Flames: Michael Ferland sur la bonne pente

Lors de ses trois premiers matchs de sa... (Photo La Presse Canadienne)

Agrandir

Lors de ses trois premiers matchs de sa carrière en séries éliminatoires, le Manitobain de six pieds deux pouces et 215 livres a été le joueur des Flames le plus difficile à affronter.

Photo La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Donna Spencer
La Presse Canadienne
Calgary

Derrière l'éclosion de Michael Ferland depuis le début des séries éliminatoires se cache l'histoire d'un jeune homme qui a soulagé sa conscience et qui s'est lui-même soigné.

Le 27 mars, l'attaquant des Flames de Calgary a annoncé sur Twitter, et aux journalistes, qu'il venait de compléter une année de sobriété. Deux jours plus tard, il marquait son premier but dans la LNH, un filet victorieux à Nashville.

Depuis, sa confiance sur la patinoire et à l'extérieur a augmenté, de même que son rôle au sein de l'équipe. Ferland regarde ses interlocuteurs dans les yeux lorsqu'il leur parle de la difficile route vers un avenir plus prometteur.

«Il y a un an, j'étais en cure de désintoxication, a raconté Ferland lundi, jour de son 23e anniversaire de naissance. Je ne pensais pas que je participerais aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley aujourd'hui, c'est certain.

«Lorsque je suis allé chercher de l'aide, les gens me disaient toujours «Tu verras ta vie défiler devant toi. Ce sera la meilleure chose pour toi.» Je n'ai jamais vraiment compris, mais maintenant, ma vie a commencé à défiler devant moi, et ça me rend heureux», a-t-il également confié.

Lors de ses trois premiers matchs de sa carrière en séries éliminatoires, le Manitobain de six pieds deux pouces et 215 livres a été le joueur des Flames le plus difficile à affronter. Il a aussi découvert la différence entre aider son équipe et lui nuire.

Ferland s'est comporté tel un rouleau compresseur, distribuant huit mises en échec dans la victoire de 4-2 des Flames contre les Canucks de Vancouver dimanche. À un certain moment, il a semblé prêt à jeter les gants contre Derek Dorsett, avant de se raviser après s'être rappelé qu'il avait écopé une pénalité à la suite d'un incident semblable lors du premier match.

«Je ne veux pas aller trop loin et franchir une certaine ligne, mais d'un autre côté, je veux jouer avec vigueur et compléter mes mises en échec», explique Ferland.

Les Flames ont gagné deux des trois premières rencontres et seront de retour devant leurs partisans mardi soir. Le cinquième match sera présenté jeudi à Vancouver.

Une blessure à Lance Bouma lors du dernier match à domicile en saison régulière a ouvert la porte à un plus grand nombre de minutes pour Ferland.

Compte tenu du fait que la série a pris une tournure pour le moins virile, la présence de Ferland dans le rôle de gladiateur se veut une addition appréciée chez les Flames, qui ont gagné des matchs cette saison grâce à leur vitesse et leur condition physique. Ferland a aidé l'équipe à augmenter son niveau de combativité et d'intimidation en séries.

«Il complète ses mises en échec et il est difficile à affronter, a observé David Jones, l'un de ses coéquipiers de trio. Il a élevé cet art au-delà de ce que tout le monde anticipait, je pense. Il a été un joueur clé pour nous, surtout hier soir (dimanche). Il a donné huit ou neuf mises en échec, ce qui est excellent. Nous souhaitons que les gars de l'autre côté en ressentent encore un peu les effets aujourd'hui.»

La contribution de Ferland est allée plus loin encore, alors qu'il a obtenu une passe sur le but de Jones lors du premier match. Dimanche, Ferland, Jones et Matt Stajan ont maintes fois affronté le premier trio des Canucks au sein duquel évoluent Daniel et Henrik Sedin. Les jumeaux ont été limités à deux tirs au but lors de cette rencontre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer