Le secret de Pageau, le bonheur de Chiasson

Jean-Gabriel Pageau... (Photo Patrick Woodbury, archives LeDroit)

Agrandir

Jean-Gabriel Pageau

Photo Patrick Woodbury, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les Sénateurs sont de passage à Montréal ce soir pour le quatrième et dernier match de leur voyage à l'étranger.

Pour l'occasion, Craig Anderson défendra le filet de son équipe. Il s'agira d'un 14e départ de suite pour le vétéran gardien, puisque son auxiliaire, Andrew Hammond, était blessé. Hammond a disputé un match dans la Ligue américaine pour reprendre la forme et devrait être de retour avec les Sénateurs sous peu.

Avec une victoire, les hommes de Dave Cameron reviendraient à la maison avec une fiche de ,500 au cours de ce périple.

Et si succès il y a, les chances sont fortes qu'ils passent par Jean-Gabriel Pageau, toujours excellent contre le Canadien. Si Erik Karlsson mène les Sénateurs pour les points (32) et que Mike Hoffman est 1er pour les buts (15), Pageau connaît fréquemment de bonnes sorties contre le Tricolore. En huit matchs en saison contre cette équipe, il présente une fiche de quatre buts et deux aides.

Cette saison, un des aspects où excelle Pageau est le désavantage numérique. Le Québécois joue en moyenne 2:09 par match dans ces circonstances, un sommet parmi les attaquants de sa formation. Et il est 1er dans la LNH avec quatre buts.

«Il n'y a pas de recette. Je veux d'abord sortir la rondelle de la zone et si j'en ai la chance, je vais m'essayer en attaque», a-t-il assuré, après l'entraînement de ce midi au Centre Bell.

Cameron, lui, a été plus télégraphique dans sa réponse au sujet de la clé du succès de Pageau. «Bon quotient intellectuel de hockey. Bloque des tirs. Bon bâton», a énuméré l'entraîneur-chef.

Et parmi les joueurs derrière lui pour les buts en désavantage numérique, il y a Paul Byron, du Canadien. Pageau ne le connaît pas personnellement, car il est arrivé chez les Olympiques de Gatineau la saison suivant le départ de Byron. Mais en tant que partisan, il l'avait vu jouer à quelques reprises.

«Avec sa vitesse, il était vraiment supérieur à tout le monde. Un joueur aussi rapide, tu dois l'utiliser en désavantage numérique. C'est sûr qu'il est performant dans ce rôle», estime le numéro 44.

Chiasson en paix

Alex Chiasson n'en menait pas large le printemps dernier, après avoir été laissé de côté lors de deux des six matchs de la série contre le Canadien.

Mais voilà que les choses semblent mieux se dérouler pour l'autre Québécois des Sénateurs. Il n'a pas raté un seul match cette saison et joue 14 minutes par match en moyenne. Statistiquement, il ne casse rien (4 points en 29 matchs), mais il se rend utile dans d'autres facettes du jeu.

«Je me suis déniché un rôle avec le troisième trio. C'est moins offensif, mais on joue souvent contre le premier trio adverse à domicile, soutient le géant de 6 pi 4. Ce sont des choses importantes et ça me permet de jouer davantage. Je ne produis pas autant que ce que j'aimerais, mais je pense avoir un bon rôle dans l'équipe.

«Les deux premiers trios, avec Mark Stone et Bobby Ryan, sont durs à tasser. Je devais prouver que je pouvais prendre un rôle de troisième trio et me concentrer sur mon jeu défensif.»

Chiasson est surtout heureux d'avoir un mandat clair, ce qui n'a pas toujours été le cas.

«C'est beaucoup plus clair. Tous les joueurs aimeraient produire plus offensivement, même moi. Mais le coach a confiance en notre trio. Et il y a une chimie qui se construit avec Pageau, mon centre.»

Cameron assure quant à lui n'avoir rien fait de différent pour le relancer. «C'est comme avec tous les joueurs. Tu lui parles, tu fais de la vidéo, tu lui donnes des tapes dans le dos et tu lui bottes le derrière.»

Un défenseur à l'avant

Les amateurs noteront ce soir la présence de Mark Borowiecki comme attaquant au sein du quatrième trio. Borowiecki s'est pourtant établi la saison dernière comme un des défenseurs robustes des Sénateurs (122 mises en échec en 29 matchs cette saison).

Mais la formation ottavienne est privée de deux attaquants en Clarke MacArthur et Milan Michalek, blessés. On a donc demandé à Borowiecki de prêter main-forte à l'avant, une position où il n'avait pas joué depuis ses 13 ans. Comment s'adapte-t-il à son rôle?

«Tu es plus souvent en poursuite de rondelle, c'est la plus grande différence. Mais tu dois pourchasser de façon efficace, et ne pas commencer à courir partout. Dans cette ligue, avec les défenseurs qui passent aussi bien la rondelle, ça peut être dangereux.»

Formation attendue des Sénateurs

Hoffman-Turris-Ryan

Smith-Zibanejad-Stone

Dziurzynski-Pageau-Chiasson

Borowiecki-Lazar-Neil

Methot-Karlsson

Wiercioch-Ceci

Cowen-Wideman

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer