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Présidence de la FIFA: Michel Platini se lance dans la course

Michel Platini sera le grand favori à la succession... (Photo Patrick B. Kraemer, AP)

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Michel Platini sera le grand favori à la succession de Joseph Blatter lors de l'élection le 26 février.

Photo Patrick B. Kraemer, AP

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Keyvan Naraghi
Agence France-Presse
PARIS

Le Français Michel Platini veut devenir le leader du football mondial: il s'est porté candidat mercredi à la présidence de la FIFA, empêtrée dans un immense scandale de corruption, et sera le grandissime favori à la succession de Joseph Blatter lors de l'élection le 26 février.

Le président de l'UEFA, 60 ans, a officialisé sa décision dans une lettre aux 209 fédérations membres de la FIFA, rendue publique par l'instance européenne.

«Cela a été une décision très personnelle et mûrement réfléchie», a indiqué l'ancien triple Ballon d'Or, ajoutant vouloir oeuvrer pour «les intérêts du football» et rendre à la FIFA «sa dignité et la position qu'elle mérite».

«Il y a des moments où vous devez prendre votre destin en main. Je suis arrivé à l'un de ces moments décisifs», a-t-il poursuivi.

La décision de l'ancien numéro 10 et capitaine de l'équipe de France est le dénouement logique d'un long feuilleton débuté le 2 juin avec la démission surprise de Sepp Blatter, quatre jours seulement après sa réélection pour un cinquième mandat à la tête de la FIFA.

Adversaire numéro un du Suisse de 79 ans, qu'il avait appelé à se retirer, Michel Platini apparaissait d'emblée comme le prétendant naturel au trône occupé par Blatter depuis 1998. Mais le Français a ménagé l'incertitude, prenant le temps de sonder les différentes Confédérations avant de se lancer dans la course.

Platini a déjà le soutien de quatre des six Confédérations, à l'exception de l'Afrique (CAF) et de l'Océanie (OCF), selon une source proche. Et il n'a pas grand chose à craindre des candidats déjà déclarés.

La voie est libre

L'ancienne légende brésilienne Zico, surnommé le «Pelé blanc» du temps de sa splendeur, ne dispose d'aucune assise au sein des instances internationales.

Le président de la Fédération libérienne de football, Musa Bility, est inconnu hors des cercles africains.

Quant au prince jordanien Ali Bin Hussein, opposant malheureux de Blatter en mai et qui s'était dit «prêt» à retenter sa chance, il devrait se ranger derrière Platini et la candidature venue de l'UEFA, son principal allié il y a deux mois.

L'option Diego Maradona, qui s'est déclaré intéressé, est quant à elle totalement farfelue.

Platini a en outre pris le soin de s'afficher avec le Koweïtien Ahmad al-Fahad al-Sabah, très influent à la FIFA et au CIO. Cela pourrait dissuader le puissant Sud-Coréen Chung Mong-Joon, héritier du groupe industriel Hyundai et personnalité incontournable du football asiatique (ancien vice-président de la FIFA jusqu'en 2011), de se lancer.

La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 26 octobre, soit quatre mois avant le congrès électif. Un prétendant devra avoir recueilli l'aval d'au moins cinq des 209 associations membres de la FIFA et une enquête sera menée par sa commission d'éthique sur chaque postulant.

La voie paraît donc libre pour Platini, qui aura tout de même deux écueils à surmonter. Primo, son vote en faveur du Qatar pour l'attribution du Mondial 2022, sur lequel enquête la justice suisse. Deuxio, les bâtons que Blatter pourrait être tenté de lui mettre dans les roues en coulisses.

Le choix du 26 février pour le scrutin électif a déjà été interprété par le clan Platini comme une première manoeuvre, Blatter voulant prendre le temps de préparer sa sortie et de peser sur sa succession.

Réformer

Une défaite du Français apparaît toutefois improbable aujourd'hui. Il a des atouts sans équivalent chez ses rivaux: son aura, son charisme et son passé de joueur de légende ainsi que de responsable de la puissante et richissime UEFA depuis 2007.

Son accession au sommet de la pyramide du football international couronnerait un parcours unique.

Ce petit-fils d'immigrés italiens issu d'un milieu modeste s'est d'abord imposé comme le meilleur joueur de la planète au milieu des années 1980, avec la Juventus Turin et l'équipe de France. Il a ensuite été sélectionneur des Bleus (1988-92), avant de se lancer brillamment dans une carrière de dirigeant (co-président du comité d'organisation du Mondial 98 en France, conseiller de Joseph Blatter, président de l'UEFA).

En cas de victoire à la FIFA, sa tâche ne sera pas aisée puisqu'il devra réformer une institution qui fait face au plus grand scandale de corruption de son histoire.

À l'UEFA, Platini s'est imposé comme l'homme du changement (fair-play financier, ouverture de la Ligue des champions, l'Euro à 24 équipes...).

Mais une fois sorti de son cocon de Nyon où il fait l'unanimité, il devra se débattre avec les chausse-trappes de la FIFA et les suites des enquêtes judiciaires sur les conditions d'attribution des Mondiaux 2018 (Russie) et 2022 (Qatar).

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