ÉCJ s'attend à plus d'opposition des Slovaques

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Depuis qu'il a flanché cinq fois en 23 tirs contre le Canada, Denis Godla (30) n'a permis que six buts en 136 tirs, depuis quatre matchs.

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Stephen Whyno
La Presse Canadienne
TORONTO

Après avoir encaissé un cuisant revers de 8-0 face au Canada lors de leur premier match au Championnat mondial junior, les joueurs de la Slovaquie ont organisé une réunion. Le message de l'attaquant Martin Réway était simple.

«J'ai simplement dit: ''C'est difficile de ne pas y penser, mais nous devons oublier ce match-là. Le tournoi ne fait que commencer et je crois toujours que nous avons une bonne équipe''», a raconté Réway.

La Slovaquie était suffisamment bonne pour rebondir après des revers contre le Canada et les États-Unis et se qualifier pour la ronde éliminatoire. Elle a ensuite atteint les demi-finales avec une performance sans faute contre la République tchèque. Sur papier, il s'agit de la même équipe qui n'a jamais été dans le coup au Centre Bell, mais les joueurs du Canada s'attendent à une bien meilleure opposition en demi-finale dimanche, avec une place en grande finale à l'enjeu.

«Nous ne nous attendons pas à un massacre comme la dernière fois, a raconté le capitaine du Canada Curtis Lazar. Ils ont une très bonne équipe de hockey. Nous ne pouvons pas les prendre à la légère.»

Les choses ont changé depuis le massacre du 26 décembre, quand le Canada avait dominé 34-12 au chapitre des lancers au filet. Le Canada avait alors chassé le gardien slovaque Denis Godla avec cinq buts sur 23 tirs.

En quatre départs depuis cette partie, Godla a accordé un total de six buts sur 136 lancers et il a blanchi les Tchèques en quart de finale.

«Il est notre meilleur joueur jusqu'ici, a mentionné Réway. Je ne vois pas de raison pourquoi il ne serait pas nommé gardien par excellence du tournoi. Il est notre joueur par excellence, il a stoppé tellement de lancers pour nous. Même qu'il n'a rien donné lors du dernier match.»

Godla connaît de bons résultats au bon moment, lui qui est admissible au prochain repêchage. Il aura deux autres occasions d'impressionner les recruteurs, cette fois au Centre Air Canada. Il ne reste plus qu'à savoir si la deuxième occasion sera lors du match pour l'or ou pour le bronze.

«Il doit être parfait et il le sait, a déclaré Réway. Mais nous devons aussi mieux l'appuyer que lors du premier match.»

Il y aura donc beaucoup de pression sur les épaules de Godla face à la puissante machine canadienne, qui a signé une victoire de 8-0 contre le Danemark lors des quarts de finale.

L'équipe canadienne a aussi évolué depuis son premier match face à la Slovaquie.

«Nous avons beaucoup grandi en tant qu'équipe, a raconté le défenseur Josh Morrissey. Il s'agissait alors de seulement notre quatrième match ensemble. Nous avons depuis connu d'autres bons matchs et nous maîtrisons beaucoup mieux notre système de jeu.»

Lazar a déclaré que le Canada était meilleur dans sa zone et dans son jeu de transition. La chimie est aussi meilleure entre les joueurs et les choses tombent parfois en place rapidement, comme ce fut le cas avec Brayden Point, qui continuera à jouer en compagnie de Lazar et Connor McDavid sur le deuxième trio, à la suite de la blessure de Robby Fabbri face au Danemark.

L'entraîneur Benoit Groulx, qui a confirmé que le gardien Zachary Fucale allait affronter la Slovaquie, n'a pas voulu trop louanger ses troupes après avoir appris les commentaires de Réway.

«Pour nous, l'important est d'approcher les matchs un à la fois, a-t-il dit. Notre but est de nous préparer et de nous concentrer sur ce que nous avons à faire et s'adapter à ce que l'adversaire tente de faire pour nous contrer. C'est quelque chose que nous avons bien fait jusqu'ici, mais dimanche, nous devrons recommencer à zéro.»

Une victoire permettrait au Canada de s'assurer d'une première médaille au tournoi depuis 2012, mais les joueurs ne semblent pas ressentir de pression.

«Ils savent exactement quoi faire. C'est un groupe très confiant, a mentionné Groulx. Quand vous les regardez, ils font beaucoup de choses par eux-mêmes à chaque jour. Ils arrivent ici, ils sont concentrés. Ils savent ce qu'ils ont à faire et c'est une fierté pour eux de bien faire les choses.»

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