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Marc-Édouard Vlasic: «Aucun sentiment de soulagement »

Marc-Édouard Vlasic... (Photo Sergei Belski, USA Today)

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Marc-Édouard Vlasic

Photo Sergei Belski, USA Today

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Marc-Édouard Vlasic sait très bien où les esprits enflammés voudraient aller en parlant des Sharks de San Jose, qui ont éliminé les Kings de Los Angeles en cinq matchs, vendredi dernier.

«Je sais que pour raconter une bonne histoire ou écrire un bon chapitre de livre, prétendre qu'on a vaincu nos démons a plus de punch que de dire qu'on voulait surtout atteindre la deuxième ronde, a convenu le défenseur québécois. Pourtant, c'est ça: si on voulait passer en deuxième ronde, il fallait battre les Kings, tout simplement.»

Beaucoup d'encre a coulé en 2014 lorsque les Sharks, en avant 3-0 face aux Kings, ont vu les futurs champions de la Coupe Stanley revenir de l'arrière et l'emporter en sept rencontres. L'année précédente, ils avaient également éliminé les Sharks en sept matchs.

«Pour moi, il n'y a aucun sentiment de soulagement, assure Vlasic. Tout le monde dit qu'on a de la misère face aux Kings, mais personne ne se souvient de 2011 quand on les a éliminés. Moi, je m'en souviens.»

«On les a affrontés quatre fois en séries, et c'est maintenant 2-2.»

Vlasic admet toutefois que la motivation de battre les Kings a peut-être été plus grande pour son gardien Martin Jones, qui s'alignait avec les Kings avant cette année.

«C'est un gars très compétitif et très calme, a-t-il décrit. Il démontre en séries que c'est un bon gardien numéro un dans cette ligue, mais il l'a prouvé toute l'année.»

De la profondeur et du repos

Les Sharks ont raté les séries éliminatoires la saison dernière, ce qui a mené à de nombreux changements. Parmi eux: le départ de l'entraîneur-chef Todd McLellan et l'arrivée derrière le banc de Peter DeBoer.

«On a un nouveau système et une nouvelle philosophie, explique le vétéran de 29 ans. On a beaucoup plus de profondeur, nos jeunes jouent beaucoup en infériorité numérique, on joue avec énergie et on emploie quatre trios. Autrefois, notre quatrième trio jouait à peine 6 ou 7 minutes par match, tandis que maintenant, un gars comme Chris Tierney joue presque 12 minutes par match.»

Cette profondeur a permis à DeBoer de compter sans cesse sur des forces fraîches durant les matchs. De plus, le nouvel entraîneur-chef s'est appliqué à donner plus de journées de congé que ce à quoi les joueurs étaient habitués sous McLellan. Qui sait si cela n'a pas aidé les Sharks à se débarrasser des Kings aussi rapidement?

D'ailleurs, ce premier tour rapide a donné aux Sharks un week-end complet de répit, loin de l'aréna et du hockey.

Joe Pavelski... (Photo Sergei Belski, archives USA TODAY Sports) - image 2.0

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Joe Pavelski

Photo Sergei Belski, archives USA TODAY Sports

L'impact de Pavelski

Les Sharks n'ont pas franchi la deuxième ronde depuis 2011, mais Vlasic ne croit pas que son équipe a plus de choses à prouver qu'une autre.

«Il ne faut pas oublier qu'au cours des dernières années, toutes les équipes ont perdu, dit-il. Il n'y a que Chicago et Los Angeles qui ont remporté la Coupe Stanley. Sinon, tout le monde est dans le même bateau.»

Le noyau dur des Sharks n'a pas beaucoup changé au fil des ans, mais le rôle accru qu'a pris Joe Pavelski au sein de ce noyau est digne de mention. L'attaquant américain est le capitaine des Sharks depuis cette saison, et il a été le meilleur buteur de sa formation au cours des trois dernières campagnes.

Encore en première ronde, c'est lui qui a mené la charge contre les Kings en inscrivant cinq buts.

«Il se présente à chaque match, tout le monde l'aime - même les médias l'adorent - et c'était un choix facile et évident, indique le défenseur montréalais. C'est un choix pour le long terme.»

Radulov ira-t-il au Colorado?

Marc-Édouard Vlasic est un ancien des Remparts de Québec, et les quelques jours de répit avant le début de la deuxième ronde lui ont permis de suivre ce qui se passait avec son ancien coéquipier Alexander Radulov.

L'attaquant russe, qui, selon toute vraisemblance, ne renouvellera pas son contrat avec le CSKA Moscou dans la KHL, semble prêt à effectuer un retour dans la Ligue nationale, là où il n'a pas mis les pieds depuis 2012. Cette année-là, il avait disputé neuf matchs avec les Predators de Nashville afin de se libérer de ses attaches contractuelles envers eux.

«C'est un bon joueur. Si quelqu'un peut le mettre à sa place, c'est Patrick [Roy]», soutient Vlasic qui, à l'instar de Radulov, a joué sous l'ancienne légende du CH et de l'Avalanche avec les Remparts.

«Il va écouter Patrick...»

On raconte que Radulov vient de faire faux bond à l'équipe de Russie en vue du Championnat du monde afin de négocier son transfert aux États-Unis. Selon le collègue Elliotte Friedman, de Sportsnet, outre l'Avalanche du Colorado, les Capitals de Washington, les Red Wings de Detroit et les Panthers de la Floride auraient démontré de l'intérêt.

«Il a tellement de talent, a poursuivi Vlasic. Je dirais que c'est le meilleur joueur de hockey qui ne soit pas dans la LNH. J'entends beaucoup parler du Colorado à son sujet et je ne suis pas surpris. Quand un gars va le mettre à sa place, qu'il va lui dire d'écouter et de jouer en équipe, ce gars-là risque d'être Patrick Roy.»

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