Dopage: le CIO «très attentif» à la question de la fiabilité des nouveaux flacons

Un technicien au laboratoire de contrôle antidopage de... (Photo Christinne Muschi, REUTERS)

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Un technicien au laboratoire de contrôle antidopage de l'Institut national de recherche scientifique (INRS) à Laval.

Photo Christinne Muschi, REUTERS

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Agence France-Presse
Paris

Le Comité international olympique (CIO) s'est dit mardi «très attentif» à la question de la fiabilité des nouveaux flacons utilisés pour les contrôles antidopage, au centre d'une enquête de l'Agence mondiale antidopage (AMA) à dix jours de l'ouverture des JO-2018 de PyeongChang.

Plusieurs laboratoires antidopage ont découvert que des flacons de nouvelle génération utilisés pour les contrôles pouvaient être ouverts, le fabricant suisse Berlinger affirmant qu'il s'agissait d'un «petit» nombre de cas de flacons «toujours ouverts ou pas complètement fermés».

L'AMA a ouvert une enquête pour déterminer si ces flacons utilisés après le scandale des JO-2014 de Sotchi étaient bien infalsifiables.

L'instance basée à Montréal a été alertée par des responsables du laboratoire de Cologne, qui ont découvert que «les flacons pouvaient être ouverts manuellement après congélation».

«Le CIO est très attentif à cette question. À partir du moment où nous avons appris cela, nous nous sommes tout de suite dirigés vers l'AMA, et nous leur avons demandé de s'assurer que les tests antidopage réalisés à PyeongChang pourraient être conduits de façon crédible et fiable», a réagi l'instance olympique dans un communiqué.

La société Berlinger a été contactée par l'AMA et lui a indiqué le 27 janvier «avoir réalisé des tests qui n'ont pas permis de répliquer le problème mis en avant».

Dans un courriel envoyé vendredi aux organisations antidopage, dont l'AFP a eu connaissance, l'entreprise confirme avoir été alertée par des laboratoires.

Mais selon le fabricant, son enquête montre que ces flacons «n'étaient pas correctement fermés» manuellement, réitérant dans une vidéo contenue dans le courriel ses instructions pour une fermeture adéquate.

Dans un rapport établissant un dopage institutionnalisé dans le sport russe entre 2011 et 2015, le juriste canadien Richard McLaren a mis en évidence que durant les JO-2014 à Sotchi, les autorités russes avaient mis au point un dispositif pour desceller des flacons sans laisser de traces à l'oeil nu.

Cela leur permettait de substituer aux échantillons prélevés sur des sportifs russes dopés des échantillons «propres». À la suite de cette vaste manipulation, le CIO a retiré 13 des 33 médailles remportées par la Russie à Sotchi.




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