Le rendez-vous manqué de Saku Koivu

Saku Koivu s'est amusé, hier à l'entraînement, avec... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Saku Koivu s'est amusé, hier à l'entraînement, avec Samuel, 6 ans, fils de François Beauchemin, des Ducks.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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(Anaheim) Quand le calendrier de la LNH a été dévoilé, l'été dernier, Saku Koivu a tout de suite retenu une date: le 27 octobre. Parce que c'est ce soir-là, au Centre Bell, que l'attaquant des Ducks d'Anaheim devait revoir le public montréalais, peut-être pour la dernière fois, dans le cadre d'une rare visite de sa bande à Montréal.

Mais il n'y a pas eu de 27 octobre. Et Koivu ne sait trop s'il pourra patiner une dernière fois sur cette glace, devant ces fans qu'il n'a pas oubliés.

«En voyant le calendrier de la ligue, je me suis dit que ce serait plaisant de retourner jouer un match à Montréal, a confié le vétéran lors d'une rencontre avec La Presse, hier, à Anaheim. La seule fois où je suis allé à Montréal en tant qu'adversaire, ce fut une expérience phénoménale, j'en conserve d'excellents souvenirs.

«Mais même cet été, quand le calendrier a paru, je savais que nous n'allions jamais avoir l'occasion d'aller à Montréal, à cause des négociations. Alors je n'ai pas vraiment eu le temps de m'emballer à propos de ce match-là...»

Comme plusieurs de ses collègues de la LNH, Koivu est un brin frustré par ce lock-out qui n'en finit plus. Il aimerait que ce soit comme avant, que ce soit la routine, mais ce n'est pas du tout comme ça. Hier, il a dirigé un entraînement à Anaheim avec seulement quatre de ses amis des Ducks. Trois partisans les attendaient à la porte du vestiaire pour des autographes.

Il tente de se dire que ça redeviendra bientôt comme avant. Il tente d'y croire.

«On savait déjà, en août et en septembre, qu'ils allaient nous mettre en lock-out... On savait que ça allait prendre du temps. Nous étions si loin d'une entente que c'était très irréaliste de penser qu'on allait commencer la saison à temps. Pour les gars comme moi, c'est frustrant, sans aucun doute. Je tente de ne pas trop penser au futur. C'est différent d'il y a huit ans, parce qu'en 2004, je savais que j'avais encore plusieurs années devant moi. Mais il me reste moins de temps maintenant.»

Koivu sait très bien que sa carrière tire à sa fin. Combien de temps, encore, pour un joueur de 37 ans - bientôt 38 - qui en est à la dernière année de son contrat? Il ne le sait trop, mais il sait ceci: ce n'est pas un lock-out qui va mettre fin à sa carrière.

«Je ne veux pas me retirer de cette façon, répond-il. Pas du tout! J'essaie d'oublier ma situation personnelle, mais j'y pense. Ce n'est certes pas comme ça que je m'imagine prendre ma retraite.»

En 2004, il avait choisi de partir en direction de la Finlande en attendant le règlement du conflit. Cette fois, il attend, à Anaheim, en espérant que ce ne soit pas trop long. Les enfants sont inscrits à l'école, pas loin d'ici. Il y a le soleil et les palmiers qui la saluent à l'entrée du petit aréna où il s'entraîne avec quelques Ducks, quatre fois par semaine.

Et puis non, il n'a pas perdu son sourire, ce sourire si caractéristique qu'on a bien connu à Montréal.

«Je veux être optimiste... J'espère qu'on pourra trouver une solution. Notre sport ne se porte pas si mal, je me balance de ce que les propriétaires affirment.

«Nous avons battu des records sur le plan des revenus, ça ne devrait pas se passer comme ça. On entend ce que les dirigeants de la ligue disent sur Donald Fehr, mais nous, on pourrait dire que c'est la faute de Bettman. Les deux parties pourraient se relancer longtemps comme ça, mais en ce moment, il faut trouver un terrain d'entente.»

Quand on demande à Saku Koivu ce qu'il pense de Gary Bettman, il pousse un petit rire nerveux, et il hésite un peu avant de répondre.

«C'est le troisième conflit de travail avec lui... Je ne sais pas si c'est lui le problème, mais si on compare avec les autres sports, ces conflits de travail se produisent trop souvent dans la LNH.»

En attendant, Koivu ne souhaite qu'une chose: un retour à la normale. Un retour sur les patinoires, devant les fans. Et, pourquoi pas, que le match du 27 octobre finisse par avoir lieu.

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