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La discipline au coeur de toutes les actions de Julien Gauthier

L'attaquant québécois Julien Gauthier est pressenti pour être choisi... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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L'attaquant québécois Julien Gauthier est pressenti pour être choisi parmi les 20 premiers au repêchage de la LNH, vendredi soir.

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Buffalo

Peu de joueurs admissibles à la séance de sélection de la Ligue nationale de hockey possèdent les qualités de marqueur naturel et les attributs physiques de Julien Gauthier. Et ils sont peut-être encore moins nombreux à afficher son éthique de travail.

Le mot discipline est au coeur de toutes les actions du Montréalais de 18 ans, pressenti pour être choisi parmi les 20 premiers vendredi soir, à Buffalo. Il faut dire qu'il a profité des conseils d'un bon enseignant: ceux de son père, Martin, un chiropraticien qui a aussi pratiqué le culturisme.

Mais tout en reconnaissant l'apport de son paternel, l'attaquant de six pieds quatre pouces et 224 livres n'hésite pas à se donner un peu de mérite non plus!

«On me dit: "C'est à cause de ton père et de ton grand-père (Denis Gauthier, un ancien culturiste et lutteur professionnel) si tu es si gros". Mon père m'a poussé, mais il n'a jamais levé un poids pour moi», lance-t-il sur un ton qui ne laissait pas de place à la réplique.

Et des poids, il a commencé à en lever tôt dans la vie. Dès l'âge de 9 ans en fait. La machine, qui allait devenir imposante, s'est alors mise en marche, et tout indique qu'elle ne ralentira jamais la cadence.

«Mon père m'avait demandé si j'avais envie de commencer à m'entraîner, et je lui avais dit oui. À 9 ans, je faisais des entraînements légers, 2 ou 3 fois par semaine. Mais parfois, il a fallu qu'on me pousse, et c'est à l'âge de 14 ou 15 ans que je suis devenu vraiment autonome.

«En été, je m'entraîne cinq ou six fois par semaine, enchaîne-t-il. Je ne dis pas que je suis content de me lever chaque matin à 7h pour m'entraîner. C'est dur, mais je le fais parce que je sais que ça va être payant. Et parce que j'aime l'énergie que ça m'apporte. Et quand j'ai complété ma séance, ma journée est faite.»

Son oncle, l'ancien défenseur Denis Gauthier fils, admire la discipline de Julien.

«Je ne connais personne de plus discipliné que lui. Ses succès et ses accomplissements ne sont pas le fruit du hasard. L'entraînement, la nutrition, repos. (...) Il a compris à un très jeune âge les sacrifices requis pour avoir du succès dans le sport», affirme l'ancien défenseur des Flames de Calgary, lui-même un choix de première ronde, en 1995.

Vendredi soir, tout indique que les projecteurs seront braqués sur le neveu. Après un départ canon, à l'issue duquel il comptait déjà 23 buts en 27 matchs, il a connu une légère baisse de régime en deuxième moitié de saison, après son retour du Championnat du monde de hockey junior en Finlande. Mais ça ne l'a pas empêché d'inscrire 41 buts en 54 rencontres et d'afficher un différentiel de +24.

Sa stature et ses qualités de marqueur suscitent évidemment l'intérêt de plusieurs équipes. Les Devils du New Jersey sont particulièrement attirés par Gauthier, selon des sources dignes de foi. À moins qu'ils ne bougent, les Devils annonceront leur choix au 11e rang, deux échelons derrière le Canadien, qui a rencontré Gauthier pendant le camp d'évaluation des espoirs, plus tôt en juin.

Mais Gauthier, qui devait rencontrer les Panthers de la Floride plus tard jeudi, n'a aucune attente en vue de la soirée de vendredi. Et il parle par expérience.

«Lorsque les Foreurs m'ont repêché, je les avais rencontrés une seule fois, et j'étais persuadé qu'Acadie-Bathurst me choisirait au cinquième rang. Mais Acadie-Bathurst ne m'a pas sélectionné, et ensuite, c'était le tour de Gatineau avec qui j'avais eu une très bonne entrevue. Mais les Olympiques ont échangé leur choix à Val-d'Or, qui m'a choisi alors que je ne m'y attendais pas. C'est pour ça que je dis qu'on ne sait jamais à quoi s'attendre et que mon objectif est de passer une belle soirée.»

Et si le Canadien damait le pion aux Devils, par exemple?

«J'irais jouer avec Montréal et je serais chez nous», lance-t-il en riant.

Si jamais un tel scénario se réalisait, il sait déjà un peu ce qui l'attend.

«Montréal, c'est spécial. C'est une lame à deux tranchants; tu es un héros ou un zéro. À Montréal, ce ne sont pas seulement des fans, ce sont des directeurs généraux. Je n'ai pas encore été repêché et déjà, je reçois des messages sur les réseaux sociaux de gens de Montréal qui me disent de "jouer comme ceci et de faire cela"! C'est spécial à Montréal et c'est sûr que la pression serait plus grande.»

Tout ça, dit sur un ton qui ne laisse transpirer aucune espèce de souci.

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