et Andrew Wenger ont tout juste repris l'entraînement. Le meneur de jeu Cristian Maidana, qui domine la MLS avec 14 passes décisives, est l'une des rares satisfactions de l'Union, cette année. Récemment embauché, Tranquillo Barnetta, 75 sélections avec la sélection nationale suisse, a été titularisé lors des deux derniers matchs.

Impossible d'oublier le premier match entre l'Impact et l'Union, le 27 juin. Dans des conditions extrêmes, avec une pluie continue et un fort vent, les deux équipes s'étaient séparées sur un verdict nul de 2 à 2. Depuis, l'Union suit une trajectoire descendante avec une seule victoire en six matchs. «Il n'y a pas de match facile, et on l'a vu l'autre jour avec la victoire de San José à Kansas City [5 à 0], a prévenu Klopas. Ce ne sera pas facile car l'Union est une bonne équipe avec des joueurs de qualité. Même si on regarde leur fiche, il y a plusieurs matchs qui auraient pu tourner en leur faveur.» Contre le Fire de Chicago, le week-end dernier, l'Union a notamment concédé un match nul de 3 à 3 en craquant dans le temps additionnel.

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