Andrew Shaw fait son mea culpa

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Capable de provoquer des étincelles grâce à sa combativité et son énergie, Andrew Shaw peut aussi placer son équipe dans l'embarras lorsque le vase déborde.

Photo Paul Chiasson, PC

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne

La journée de vendredi aura permis à Andrew Shaw de faire amende honorable non pas une, mais deux fois.

Le parfois trop combatif attaquant du Canadien affichait une mine repentie dans le vestiaire de l'équipe au Complexe sportif Bell, une douzaine d'heures après avoir passé la totalité de la troisième période sur le banc des joueurs contre les Flyers de Philadelphie.

Mais profitant d'une activité mise sur pied par la Ligue nationale de hockey pour promouvoir la diversité et l'inclusion pendant le mois de février, à laquelle il a choisi de s'impliquer de son propre gré à titre d'ambassadeur, Shaw est aussi revenu sur des propos à connotation homophobe qu'il avait énoncés pendant les séries éliminatoires du printemps dernier et qui lui avaient valu une suspension d'un match.

C'est d'ailleurs sur ce thème que s'est amorcée sa mêlée de presse, qui a duré une bonne dizaine de minutes.

«Le projet a été présenté à l'équipe, et j'ai pensé que ce serait une bonne opportunité d'apporter mon aide, a déclaré Shaw. J'ai appris de ce que j'ai vécu l'an dernier. Les mots peuvent faire mal aux gens, plus qu'on ne le pense, et c'est quelque chose que j'ai retenu. Avec l'expérience que j'ai vécue, c'est un bon rôle pour moi. Je peux utiliser les leçons que j'ai apprises et aider d'autres personnes à comprendre la valeur des mots.»

Pendant les 28 jours de février, la Ligue nationale de hockey, par l'entremise du projet «Hockey is for Everyone» (Le Hockey est pour tous), cherchera à promouvoir la diversité et l'inclusion face à des groupes et enjeux sociaux tels la communauté LGBT, l'appartenance ethnique et l'égalité des genres.

«Je ne veux blesser personne, a repris Shaw. Comme je l'ai dit, je veux utiliser mon expérience personnelle pour permettre aux gens d'apprendre la puissance des mots, et de leur montrer que c'est correct d'être soi-même.»

Un geste stupide

Après quelques minutes, les échanges entre Shaw et les journalistes se sont tournés vers le match de la veille et sa pénalité mineure à l'endroit de Nick Cousins, vers la fin de la deuxième période. Cette infraction a mené au but égalisateur des Flyers, celui de Claude Giroux.

Les Flyers ont éventuellement signé une victoire de 3-1, une 10e à leurs 11 derniers matchs à domicile contre le Canadien.

Devant les médias, Shaw n'a cherché aucune excuse.

«On en a parlé au niveau de l'équipe, et les choses sont ce qu'elles sont. J'ai écopé une punition et ils ont marqué. Ce fut égoïste de ma part, et j'accepte les conséquences.»

Capable de provoquer des étincelles grâce à sa combativité et son énergie, Shaw peut aussi placer son équipe dans l'embarras lorsque le vase déborde. C'est un peu ce qui est arrivé jeudi, et ses autres frasques plus tôt cette saison, combinées au fait que les Flyers ont su exploiter leur avantage numérique, ont probablement valu à Shaw ce séjour prolongé sur le banc.

«Je ne peux pas agir de la sorte. Je suis ici pour aider l'équipe à gagner, et je veux gagner. J'aime évoluer au sein d'une culture qui favorise la victoire. C'est la raison pour laquelle nous jouons au hockey. J'accepte l'entière conséquence de mes actions. Je ne veux pas faire en sorte que mon équipe tire de l'arrière dans un match comme celui-là. Je me dois d'être plus intelligent.»

Assis sur le banc pendant les 20 minutes de la troisième période, Shaw a rongé son frein.

«Dans ces situations, vous aimeriez avoir la chance de vous reprendre. Mais là encore, il me faut accepter les conséquences pour une pénalité stupide. Vous êtes là, assis, en colère contre vous-même pour avoir fait ça à vos coéquipiers. Ils sont là à se battre pour gagner, et vous posez un geste égoïste qui va à l'encontre du concept d'équipe que les joueurs tentent d'adopter.»

Si Shaw a accepté de parler longuement de son geste, Michel Therrien s'est montré beaucoup plus laconique, autant en français qu'en anglais.

«C'est une punition différente des autres. On en a parlé hier, on passe à autre chose. Je suis convaincu qu'il a appris», s'est contenté de dire l'entraîneur-chef du Tricolore.




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