La LNH aux Jeux olympiques: le doute perdure

Max Pacioretty a porté les couleurs des États-Unis... (Photo Yuri Kadobnov, archives AFP)

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Max Pacioretty a porté les couleurs des États-Unis lors des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.

Photo Yuri Kadobnov, archives AFP

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Dans le dossier complexe de la LNH aux Jeux olympiques, il commence à se faire très tard.

C'est essentiellement le message qu'a livré le commissaire Gary Bettman, jeudi en Floride, dans le cadre de la réunion annuelle des gouverneurs du circuit.

Devant les membres des médias réunis pour l'occasion, le commissaire a fait savoir que le ton en vue d'une éventuelle participation aux prochains Jeux avait surtout été négatif, lors de la réunion de jeudi. Sans compter que le temps commence sérieusement à manquer dans ce dossier, Bettman ayant déjà laissé entendre qu'une décision devait être prise rapidement, au plus tard en janvier.

Les gouverneurs de la LNH n'ont toutefois toujours pas tranché la question par un vote.

Rappelons que c'est avant tout pour des raisons financières que la LNH hésite fortement à se présenter aux Jeux d'hiver de 2018, qui seront présentés à Pyeongchang.

«C'est un enjeu qui est difficile à trancher, a dit Max Pacioretty avant le match de jeudi soir au Centre Bell. Je comprends très bien les joueurs qui veulent y aller et les propriétaires qui ne veulent pas. Je vais me ranger derrière la décision qui sera prise, quelle qu'elle soit.»

Certains joueurs, dont Alex Ovechkin, ont déjà laissé entendre qu'ils iraient aux Jeux quelle que soit la décision de la LNH, mais Pacioretty n'est pas de ceux-là.

«Je ne crois pas que je ferais le contraire de ce qui a été décidé. Je ne suis pas vraiment un rebelle... Mais je ne suis pas campé sur une position non plus. On verra.»

Chez les Devils, le club visiteur, jeudi soir, on suit aussi ce feuilleton avec beaucoup d'intérêt.

«Ce n'est pas un secret que la LNH a offert de prolonger la convention collective et que nous avons rejeté cette offre, a rappelé le gardien Cory Schneider. Je crois que la convention et les Jeux peuvent être traités séparément. Ça ne signifie pas qu'on n'ira pas aux Jeux. Je comprends les propriétaires d'être hésitants, il n'y a pas beaucoup de gains pour eux. Mais dans la convention actuelle, il y a des choses que les joueurs aimeraient changer. Prendre une décision maintenant, dans un court délai, ça n'était pas dans notre intérêt. Les joueurs aimeraient y aller, mais on doit s'assurer que ce soit une bonne entente pour les deux camps.

«On dirait que c'est toujours ce qui arrive avec ce genre de négociations, qui ne se règlent jamais tant qu'on n'y est pas forcé. Les deux côtés prennent le plus de temps possible pour obtenir ce qu'ils veulent. Ce n'est pas une mauvaise chose que ça se rende à la limite.»

Schneider, lui, n'est pas sûr qu'il suivrait la voie d'Ovechkin si jamais la LNH disait non aux Jeux.

«Ce serait une décision difficile. Je dois d'abord être sélectionné... Je travaille pour les Devils, ce sont eux qui me paient pour jouer dans la LNH et je ne voudrais pas manquer de respect envers eux. Mais jouer aux Jeux pour la première fois, c'est une chance qui ne se présente qu'une fois dans une vie. Je devrais y penser.»

- Avec Guillaume Lefrançois




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