Desharnais a repris son erre d'aller

Depuis la fin de sa longue léthargie, David... (Photo archives, La Presse Canadienne)

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Depuis la fin de sa longue léthargie, David Desharnais a retrouvé le sourire et ses compagnons de trio aussi.

Photo archives, La Presse Canadienne

C'est à partir du 15 novembre que le déclic s'est produit pour David Desharnais. En l'espace d'une semaine, le joueur de centre avait donné la victoire aux siens en fusillade, réalisé son premier match de deux points et inscrit le premier filet de sa saison. Lors des 32 matchs suivants, il a récolté 26 points, soit un rythme légèrement supérieur à celui maintenu au cours de sa campagne 2011-2012 conclue avec 16 buts et 44 passes.

Le contraste est donc saisissant par rapport à son début d'année très pénible et mis en exergue par un gazouillis maladroit du maire de Montréal, Denis Coderre. Pour expliquer ce revirement, le numéro 51 a d'abord pointé l'aspect mental.

«C'est une question de confiance et aussi de se retrouver dans les bonnes situations. Plus la confiance vient, plus tu joues et plus tu as des occasions de bien faire. Quand ça va mal, c'est une roue qui tourne et qui t'emmènes vers le bas.»

Desharnais a admis ne jamais avoir eu de doute durant la séquence de 18 matchs au cours desquels il n'avait amassé qu'une maigre passe. Même quand Michel Therrien l'avait envoyé sur la galerie de presse à deux reprises. «Je savais que cela allait revenir à un moment donné. Cela prend parfois plus de temps qu'espéré, mais il ne faut surtout pas douter et perdre confiance [...] Puis, dans la rue, personne ne te dit en pleine face quand ça va mal et je ne me préoccupe pas des journaux ou des lignes ouvertes. L'important est que ma famille, mes amis et ma blonde soient en arrière de moi.»

Le centre et le trio

Le retour en grâce de Desharnais, c'est aussi celui d'un trio. Avec Max Pacioretty, le Québécois dispose d'un marqueur dont la complicité remonte du temps de la Ligue américaine, à Hamilton. Le troisième larron, Brendan Gallagher, les a rejoints le 18 novembre avec sa perpétuelle fougue. Depuis deux mois, Desharnais et Pacioretty sont carrément les attaquants les plus prolifiques du Canadien. Après la victoire contre les Bruins de Boston, jeudi (4 à 1), Therrien avait vanté «la menace constante» générée par cette unité, leur «présence devant le filet», la «bonne circulation de rondelle» et «leur bonne pression».

Desharnais a poursuivi l'analyse un peu plus loin en louangeant le travail de Gallagher. «Il va au filet, il gagne toutes ses batailles à un contre un et il fait en sorte que l'on ait la rondelle avec un peu plus d'espace sur la glace. C'était facile de l'intégrer. Notre trio se complète bien et on a du plaisir ensemble. On est intense au niveau de l'échec-avant, ce qui nous permet de créer beaucoup de revirements.»

Les débuts de Thomas?

Si Therrien ne touchera pas aux trios de Desharnais et de Tomas Plekanec contre le Lightning de Tampa Bay, cet après-midi, la troisième ligne pourrait compter sur un nouvel élément. Aux prises avec des symptômes de rhume, Brandon Prust a cédé sa place au jeune Christian Thomas, rappelé des Bulldogs de Hamilton, la veille. Disputera-t-il son premier match sous les couleurs du Canadien? Thomas ne manquerait pas de motivation puisque son père, Steve, est entraîneur adjoint chez le Lightning. «Je lui ai parlé dès que le Canadien m'a rappelé, a indiqué Thomas. Mon père est très excité pour moi. Il m'a souhaité bonne chance et il a espéré que je pourrais jouer contre son équipe.»

Therrien n'a pas dévoilé ses plans sur sa possible utilisation. «Nous comprenons le contexte, mais, en même temps, nous avons de nombreux joueurs qui font de bonnes choses dernièrement», a-t-il répondu.

DANS LE VESTIAIRE

Une question d'attitude

Grâce à deux victoires cette semaine, le Canadien a donc repris sa marche en avant au classement. Face au Lightning de Tampa Bay, cet après-midi, et les Jets de Winnipeg, demain, Therrien espère revoir le même esprit qui animé ses troupes lors des deux derniers matchs. «Beaucoup de choses m'ont plu au cours de ces matchs: le fait de bien jouer défensivement et de prendre nos responsabilités. Avec une bonne défense, les problèmes en attaque vont toujours se régler. Mais on a toujours l'attitude d'attaquer et de passer plus de temps en zone offensive.» Carey Price sera devant le filet cet après-midi.

White de retour sur la glace

Ryan White a retrouvé ses coéquipiers, hier, après avoir subi une blessure au haut corps le 2 janvier. À l'origine, il ne devait rater que deux semaines d'activités. Il patinait hier sur le quatrième trio en alternance avec George Parros.

La recette contre les Bruins

Le Canadien a désormais remporté ses cinq derniers duels contre les Bruins. Quelle est la recette? «Nous avons connu un bon début de match, ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps, a rappelé Travis Moen. Nous avons marqué tôt et nous avons joué simplement sans vouloir faire des choses trop compliquées. Contre un adversaire comme Boston, il faut s'y prendre de cette façon.»

Les broncos, selon Therrien

Entre les Seahawks et les Broncos, Therrien choisit Denver pour remporter le Super Bowl. L'entraîneur sera devant sa télévision, demain soir, après les deux traditionnels matchs du CH disputés en après-midi. «Lors des matchs à 13h, l'énergie est différente avec les jeunes qui ont l'occasion de venir au Centre Bell, a souligné Therrien. On sent vraiment cette énergie particulière et ce ne sera pas différent [aujourd'hui]. Ce sont des matchs plaisants.» Selon Brian Gionta, la préparation ne change pas trop même «s'il n'y a pas la sieste ni toute une journée à tuer».




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