Ligue des champions: une finale entre voisins

Le sélectionneur Diego Simeone a su instiller un... (PHOTO QUIQUE GARCIA, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Le sélectionneur Diego Simeone a su instiller un état d'esprit quasi guerrier à l'Atlético Madrid.

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Pour la première fois de l'histoire, la finale de la Ligue des champions proposera un duel entre deux clubs issus d'une même ville. À Lisbonne, samedi après-midi (14 h 45), le Real et l'Atlético, que tout oppose, lutteront pour la suprématie d'un continent et celle d'une capitale, Madrid, plus que jamais coupée en deux.

Deux clubs différents

Il suffit de comparer les stades du Real et de l'Atlético pour saisir la différence entre les deux clubs. Le premier est situé au coeur de la vie culturelle et économique de la capitale tandis qu'une autoroute passe sous la tribune du second, qui sera d'ailleurs bientôt remplacé. Devant le budget quasi illimité et le rayonnement planétaire des Merengues, les «Matelassiers» (une référence au maillot rayé) reflètent l'image du pauvre petit frère à qui la réussite a longtemps fui. Troisième club espagnol au palmarès, l'Atlético a connu d'importantes traversées du désert, accentuées par des scandales et une relégation en deuxième division. Tandis que le Real enchaînait les titres, une culture du fatalisme Demi-Cadratin concept que le club a même utilisé lors d'une campagne publicitaire Demi-Cadratin s'est même développée chez les partisans de l'Atléti. À Madrid, la ville est donc coupée en deux même si la différence de calibre a longtemps empêché une réelle rivalité sportive. Avant de gagner le derby, en septembre dernier, l'Atlético n'avait plus vaincu son rival en championnat depuis... 1999. Pas étonnant que l'ennemi juré du Real soit plutôt le FC Barcelone et non son propre voisin. À moins que cela ne change, samedi après-midi ?

Les entraîneurs

En arrivant au Real cet été, Carlo Ancelotti pouvait brandir un CV incluant deux victoires en Ligue des champions et des titres nationaux en Italie, en Angleterre, puis en France. Mais comment allait-il gérer ce club à part dans le paysage du ballon rond ? D'abord en redonnant le sourire au groupe et en étant moins dans l'affrontement que son prédécesseur, Jose Mourinho. «Il sait se mettre dans la peau du footballeur. En ce sens, il y a une réelle chimie entre l'équipe et lui», a indiqué Sergio Ramos. Dans le jeu, il a privilégié un 4-3-3 au cours des derniers mois, mais a parfois opté pour un plus solide 4-4-2 qui «permet de faire plus de contre-attaque». De son côté, Diego Simeone, 44 ans, a pris les rênes de l'Atlético, dans la foulée d'une humiliante défaite en Coupe d'Espagne, en décembre 2011. L'ancien milieu du club a alors instillé un état d'esprit quasi guerrier et discipliné ses hommes défensivement. «L'Atlético est une équipe qui a historiquement toujours basé ses succès sur l'agressivité, l'intensité, la passion, les contre-attaques et sur une défense forte», a-t-il expliqué au magazine So Foot, en avril.

Une longue attente

La «decima», la 10e victoire en C1, est devenue une obsession madrilène depuis le dernier titre en 2002 contre le Bayer Leverkusen. Une obsession qui s'est nourrie du long blocage en huitièmes de finale, entre les printemps 2005 et 2010, puis des deux demi-finales perdues sous Mourinho. «Nous allons nous battre jusqu'à la mort pour gagner la 10e. Nous allons suer jusqu'à la dernière goutte», a déjà prévenu le président Florentino Perez. L'Atlético n'a évidemment pas le même palmarès, même si sa dernière conquête européenne, en Ligue Europa, remonte à 2012. Les Matelassiers avaient tout de même atteint la finale de l'épreuve, en 1974, devant le Bayern Munich. Ils avaient été rejoints au score dans les derniers instants de la prolongation avant de perdre cette finale, rejouée deux jours plus tard. Et une dose supplémentaire de fatalisme...

Des absents de marque

Malgré son excellente saison, 27 buts en championnat, l'attaquant Diego Costa a connu plusieurs alertes physiques au cours des derniers mois. La dernière en date, aux ischio-jambiers, devrait l'obliger à déclarer forfait pour la finale. C'est en tout cas l'impression donnée par son voyage à Belgrade où il a reçu un traitement à base de placenta de jument. En son absence, Simeone devrait titulariser Adrian Lopez aux côtés de David Villa (4-4-2). Remplaçant cette saison, l'Espagnol de 26 ans avait tout de même marqué huit buts lors de la campagne européenne victorieuse de 2011-2012. Le milieu droit Arda Turan est également incertain. Côté madrilène, on imagine mal Cristiano Ronaldo rater le match le plus important de la saison, disputé sur ses terres. Karim Benzema devrait également être de la partie après quelques soucis aux adducteurs. L'absence la plus notable est donc celle du métronome Xabi Alonso, suspendu. Plus que jamais, Luka Modric sera l'homme à surveiller, en milieu de terrain.

Prédiction : Real Madrid 2 Atlético Madrid 1




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