Comment les Blues ont mis la main sur Halak

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Même si les Blues connaissent un début de saison exceptionnel grâce à Jaroslav Halak, le directeur général Doug Armstrong a le triomphe modeste.

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Avec une récolte de 90 points la saison dernière, les Blues de St. Louis ont raté les séries de peu. Les jeunes Blues ont surpris le monde du hockey avec leurs 40 victoires, et un peu tout le monde s'accordait pour dire la même chose: tout ce qu'il manque à ce club, c'est un gardien de premier plan.

C'est là que Doug Armstrong, le directeur général du club, s'est mis au travail.

«J'ai appelé Pierre Gauthier une première fois pendant les séries, a expliqué Armstrong lors d'une entrevue avec La Presse à St.Louis. C'était un appel de courtoisie, si on veut. C'était pour expliquer à Pierre qu'on était à la recherche d'un gardien, et qu'on ne voulait pas se rendre au 1er juillet sans en avoir embauché un.»

Même si les Blues avaient discuté d'un nouveau contrat avec Chris Mason, leur homme de confiance devant le filet au cours des deux dernières saisons, ils songeaient fortement à embaucher un autre gardien. Fin renard, Doug Armstrong se doutait bien que le Canadien en avait un de trop au sein de son alignement.

«Quand j'ai appelé Pierre Gauthier cette première fois, ce n'était pas pour lui parler de Jaroslav Halak. J'ai seulement demandé à Pierre quels étaient ses plans, s'il songeait à échanger un de ses gardiens. C'était pendant les séries, et Pierre m'a répondu qu'il n'était pas certain. Il m'a dit qu'il préférait attendre avant de répondre.»

Pendant que Jaroslav Halak permettait au Canadien de surprendre jusqu'en finale de l'Association de l'Est, Doug Armstrong attendait. C'est finalement au terme des séries éliminatoires que le DG des Blues a appelé Pierre Gauthier une seconde fois.

«À ce moment-là, je me disais que le Canadien avait deux options: garder Carey Price, ou garder Jaroslav. C'est lors de ce deuxième appel que j'ai demandé à Pierre Gauthier s'il était prêt à se départir d'un gardien. Il m'a répondu oui. Et il m'a dit lequel des deux était disponible.»

Depuis Hamilton...

On connaît la suite: après quelques jours de franches discussions, Armstrong a refilé au Canadien les attaquants Lars Eller et Ian Schultz pour obtenir le gardien slovaque. Un transaction qui lui permettait, enfin, de mettre la main sur ce gardien d'impact qui manquait cruellement à son club.

Petit détail, tout de même: les Blues avaient Halak à l'oeil depuis très longtemps.

«Notre dépisteur Rob DiMaio l'avait suivi depuis ses jours à Hamilton avec les Bulldogs, confirme le directeur général des Blues. Pour cet échange, en fait, tout le mérite va à Rob DiMaio. C'est lui qui l'a vu jouer souvent à Montréal, et à Hamilton avant ça.»

Même si les Blues connaissent un début de saison exceptionnel grâce à leur nouveau gardien - l'un des meilleurs débuts de saison de l'histoire du club, pour être plus précis - Doug Armstrong a le triomphe modeste. Il n'est pas prêt à dire qu'il a réussi un coup de génie en obtenant Halak. «Dans ce cas-là, je pense que Pierre Gauthier ne pouvait pas prendre de mauvaise décision, parce qu'il avait deux excellents gardiens sous la main», tient-il à dire.

«Toujours en maîtrise»

N'empêche que l'arrivée du gardien slovaque a tout changé chez les Blues. Les joueurs le reconnaissent sans hésiter.

«C'est un gars qui apporte un certain calme en défense, estime l'attaquant David Perron. Il va faire le gros arrêt, et il va toujours être en contrôle. Il ne se laisse jamais abattre après un but.»

Doug Armstrong n'est pas surpris du rendement de son nouveau gardien. «Il a grimpé les échelons dans cette ligue, et il a réussi à prouver qu'il mérite un poste de gardien numéro un. Mais on veut qu'il soit notre gardien, pas notre sauveur. On veut que ce soit toute l'équipe qui joue bien, pas seulement lui.»

Et le principal intéressé, dans tout ça? Oui, Jaroslav Halak a adoré son passage à Montréal, mais il s'attendait aussi à être échangé tôt ou tard. «Parce qu'il y avait tellement de rumeurs qui circulaient, d'expliquer le gardien de 25 ans. Ça faisait deux ans que j'entendais des rumeurs d'échange à mon sujet. C'est le hockey, et je pense qu'au bout du compte, ce fut une bonne chose pour moi.»

Et une très bonne chose pour les Blues.

Des Blues étonnants

À St.Louis, la ville n'est peut-être pas hockey - elle est baseball, et elle le sera sans doute toujours - mais on sent quand même une certaine fièvre pour la rondelle. Pas un hasard si les Blues ont la sixième meilleure moyenne au chapitre des assistances, avec 19 150 fans par match au Scottrade Center.  

J'ai demandé au directeur général Doug Armstrong de m'expliquer ce soudain regain de vie. Selon lui, les Blues peuvent très bien rivaliser avec les Rams au palmarès des équipes sportives à St.Louis.

«Nous avons des fans de hockey très passionnés par ici, m'a expliqué le DG. C'est clair, St.Louis sera toujours une ville de baseball, et les Cards seront toujours numéro un en ville, mais je ne vois pas pourquoi on ne serait pas au deuxième rang. Nous n'allons pas nous contenter d'être les deuxièmes derrière personne.»

