Canada U-20: un bilan positif

«On peut ressortir plusieurs éléments positifs de ce... (PHOTO Chris Young, PC)

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«On peut ressortir plusieurs éléments positifs de ce tournoi, a indiqué John Herdman, l'entraîneur-chef du programme féminin canadien.

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Marc Tougas
La Presse Canadienne

Au moins cinq joueuses canadiennes ayant participé à la Coupe du monde U-20 de soccer féminin, qui se termine dimanche au Stade olympique, pourraient s'aligner pour le Canada au Mondial senior féminin en juin prochain.

C'est pourquoi John Herdman, l'entraîneur-chef du programme féminin canadien, dresse un bilan positif à la suite de la performance de la sélection canadienne U-20 à ce tournoi mondial disputé en sol canadien. Et ce, même si la formation du Montréalais Andrew Olivieri a été éliminée en quarts de finale, alors qu'elle espérait accéder au carré final et se faufiler jusqu'à la dernière journée de la compétition.

On y retrouvera plutôt l'Allemagne et le Nigeria, qui s'affronteront en grande finale, dimanche à Montréal. La France et la Corée du Nord disputeront la petite finale pour la troisième place, en lever de rideau du programme double prévu au Stade olympique.

«On peut ressortir plusieurs éléments positifs de ce tournoi, a indiqué Herdman lors d'un entretien avec La Presse Canadienne. Le plus important étant qu'au moins cinq à six joueuses ont pris une option sur un poste avec l'équipe senior en vue de 2015. Elles ont vécu exactement ce que nous allons vivre quand la Coupe du monde senior s'amènera ici l'an prochain.»

C'est-à-dire qu'elles ont disputé un Mondial à domicile, avec toute la pression que cela comporte. Comme le feront Christine Sinclair et compagnie, l'été prochain, quand la Coupe du monde féminine senior se déroulera du 6 juin au 5 juillet dans six villes canadiennes, soit Montréal, Moncton, Ottawa, Winnipeg, Edmonton et Vancouver.

Les joueuses d'Olivieri ont su faire fi de leur nervosité initiale, affichée lors de leur défaite de 1-0 contre le Ghana à leur premier match, pour ensuite démontrer leurs qualités avec panache. Elles ont effacé un déficit de 0-2 pour l'emporter 3-2 contre la Finlande à leur deuxième rencontre, battu la Corée du Nord 1-0 alors que leur place en ronde éliminatoire était à l'enjeu, et ensuite disputé un match serré contre l'Allemagne en quarts de finale.

«Tout cela se veut un apprentissage fantastique, a souligné Herdman. Les joueuses ont montré qu'elles ne forment pas une équipe qui s'ancre dans un mur défensif pendant 90 minutes. Par moments, nous avons été l'équipe la plus incisive à l'attaque.»

Herdman a par ailleurs qualifié de «fantastique» le travail d'Olivieri. En ce sens que le jeune entraîneur a su respecter son mandat premier, qui était de préparer un maximum de joueuses à faire le saut chez les seniors.

«D'aucune façon n'a-t-il cherché à sacrifier cela pour tenter de remporter la Coupe du monde avec des joueuses qui n'allaient jamais jouer pour le Canada (senior), mais qui lui auraient fourni de meilleures chances de gagner parce que plus âgées et plus fortes physiquement.»

En cours de route, Olivieri a veillé à donner beaucoup de temps de jeu à des joueuses telles que Jessie Fleming, Sura Yekka, Kadeisha Buchanan, Ashley Lawrence et Rebbeca Quinn, qui sont âgées de 16 à 19 ans. Celles-ci pourraient se retrouver de nouveau au Stade olympique, l'an prochain.

Herdman misera par ailleurs, en 2015, sur un bon nombre de joueuses expérimentées qui ont aidé le Canada à décrocher la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres en 2012.

«En temps normal, plusieurs joueuses de ce groupe auraient été proches de la retraite et n'auraient pas continué jusqu'à la Coupe du monde de 2015, mais nous pourrions faire appel à certaines d'entre elles parce que nous n'avons pas de joueuses de 23 à 26 ans capables de les remplacer», a indiqué Herdman, en pointant du doigt le piètre travail de développement qui s'est fait avant son arrivée au Canada, en 2011.

«Quand je suis arrivé à la tête de ce système, c'était un système brisé. Il n'y avait plus que des décombres, a affirmé le Britannique de 39 ans. Le développement s'était fait de façon très sporadique et la courroie de transmission vers l'équipe senior n'était pas aussi fiable qu'on l'aurait souhaité.»

Herdman s'est donc affairé à mettre de l'ordre dans le système de développement à long terme. Il a également réussi à avoir du succès à court terme au niveau senior puisque le Canada a remporté l'or aux Jeux panaméricains en 2011, puis le bronze au JO. Il estime que son équipe, classée septième au monde, sera en mesure de rivaliser pour le titre mondial en juin prochain, tout comme bien d'autres équipes.

«Notre travail sera de tout faire, au cours des huit mois de préparation que nous aurons à notre disposition, pour en arriver à un niveau de jeu qui nous permettra d'être assez près des équipes de premier plan pour espérer connaître un bon parcours, a déclaré Herdman. Les tournois sont une bête étrange. Quand une équipe y trouve son rythme, elle peut devenir imbattable. C'est cette dynamique qui nous espérons créer.»

L'équipe canadienne senior se réunira à Vancouver en octobre en vue d'un camp en résidence qui durera jusqu'à la fin de l'année. Le Canada disputera deux matchs contre le Japon à la fin d'octobre, à Edmonton et Vancouver. D'autres matchs préparatoires seront ensuite annoncés.




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