Gardiens et entraîneurs apprécient le nouveau droit de contestation

Pour Babcock, ce n'est pas autant une question... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Pour Babcock, ce n'est pas autant une question de jouer aux marionnettes que de déléguer.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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Stephen Whyno
La Presse Canadienne
TORONTO

Tout au long de la carrière de Jonathan Bernier, des arbitres se sont arrêtés près de lui et lui ont présenté des excuses après avoir raté une pénalité pour obstruction contre le gardien lors d'un match précédent. Il les comprend.

«Ça fait partie du hockey, a rappelé le porte-couleurs des Maple Leafs de Toronto. Le jeu est tellement rapide, et ils ne peuvent pas toujours être dans la meilleure des positions.»

Lors du premier match où un droit d'appel était accordé aux entraîneurs dans les cas d'obstructions à l'endroit de gardiens et de hors-jeux, l'attaquant Tomas Plekanec, du Canadien, a causé de l'obstruction à l'endroit de Bernier. Une réaction rapide de l'entraîneur-adjoint Andrew Brewer a incité Mike Babcock à demander la révision du jeu, ce qui a mené à l'annulation du but du défenseur Jeff Petry.

«'Babs» a l'air d'une étoile et il n'a absolument rien fait, a lancé l'entraîneur-chef des Blues de St. Louis, Ken Hitchcock, le lendemain matin. Il est monté sur le banc et avait l'air sidéré - du 'Babs» à son meilleur!», a-t-il ajouté.

Les Blues n'ont pas eu autant de veine lorsqu'ils ont tenté leur chance quelques jours plus tard. Jusqu'à maintenant, les équipes ont gagné deux contestations sur cinq, avec quatre d'elles ayant été demandées à la suite d'une obstruction potentielle à l'endroit du cerbère adverse.

Aux premiers abords, il est plausible de croire que le nouveau règlement accordant un tel privilège aux entraîneurs aura pour effet d'annuler plusieurs buts. Et aussi, que les entraîneurs n'hésiteront pas à en faire usage.

«Si nous pensons qu'il y a même 50% de chance de réussite, nous allons prendre le risque, a déclaré Hitchcock. S'il existe une chance que le jeu tourne en notre faveur, nous allons tenter le coup. Et tant pis pour le temps d'arrêt, car c'est l'élément le plus surévalué.»

Outre les Maple Leafs, les Sharks de San Jose ont également eu gain de cause après avoir contesté le but accordé à Dmitry Orlov, des Capitals de Washington mardi soir. Si Babcock a reconnu l'apport de Brewer, son homologue des Sharks, Peter DeBoer, a donné le crédit à l'adjoint Johan Hedberg et à l'instructeur Dan Darrow, responsable de la vidéo.

«Je ne suis que la marionnette qui demande le temps d'arrêt et qui précise aux arbitres ce que nous contestons», a lancé DeBoer aux journalistes à Washington.

Pour Babcock, ce n'est pas autant une question de jouer aux marionnettes que de déléguer. Selon le nouvel entraîneur-chef des Maple Leafs, Brewer, avec lequel il a travaillé lors des Jeux olympiques de Sotchi et avec les Red Wings de Detroit, a consacré beaucoup de temps sur cet aspect avec deux autres adjoints au cours de l'été.

«Si ça peut nous aider, allons-y!», a résumé Babcock.

Ce qui est sûr, c'est que le nouveau règlement va aider les gardiens. Bernier et son coéquipier James Reimer croient que plusieurs buts sont refusés à la suite de contestations d'entraîneurs.

«Je pense qu'ils seront les premiers à vous dire que c'est bon pour les arbitres, aussi, a observé Bernier. Nous faisons tous des erreurs, et c'est certain que ça peut changer l'allure d'une match.»

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