La Russie ne craint pas le Canada

Le Russe Maxim Mamin s'est moqué du gardien... (Photo Frank Gunn, PC)

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Le Russe Maxim Mamin s'est moqué du gardien suédois Linus Soderstrom en troisième période, dimanche, en inscrivant le quatrième but des siens, ce qui a eu pour effet de sceller le sort de cette demi-finale.

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(Toronto) Malgré une ronde préliminaire désastreuse, les Russes ont trouvé le moyen de se rendre en finale. Ils ont éliminé dimanche les Suédois dans un match inspiré, ils continuent de s'améliorer match après match et s'apprêtent à affronter le Canada lundi soir sans aucun complexe d'infériorité.

«Si les Russes jouent en finale comme ils ont joué contre nous, ceux qui vont les affronter en auront plein les bras», affirmait l'entraîneur suédois, Rikard Gronborg, dans la foulée de la victoire russe au compte de 4-1.

L'histoire de ce tournoi pour les Russes en est une de rédemption. Ils ont entamé le Mondial d'un bien mauvais pied en l'emportant de peine et de misère contre l'humble Danemark. Ils ont ensuite perdu contre la Suède et la République tchèque, finissant au troisième rang du Groupe B.

Puis, en quarts contre les États-Unis, ils se sont ressaisis pour l'emporter 3-2 et dimanche, ils ont dominé les Suédois en demi-finale. «On a bien joué, ce ne sont pas les Suédois qui ont mal joué», a assuré l'entraîneur russe Valeri Bragin.

Bragin a répondu pour une rare fois dimanche aux questions des journalistes occidentaux. Des réponses courtes, livrées le sourire aux lèvres, un sourire plein d'ironie sauf quand il est question de cette équipe canadienne qu'il va affronter lundi soir. «C'est une équipe très solide et sans point faible», a-t-il admis.

Peut-être, mais l'équipe russe qui s'est présentée dimanche contre la Suède n'a pas à rougir. Ses joueurs étaient affamés. Cette équipe a-t-elle le coeur qu'il faut pour vaincre la très forte formation canadienne? «On va voir en finale si mes joueurs ont du coeur ou pas», a rétorqué Bragin dans son style lapidaire.

«Bien sûr qu'on n'a pas peur des Canadiens. C'est une bonne équipe, ça va être un match difficile, mais on peut gagner», a tonné le défenseur russe Rinat Valiev.

Des Suédois assommés

Dimanche, au Centre Air Canada, les Russes ont disputé le match le couteau entre les dents devant des adversaires souvent indolents et brouillons. La première s'est terminée sans but.

Mais vers la moitié de la deuxième période, Alexander Sharov, qui joue pour l'équipe de Lada Togliatti, en deuxième division russe, a tiré du poignet en parfaite lucarne pour donner l'avance aux Russes. Dans les secondes qui ont suivi, les Suédois ont écopé d'une punition. Ziat Paigin en a profité pour faire 2-0.

En début de troisième, Sharov en a remis. Il a fait 3-0 pour la Russie en marquant son quatrième but du tournoi.

Lucas Wallmark a redonné espoir à la Suède avec un but de toute beauté. À 8: 30 de la fin de la période, il a passé la rondelle entre ses jambes pour tromper le gardien russe Igor Shestyorkin. Mais l'espoir n'a pas duré longtemps. Maxim Mamin s'est saisi d'un retour pour faire 4-1.

Les Suédois vont maintenant jouer pour la médaille de bronze aujourd'hui contre les Slovaques. Mais ce n'était manifestement pas le scénario espéré, à voir la tête d'enterrement de William Nylander et Jacob de la Rose. Celui-ci, capitaine de sa formation, a aussi connu une difficile fin de tournoi l'année dernière. À domicile, devant les partisans suédois, la sélection aux trois couronnes a perdu en finale contre les rivaux finlandais.

De la Rose, un espoir du Canadien de Montréal, a connu à ce jour un tournoi ordinaire avec deux buts et deux passes en six matchs.

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