Gymnastique: le Japon détrône la Chine

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Les gymnastes japonais célèbrent sur le podium après avoir remporté la médaille d'or au concours par équipes.

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Le Japon, souvent deuxième derrière la Chine ces dernières années, lui a ravi son titre olympique de gymnastique et son «roi» Kohei Uchimura a enfin réussi son pari de remporter un titre par équipes à des JO en gymnastique artistique masculine.

Le prodige de 27 ans était déjà bardé de distinctions individuelles, entre son sacre olympique au concours général de Londres-2012 et ses dix médailles d'or mondiales. Mais par équipes aux Jeux, ça coinçait: il restait sur deux médailles d'argent, dans l'ombre du puissant voisin et rival éternel.

Et c'est donc au Brésil qu'il est venu étendre un peu plus son empire dans l'histoire de la gym en y récupérant l'or collectif, pour compléter son palmarès d'une sixième médaille olympique. Avant d'en briguer encore deux à Rio, au sol et au concours général.

L'Archipel décroche son septième titre olympique par équipes, 12 ans après le dernier. Signe avant-coureur, il s'était déjà emparé du titre aux Mondiaux de 2015.

La Russie a fait la course en tête sur les quatre premières rotations. Mais au bout de la cinquième, c'est le Japon qui, jusqu'alors posté en embuscade, l'a doublée avec un écart minimal (0,208 point).

Or, les Japonais terminaient au sol et y ont bien rebondi, portant leur écart final à presque deux points. Ils y ont excellé, surtout Kenzo Shirai qui signait un 16,133, suivi par Ryohei Kato (15,466) et Uchimura (15,6).

«King Kohei» terminait sur une bonne note après avoir livré une performance d'ensemble correcte, mais pas éblouissante, en tout cas loin de son niveau royal, allant d'un petit 14,8 aux cheval d'arçons à un 15,566 au saut, un agrès toujours un peu surnoté.

Yusuke Tanaka avait apporté sa pierre à l'édifice aux barres parallèles (15,9), alors que Koji Yamamuro était un cran en dessous sur ses deux agrès.

Le sol n'a en revanche pas vraiment souri aux Russes, surtout David Belyavskyi, sanctionné d'un 14,666. Cruel pour celui qui avait auparavant obtenu la meilleure note pour sa nation, un 15,8 aux barres parallèles.

Les Russes ont impressionné aux anneaux, qu'ils ont remportés, Denis Abliazin se permettant même de battre d'un rien le champion olympique en titre en la matière, le Brésilien Arthur Zanetti.

Les Chinois, eux, ont été très forts aux barres parallèles, You Hao franchissant même la barre des 16 points (16,166), frôlée par Lin Chaopan (15,9) et Deng Shudi (15,8).

Leur performance au dernier agrès fut cependant trop juste pour revenir du diable Vauvert, plombée par le 14,4 de Deng Shudi, et malgré le 15,566 de Zhang Chenglong, l'unique rescapé de l'or des JO-2012.

La Grande-Bretagne s'est pour sa part longtemps maintenue sur la troisième marche du podium, avant de finalement en tomber. Les Britanniques ont détoné au sol, où ils ont mené la danse avec trois notes supérieures à 15 obtenues par Nile Wilson, Kristian Thomas et Max Whitlock.

En cinquième position se trouvent les États-Unis, devant le Brésil, qui finit sixième pour sa première participation à une finale masculine par équipes. Le public a chaudement soutenu ses garçons, explosant de joie à chaque pirouette ou réception. Et quand Sergio Sasaki a récolté un 14,566 à la barre fixe, les spectateurs  se sont fendu de sifflets et huées pour dénoncer une note jugée injuste.

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