Quand j'ai assisté à un match des Blues là-bas la semaine dernière, j'ai pu constater que le club à la note bleue est, en effet, de plus en plus populaire par là-bas. J'ai même compté une vingtaine de fans à un entraînement de semaine en banlieue de la ville. C'est certain que ce n'est pas Brossard, mais bon, c'est quand même digne de mention.

Si ça continue, Jaroslav Halak ne pourra plus aller à l'épicerie incognito.

Joe Thornton... (Photo: AP) - image 2.0

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Joe Thornton

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Pression à San Jose

Ça doit bien faire cinq ans qu'on s'attend à une Coupe Stanley dans la sympathique ville de San Jose. On attend encore. Et là, ça ne va pas mieux: les Sharks ne seraient pas des séries si la grande danse commençait aujourd'hui, leur gardien vedette ne joue pas comme un gardien vedette, et leur leader Joe Thornton est sous le coup d'une suspension de deux matchs pour sa charge à la tête sur David Perron, jeudi soir à St.Louis.

Thornton n'était pas de bonne humeur après le match de jeudi soir, mais son coup est en plein ce que la LNH tente d'éliminer. Perron est bel et bien revenu dans le match jeudi soir, au point de marquer le deuxième but, mais il m'a confié qu'il croyait avoir subi une commotion cérébrale. Il n'a d'ailleurs pas pris part au match de samedi soir à Boston, ni à celui de dimanche soir à New York contre les Rangers.

Les Sharks, eux, devront retrouver la forme sous peu, sinon, ce sera une autre saison décevante à San Jose.

«On sait ce qu'on attend de nous à chaque année, m'a dit Thornton à St.Louis. Mais je ne veux pas penser aux séries tout de suite. Un match à la fois...»

Si jamais les Sharks déçoivent encore cette saison, il y a assurément des têtes qui vont rouler par là-bas.

L'entraîneur des Sabres de Buffalo, Lindy Ruff.... (Photo: PC/AP David Duprey) - image 3.0

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L'entraîneur des Sabres de Buffalo, Lindy Ruff.

Photo: PC/AP David Duprey

Des entraîneurs en danger

Dites-donc, ça ne va pas très bien à Buffalo. Ni au New Jersey. Ni à Uniondale. Et vous savez ce qui arrive quand ça ne va pas très bien? C'est l'entraîneur qui prend la porte.

Le cas des Sabres est le plus intriguant, simplement parce que leur coach, Lindy Ruff, est bien en selle à Buffalo depuis maintenant 13 ans. Dans la LNH, en fait, aucun autre entraîneur n'est avec la même équipe depuis aussi longtemps que Lindy Ruff.

Déjà, plusieurs «hommes de hockey» (je déteste cette expression, mais bon, ça veut dire ce que ça veut dire) se sont portés à la défense de Ruff, notamment Bobby Clarke. Ruff a bien mené son club à une grande finale, mais ça fait 11 ans, et tôt ou tard, il y a des comptes à rendre. J'en profite pour rappeler que les Sabres ont raté les séries deux fois au cours des trois dernières saisons. Certains ont été mis à la porte pour moins que ça. N'est-ce pas, Claude Julien?

Puisqu'il est question du New Jersey, mémo à John MacLean: ce serait une bonne idée d'aller au Jean Coutu pour y ramasser des boîtes vides. On ne sait jamais quand ça peut servir.

La statistique digne d'intérêt

Depuis le début de la saison, José Théodore n'a pris part qu'à deux matchs avec le Wild, pour une fiche de 1-1. À ce rythme, Théodore va disputer 13 parties cette saison. La saison dernière à Washington, le gardien québécois avait pris part à 47 rencontres.

Le bout d'information digne d'intérêt

Depuis le début de la saison, les Thrashers attirent en moyenne 11 368 spectateurs pour les matchs à Atlanta. Est-ce que les gens de Québec prennent des notes ?

La citation de la semaine

«J'aimerais pouvoir jouer contre eux 82 fois par année. Comme ça, je finirais la saison avec 82 buts.»

L'ailier droit Andreas Nodl, des Flyers, qui a deux buts en deux matchs face aux Islanders cette saison.

À l'extérieur de la patinoire...

> A-t-on déjà vu plus de coups à la tête que cette saison dans la LNH et la NFL? Jeudi soir, j'ai cru que David Perron n'allait pas se relever après avoir été sonné par le gros Joe Thornton. Dans la NFL, dimanche à Philadelphie, c'est  un receveur des Colts, Austin Collie, qui a dû sortir sur une civière à 2 :23 de la fin du deuxième quart, victime d'un coup à la tête.

> Michael Vick joue le meilleur football de sa vie. Sa fiche, dimanche soir contre les Colts, à Philadelphie: 218 verges de gains, une passe de touché. Mais ce qui retient vraiment mon attention? En cinq matchs cette saison, Vick n'a toujours aucune interception à sa fiche.

> Ceux qui espéraient un combat Jean Pascal-Lucian Bute vont devoir attendre. Avec sa récente entente de trois combats avec le réseau Showtime, Bute en a pour au moins deux ans à boxer chez les 168 livres, incluant une grande finale contre le gagnant du tournoi Super 6, qui pourrait avoir lieu en 2012 au Madison Square Garden de New York.

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