Gino Odjick prend du mieux

Une foule accueille Gino Odjick à sa sortie... (Photo Darryl Dyck, Archives La Presse Canadienne)

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Une foule accueille Gino Odjick à sa sortie de l'hôpital, en juin 2014, à Vancouver. L'ancien homme fort, atteint d'une grave maladie cardiaque, pourrait avoir son espérance de vie prolongée de quelques années.

Photo Darryl Dyck, Archives La Presse Canadienne

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Les Canucks de Vancouver rendront hommage à Gino Odjick ce soir, à l'occasion de leur dernier match de la saison à domicile, avant le début des séries. Odjick a porté les couleurs des Canucks de 1990 à 1998.

«Je suis arrivé, j'étais un jeune homme. Je suis reparti, j'étais un homme. J'ai joué mes meilleures années à Vancouver», raconte l'ancien attaquant au bout du fil.

Préparer une entrevue avec Odjick n'est pas la tâche la plus facile. D'une part, parce que les sujets à aborder sont délicats (de son état de santé à la problématique des commotions cérébrales chez les bagarreurs), et d'autre part, parce que le personnage est imprévisible. Ses rares apparitions publiques, notamment son passage à L'antichambre en 2013, le montrent bien.

Cette fois, c'est à un homme de peu de mots qu'on a parlé. Des réponses courtes, mais cohérentes, notamment quand il évoque avec précision différents moments de sa vie, comme son premier but dans la LNH («marqué devant mon père»), sa rencontre avec Carey Price, ou même la progression de Justin Courtnall, le fils de son ancien coéquipier Geoff Courtnall, un espoir qui est passé par le camp des recrues du Canadien.

C'est aussi un homme qui ne souhaite pas entrer dans les détails de la grave maladie qui l'afflige (amylose cardiaque qui, selon le Larousse, constitue une accumulation de substance amyloïde dans le coeur entraînant une insuffisance).

À un certain point, son coeur fonctionnait à 28% de sa capacité, mais voilà qu'Odjick affirme que son coeur fonctionne maintenant à 52%. Son espérance de vie, qui était estimée à un an en 2014, a donc pu s'allonger de quelques années.

«Je suis en rémission. J'ai fait de la chimio pendant quatre mois et je suis très fier des résultats, poursuit l'homme fort de Maniwaki. Je suis content. Ça va me donner plus de temps. Il n'y a plus de dépôts dans mon coeur. Tout est correct. Je ne peux pas faire de sport, mais je peux aller faire une marche.»

Deux équipes

«J'ai deux équipes: Vancouver et Montréal. Je regarde les matchs quand je peux, j'écoute les nouvelles.»

Gino Odjick continue à suivre les activités de la LNH comme il le peut, surtout celles de deux de ses anciennes équipes. D'ailleurs, il a deux bonnes raisons de suivre le Canadien: Michel Therrien, son ancien entraîneur-chef, de même que Price.

«J'ai rencontré Carey une fois, on avait fait une journée pour les autochtones quand il est venu à Vancouver en 2009, raconte-t-il. C'est une fierté de voir un joueur autochtone nous représenter aussi bien.»

Mais du reste, on sent que son combat contre la maladie occupe une grande part de ses énergies. On s'en rend compte quand on aborde avec lui le sujet des commotions cérébrales, et la poursuite intentée par plusieurs anciens joueurs, dont son ancien coéquipier Sergio Momesso. Odjick soutient avoir subi huit commotions cérébrales diagnostiquées. Un chiffre qui fait peur...

«J'ai subi des commotions, mais je n'y ai pas pensé. Je n'ai pas étudié ce cas-là. Je m'occupe de ma santé, pas du recours.»

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