Coupe Grey: la semaine des distractions

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Fred Bennett et Arjei Franklin, des Stampeders de Calgary, ont examiné la Coupe Grey de près, mercredi.

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Matthieu Proulx, collaboration spéciale
La Presse

Dimanche dernier, les Argonauts de Toronto et les Stampeders de Calgary ont reçu leur laissez-passer pour la grande finale de la Ligue canadienne de football. Pour ces deux équipes, il ne reste qu'une semaine de préparation avant de se disputer les honneurs de la 100e Coupe Grey; une semaine bien différente de toutes celles qu'ils ont vécues pendant la saison régulière.

On sait que les joueurs et les entraîneurs sont ce qu'on surnomme dans le domaine sportif des «creatures of habits», des créatures d'habitudes. Pendant toute la saison, les équipes fonctionnent toutes avec un rituel hebdomadaire bien établi. L'implantation du plan de match, les réunions d'équipe et les entraînements individuels sont tous exécutés de la même façon de semaine en semaine Au moment où vous lisez ces lignes, vous pouvez être assuré que les entraîneurs des deux équipes tentent de faire tout en leur pouvoir pour changer le moins de chose possible à la routine habituelle. Mais en cette semaine de la Coupe Grey, il s'agit d'une mission presque impossible!

Les organisations cherchent comme elles le peuvent à protéger leur équipe du feu roulant et de la tension de la semaine. Les deux équipes logent à l'hôtel et tentent de se concentrer sur le match ultime. Mais il arrive que certaines distractions soient inévitables. En 2009, le match de la Coupe Grey avait lieu à Calgary et nos adversaires étaient les Roughriders de la Saskatchewan. Les partisans des Riders ont su dans quel hôtel nous étions logés. C'est ainsi que chaque soir, il y avait «curieusement» un rassemblement de partisans de la «Rider Nation» devant notre hôtel et une fanfare qui s'en donnait à coeur joie. C'est le genre d'événement avec lequel il faut quelquefois composer.

Là n'est pas la seule distraction possible. Tout autour, des festivités et des événements de toutes sortes occupent quotidiennement le centre-ville de la ville hôte. La couverture médiatique est plus importante que jamais. Et elle se fait encore plus insistante lorsque l'équipe de la ville hôte participe à la finale, situation que j'ai moi-même vécue en 2008. Les demandes médiatiques sont incessantes et il est impossible de toutes les accepter. Cette responsabilité revient aux joueurs mais aussi aux responsables des communications de l'équipe. Ces derniers doivent s'assurer que les membres de l'équipe ne soient pas débordés et qu'ils soient en mesure de se reposer. Bien que les Argonauts aient l'avantage du terrain, cette pression doit être bien gérée pour qu'elle ne devienne pas un facteur «handicapant».

Et puis il y a également les événements corporatifs quotidiens auxquels les partenaires commerciaux, les amis et les gens d'affaires locaux demandent la présence des joueurs. Il faut éviter à tout prix les bains de foule qui drainent beaucoup d'énergie et constituent un véritable piège pour les joueurs.

Bref, ce n'est pas facile de s'isoler de toutes ces sources de distraction pour se préparer au match le plus important de la saison! Nous soulignons régulièrement l'importance des vétérans dans une équipe et du leadership au sein du groupe. Ces éléments prennent tout leur sens au cours de la semaine de préparation en vue de la Coupe Grey. Les vétérans doivent être en mesure de s'assurer que tous les joueurs comprennent la raison pour laquelle ils sont à Toronto et doivent agir de façon exemplaire.

Celui des Stampeders ou des Argos qui saura le mieux gérer cette frénésie aura un avantage marqué lors du botté d'envoi dimanche.

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