Brad Marchand est plus qu'une simple peste pour Équipe Canada

Brad Marchand... (Photo Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne)

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Brad Marchand

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Jonas Siegel
La Presse Canadienne
Ottawa

Composée essentiellement de premiers choix au repêchage ainsi que de nombreux lauréats des trophées Hart, Norris et Vézina, Équipe Canada peut aussi compter sur la présence d'un attaquant de cinq pieds neuf pouces au style unique: Brad Marchand.

En fait, peu de joueurs, dans le hockey professionnel, lui ressemblent.

«Petit, lent et laid?, a résumé Tyler Seguin, un de ses ex-coéquipiers chez les Bruins de Boston, en riant. Non, ils ne courent pas les rues, ceux qui ressemblent à Brad Marchand.»

Seguin le surnomme affectueusement «le rat», mais comme il aime le rappeler, le hockeyeur de 28 ans est devenu beaucoup plus qu'un simple agitateur au fil des saisons.

«Il est très bon dans ce qu'il fait, a confié Seguin cette semaine lors du camp préparatoire d'Équipe Canada en prévision de la Coupe du monde de hockey. Il est parvenu, depuis quelques saisons, à déranger l'adversaire sans franchir la limite. Je crois qu'il tentait de la trouver à ma première saison avec lui dans l'équipe. Et il l'a trouvée.»

Marchand, qui est originaire de Halifax, a inscrit un sommet personnel de 37 buts la saison dernière. Il a terminé au cinquième rang parmi les marqueurs du circuit Bettman, en compagnie de joueurs étoiles tels que Steven Stamkos, Jamie Benn et Corey Perry.

Marchand est d'ailleurs l'un des marqueurs les plus productifs de la LNH depuis trois ans, en dépit du fait qu'il évolue rarement en avantage numérique. En fait, ses 66 buts à forces égales depuis le début de la saison 2013-14 lui permettent d'occuper le 12e échelon parmi les joueurs actifs, tout juste derrière Phil Kessel (68) - mais devant Blake Wheeler (61), Zach Parise (54), Jeff Carter (54) et Taylor Hall (53), notamment.

«Ils sont rares les gars dans la ligue qui présentent de telles statistiques sans jouer en avantage numérique, a souligné Marchand, qui a pris le 261e rang au chapitre du temps de glace en supériorité numérique la saison dernière. J'ai toujours eu l'impression que j'avais ma place parmi eux. J'ai simplement obtenu quelques opportunités supplémentaires la saison dernière, donc c'était bien de constater que je pouvais en profiter.»

Ainsi, comme il le fait si bien avec les Bruins, Marchand prévoit pourchasser la rondelle en utilisant sa vitesse et sa robustesse. Équipe Canada l'emploiera également en compagnie de son coéquipier Patrice Bergeron en désavantage numérique.

Marchand a admis qu'il avait comme objectif d'obtenir sa place au sein de l'équipe canadienne à la Coupe du monde depuis l'annonce du retour de la compétition. Selon lui, une bonne saison avec les Bruins lui suffisait pour qu'il obtienne son invitation. Marchand a représenté l'unifolié au Championnat du monde en Russie le printemps dernier (quatre buts en 10 matchs) et il a marqué le premier but de la finale du Championnat du monde de hockey junior en 2008 - un match remporté par le Canada en prolongation.

«C'est un joueur que tu détestes affronter, mais que tu adores avoir avec toi», a évoqué Carey Price, son coéquipier au sein d'Équipe Canada au Mondial junior de 2007.

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