Mike Weaver: le nouveau grand frère

À la suite des départs de Josh Gorges... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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À la suite des départs de Josh Gorges et de Francis Bouillon, le Canadien se tourne désormais vers Mike Weaver pour non seulement bloquer des lancers adverses mais également jouer un rôle de «grand frère» auprès des jeunes de l'organisation.

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À ses deux dernières années avec le Canadien, Francis Bouillon était souvent celui à qui l'on demandait de jouer avec de nouveaux partenaires au sein du troisième duo défenseur. Il a été jumelé à Jarred Tinordi, Nathan Beaulieu, même Greg Pateryn...

Depuis le début de la saison, c'est Mike Weaver qui a été appelé à évoluer tantôt avec Beaulieu, tantôt avec Tinordi.

C'est toujours un brin ironique de penser qu'à mesure que les jeunes défenseurs se développent aux côtés d'un vétéran aguerri, ils menacent un peu plus chaque jour le poste régulier de celui-ci...

«Ça fait 14 ans que je joue, je ne vais pas commencer à me soucier de cela», répond Weaver.

«Lors des premiers matchs, je ne jouais pas à mon plein potentiel et il a fallu que je me retrouve. Ça a beaucoup mieux été au cours des deux derniers matchs. On ne me demande pas de faire quoi que ce soit de différent cette année. On m'a toujours demandé de veiller sur les plus jeunes, il n'y a rien de nouveau là-dedans...»

L'ancien entraîneur-chef des Panthers de la Floride, Peter Horachek, avait déjà dit de Weaver qu'il éprouvait plus de difficulté lorsqu'il jouait deux matchs en deux soirs. Ayant cela en tête, se pourrait-il que les trois matchs en quatre soirs (et quatre en six), qui ont lancé le calendrier du Tricolore, aient pu constituer une grosse bouchée pour le sympathique défenseur?

«Je ne crois pas, répond l'arrière de 36 ans. Je suis en bonne forme physique. Mon corps n'a pas changé tant que ça en quatre mois! C'est davantage mentalement que je devais me remettre dans de bonnes dispositions...»

En dépit de leurs styles similaires, le CH n'a pas demandé à Weaver de remplacer Josh Gorges cette saison. Simplement de jouer comme... Mike Weaver: bloquer des tirs, travailler sur le premier duo défensif en infériorité et accepter le fait qu'il ne jouera parfois que 15 ou 16 minutes.

«On n'a pas grand-chose à lui reprocher, soutient Michel Therrien. Plus la saison avance, meilleur il est. C'est un gars de caractère, c'est l'une des raisons pour lesquelles il a connu une si belle carrière.

«Il retire beaucoup de fierté dans son jeu défensif. J'ai aimé la façon dont il s'est comporté lors des deux derniers matchs.»

La structure sert Tinordi

Therrien a rappelé hier à quel point la chimie entre défenseurs était importante et que de passer de Beaulieu à Tinordi au cours des six premiers matchs n'était pas la plus mince tâche pour Weaver. Après tout, on pourrait difficilement trouver deux arrières aux styles plus opposés...

«Mais on est très heureux de la façon dont Tinordi joue en ce moment et on va probablement continuer en ce sens-là», a ajouté l'entraîneur-chef.

La performance de Tinordi lors des derniers matchs est en contraste avec son rendement en demi-teinte du camp d'entraînement. Le défenseur de 6'6 sait très bien pourquoi.

«Le jeu collectif plus structuré me sert davantage qu'à d'autres, admet Tinordi en riant. Au camp, c'est parfois plus chaotique. On essaie de faire de notre mieux, mais le jeu est différent en saison. Je suis plus à même de pratiquer mon style au lieu de courir partout...»

Le défenseur de 22 ans ne s'impose peut-être pas encore sur le plan physique sur une base régulière, mais on le sent de moins en moins nerveux. Certes, en situations corsées, Therrien le laisse encore sur le banc et jumelle Weaver à Alexei Emelin. Mais chaque jour qui passe est une pierre sur laquelle Tinordi peut bâtir,

Beaulieu en rotation

Quant à Beaulieu, laissé de côté lors des quatre derniers matchs, il s'attendait à ne pas jouer tous les soirs.

«On a des jeunes et je savais que la rotation ferait partie de ce processus, a-t-il indiqué. J'ai 21 ans, je suis dans la LNH. Je dois prendre ça avec un grain de sel; apprendre et regarder du bon hockey.

«Quand j'aurai ma chance, je devrai juste prouver que je peux cimenter ma place et ne plus être dans une rotation.»

Signe que son statut a changé, Beaulieu n'est plus à l'hôtel cette saison et possède son propre appartement.

«Mais l'une des choses qu'ils m'ont dites, c'est que je ne devais pas me sentir trop à l'aise, a-t-il confié. Ils veulent que je reste à l'affût et que je sois prêt à tout. Je suis jeune, je dois apprendre.»

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