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L'Avalanche et le CH aux antipodes sur le plan salarial

L'équipe de Patrick Roy devrait facilement respecter le... (Photo Isaiah J. Downing, USA Today Sports)

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L'équipe de Patrick Roy devrait facilement respecter le plafond salarial la saison prochaine.

Photo Isaiah J. Downing, USA Today Sports

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(Denver) Pendant que Marc Bergevin a passé son automne à trouver des solutions salariales en vue de la saison prochaine, c'était tout le contraire dans les bureaux des opérations hockey de l'Avalanche du Colorado.

C'est que l'équipe actuelle de l'Avalanche, si elle ne retombe pas dans un creux de vague aussi inquiétant que celui d'octobre (3 victoires en 11 matchs), pourrait très bien être relativement identique la saison prochaine.

L'équipe de Patrick Roy compte déjà 24 joueurs avec des ententes valides pour la prochaine saison, selon les chiffres de Capgeek.com. Ces 24 contrats donnent une masse salariale de 60,1 millions de dollars, soit près de 9 millions... sous le plafond actuel! Ainsi, même si la baisse de valeur du dollar canadien fait en sorte que le plafond demeure stable la saison prochaine, l'Avalanche n'aura pas à procéder à une liquidation pour le respecter.

«Nos jeunes joueurs, comme Matt Duchene (6 millions par année) et Gabriel Landeskog (5,57 millions), ont signé des prolongations de contrat très raisonnables dans le contexte du plafond salarial. Notre gardien, notre morceau le plus important, a également une bonne entente (5,9 millions pour Semyon Varlamov). Joe Sakic et Patrick Roy veulent bâtir à partir du noyau et garder l'équipe intacte. Mais pour y parvenir, il faut gagner des matchs et participer aux séries éliminatoires», a rappelé le défenseur Erik Johnson.

Johnson représente lui-même un de ces joueurs bon marché, à 3,75 millions pour une production de 39 points la saison dernière, et de 13 en 23 matchs cette saison.

À l'inverse, le Canadien dispose d'une marge de manoeuvre de 11,5 millions, avec seulement 15 joueurs embauchés, ce qui donne 1,45 million en moyenne pour les 8 autres contrats à accorder (la taille maximale d'une formation est de 23 joueurs). Et pour arriver à ce chiffre, Bergevin a dû échanger Rene Bourque et Travis Moen.

Les Flyers de Philadelphie (67,1 millions, 18 joueurs) et les Blackhawks de Chicago (65,7 millions, 15 joueurs) disposent quant à eux de moins de 500 000 $ par embauche pour la saison prochaine et pourraient fort bien devoir imiter Bergevin dans les prochains mois.

Stabilité

Les vétérans Daniel Brière, Jarome Iginla et Brad Stuart sont parmi les rares additions à l'équipe par rapport à la saison dernière. Seulement trois joueurs de l'édition actuelle deviendront autonomes sans compensation l'été prochain: Brière, Jan Hejda et Ryan Wilson.

C'est donc dire que l'équipe de la saison dernière et l'équipe de 2015-2016 pourraient être presque identiques, une stabilité pas toujours facile à obtenir dans le contexte du plafond salarial.

«La stabilité, c'est important pour nous, pour permettre à nos joueurs de travailler ensemble, de voir jusqu'où nous pouvons aller avec ce groupe», a rappelé l'entraîneur-chef et vice-président des opérations hockey de l'Avalanche, Patrick Roy, rencontré après l'entraînement, hier matin.

Les joueurs, eux, apprécient cette perspective, même s'ils sont conscients que cette stabilité ne sera pas soutenable si le succès n'est pas au rendez-vous.

«C'est du hockey, tu ne sais jamais ce qui peut arriver, donc quand tu ne connais pas de succès, il peut y avoir des changements. Mais on se sent bien avec le groupe qu'on a», a mentionné l'attaquant Alex Tanguay.

Cela dit, Maxime Talbot, par exemple, a déjà vécu la situation que vivent depuis quelques semaines les joueurs du Canadien. Celle d'évoluer pour une équipe toujours près du plafond salarial, qui doit parfois sacrifier des éléments pour s'y conformer. Et il assure que ça n'empêche pas un joueur de dormir.

«Pittsburgh et Philadelphie, ce sont des équipes qui sont très proches du plafond, a-t-il rappelé. Ce ne sont pas des choses auxquelles tu penses au quotidien pendant une saison. La situation salariale des équipes, tu y penses quand tu cherches un contrat. Cet été, par exemple, on sait que les équipes seront plus serrées. Mais au quotidien, c'est rare qu'on pense à long terme. Tu penses au moment, au match, à la saison présente. Les échanges, ça peut arriver à tout moment!»

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Brière au bon moment

Tout n'est pas parfait pour Daniel Brière depuis son arrivée au Colorado. Il a notamment été laissé de côté sept matchs de suite, après avoir été limité à trois points à ses dix premières rencontres. Mais voilà qu'il a inscrit trois buts à ses cinq derniers matchs. En outre, trois de ses cinq filets cette saison ont été des buts gagnants.

«C'est le fun, ça donne le feeling d'aider quand même l'équipe, c'est la sensation que tous les joueurs veulent avoir, a-t-il indiqué hier matin. Des fois, quand tu as un rôle moindre comme moi en début de saison, c'est le fun de sentir qu'on fait partie de l'équipe malgré tout.»

L'an passé aussi, avec le Canadien, Brière trouvait le moyen de s'illustrer, même si sa contribution était limitée. Par exemple, 7 de ses 13 buts en saison avaient été inscrits en troisième période.

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Une décision difficile pour Roy

Les Remparts de Québec ont été vendus à Québecor la semaine dernière, et la pilule n'a pas été facile à avaler pour Patrick Roy, qui faisait partie du groupe de propriétaires de l'équipe de la LHJMQ.

«Les gens qui me connaissent savent que j'ai adoré mon expérience avec les Remparts. Ça n'a pas été une décision facile», a admis Roy, qui a aussi été entraîneur-chef et directeur général de l'équipe de 2005 à 2013.

«Je voudrais surtout remercier les gens de Québec qui nous ont soutenus, qui ont fait le succès des Remparts», a ajouté «Casseau».

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