Le CIO veut une «révision totale» du système antidopage

Le président du Comité international olympique, Thomas Bach.... (Photo Fabrice Coffrini, REUTERS)

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Le président du Comité international olympique, Thomas Bach.

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Le président du Comité international olympique Thomas Bach a appelé mardi à une «révision totale du système de lutte antidopage», à trois jours de l'ouverture des Jeux olympiques de Rio.

Le CIO souhaite «un système de lutte antidopage plus robuste et plus efficace, offrant plus de transparence», a encore déclaré M. Bach alors que l'incertitude plane encore sur le nombre d'athlètes russes admis à participer à la suite d'un rapport évoquant un dopage d'État en Russie.

«Les événements récents montrent que nous avons besoin d'une révision totale du système de lutte antidopage», a déclaré M. Bach, à l'ouverture de la 129e session du CIO qui réunit la centaine de membres de l'instance.

«Le CIO souhaite un système antidopage plus robuste et plus efficace. Cela nécessite des responsabilités clairement établies, plus de transparence, plus d'indépendance et une meilleur harmonisation au niveau mondial», a ajouté le patron du mouvement olympique.

Comme déjà annoncé en juin, le CIO va formuler des proposions lors d'un sommet olympique en octobre et lors d'une conférence extraordinaire de l'Agence mondiale antidopage (AMA) en 2017.

M. Bach a également fermement répondu à ceux qui avaient appelé à une suspension totale de la Russie, après les révélations du rapport McLaren mettant en lumière un dopage d'État en Russie.

Sur la base de ce rapport, le CIO a demandé aux fédérations internationales d'établir une liste de sportifs russes éligibles et non éligibles pour les JO. Un panel du CIO validera d'ici à vendredi ces listes, avec la possibilité d'écarter de nouveaux athlètes, qui s'ajouteraient à ceux déjà exclus.

«Certains ont appelé à une exclusion totale de l'équipe olympique russe bien avant que les révélations du rapport McLaren ne soient connues, a ajouté M. Bach. Cette exclusion totale de l'équipe russe a été qualifiée par certains «d'option nucléaire» et des athlètes innocents auraient alors dû être considérés comme des «victimes collatérales»».

Une telle comparaison «est hors de toute mesure quand il s'agit de sport. Imaginons un instant les conséquences de «l'option nucléaire»», a-t-il ajouté. «Le résultat est la mort et la destruction. Ce n'est pas la mission du mouvement olympique».

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