Un but chanceux a relancé Max Pacioretty

Selon l'entraîneur-chef Michel Therrien. Max Pacioretty récolte ce... (Photo : Reuters)

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Selon l'entraîneur-chef Michel Therrien. Max Pacioretty récolte ce qu'il sème depuis qu'il y met plus d'efforts.

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(Uniondale) Tout a commencé avec un dégagement. Ce soir-là, face aux Hurricanes de la Caroline, la rondelle pesait lourd sur le bâton de Max Pacioretty. Un bâton que l'attaquant américain tenait de plus en plus serré. C'était le 11e match qu'il disputait cette saison, ayant raté quatre rendez-vous en cours de route en raison d'une appendicectomie.

Et toujours aucun but à sa fiche.

Tout a donc commencé avec un dégagement. Ou du moins, avec un tir si éloigné et avec si peu de vigueur qu'on aurait dit un dégagement. C'est presque avec dépit que Pacioretty a tiré une rondelle sautillante en direction du filet adverse. Comme le joueur compulsif qui hoche la tête en mettant ses derniers jetons sur le noir.

Or, Cam Ward lui a gracieusement offert un cadeau... comme il en a donné quelques-uns cette année. D'ailleurs le gardien des Hurricanes ne sera pas en position d'en faire d'autres pour un bout de temps car il est sur la touche pour six à huit semaines.

Mais le 18 février, son étourderie a permis de relancer Max Pacioretty.

Depuis ce premier but, l'ailier de 24 ans ne dérougit pas.

À ses huit derniers matchs, il a marqué huit buts et ajouté quatre mentions d'aide. Et c'est sans compter les deux passes qu'il avait récoltées dans la rencontre précédant celle face aux Hurricanes!

Cette irrésistible poussée a culminé, lundi, vers sa nomination de première étoile de la semaine dans la Ligue nationale.

«J'obtenais de bonnes chances auparavant mais rien ne fonctionnait, a décrit Pacioretty. Mais on dirait qu'à partir du moment où j'ai pu en marquer un ou deux, je me suis mis à aller davantage dans les bons endroits sur la patinoire et la rondelle me trouvait plus facilement.»

Ce n'est pas un hasard, estime l'entraîneur-chef Michel Therrien. Pacioretty récolte ce qu'il sème depuis qu'il y met plus d'efforts.

«Il est beaucoup plus intense sur la rondelle et il joue avec beaucoup plus d'énergie, a noté Therrien. Je ne sais pas si ça part de la confiance d'avoir marqué ce premier but, mais il patine beaucoup mieux qu'en début de saison. Il se dirige de façon plus fréquente au filet... avec les résultats qu'on connaît.»

L'apport de Desharnais et de Gallagher

Pacioretty a parlé d'un honneur qui rejaillissait sur tous ses coéquipiers. «Toute l'équipe joue bien et mes compagnons de trio font tout le travail pour moi», a-t-il dit.

Il est vrai que David Desharnais et Brendan Gallagher ne sont pas en reste dans tout ça.

Depuis neuf matchs, Desharnais roule lui aussi à une cadence supérieure à un point par partie (quatre buts et 10 points) tandis que Gallagher a récolté deux buts et sept points lors des six rencontres qu'il a disputés aux côtés du duo dynamique.

«J'ai souvent dit à quel point David était un joueur incroyable, a rappelé Pacioretty. Or, il a ajouté un élément à son jeu cette année en allant davantage au filet et en tirant plus souvent.

«Quant à Brendan, il travaille fort, on sait qu'on peut se fier sur lui pour patiner à 100% à chaque présence, et il est intense en échec-avant. Il n'y a pas d'élément de surprise dans son jeu. On sait ce qu'il fait et il sait ce qu'on fait.»

Lorsqu'un confrère a demandé à Michel Therrien s'il avait aimé la réaction de Pacioretty dans les jours qui ont suivi le départ de son mentor Erik Cole, la réponse du coach a été éloquente.

«Ça fait partie de la vie d'un jeune professionnel que de perdre un coéquipier qui est devenu un ami proche, a dit Therrien. Peut-être qu'il s'ennuie de ne plus pouvoir recevoir ses conseils dans le vestiaire, mais quand il regarde Gallagher jouer, la chimie est quand même installée.»

Price de retour face aux Islanders

Therrien n'a pas l'habitude de modifier des combinaisons gagnantes. Au lendemain d'une dure victoire face aux Bruins de Boston, il avait maintenu les trios qu'on a vus à un certain moment face aux Bruins :

Pacioretty-Desharnais-Gallagher

Prust-Plekanec-Ryder

Galchenyuk-Eller-Gionta

Moen-White-Armstrong

Les duos en défense n'avaient pas changé. C'est donc dire qu'outre la paire Markov-Emelin qui est intacte depuis le début du calendrier, Josh Gorges était de nouveau jumelé à P.K. Subban alors que Francis Bouillon s'entraînait avec Tomas Kaberle.

Le seul changement qu'il y aura dans la formation, mardi face aux Islanders de New York, sera le retour de Carey Price devant le filet.

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