Nik Lewis: «Laissez-moi porter le ballon»

Nik Lewis (8) a connu l'un de ses meilleurs... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Nik Lewis (8) a connu l'un de ses meilleurs matchs de la saison, jeudi, alors qu'il a capté une passe de touché et amassé des gains de 92 verges par la passe.

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Guillaume Lepage
La Presse Canadienne

Même s'il tente de conserver une attitude positive en cette période creuse chez les Alouettes de Montréal, la frustration se fait de plus en plus sentir dans le ton du demi inséré Nik Lewis.

Le vétéran de 34 ans a connu l'un de ses meilleurs matchs de la saison, jeudi, alors qu'il a capté une passe de touché et amassé des gains de 92 verges par la passe dans un revers de 19-14 subi aux mains du Rouge et Noir d'Ottawa. Mais ce n'était pas assez.

Lewis voulait le ballon à tout prix et il aurait aimé avoir l'occasion de contribuer davantage. Il a été la cible favorite du quart-arrière Kevin Glenn, captant sept passes de plus que son plus proche poursuivant à ce chapitre, mais il en voulait plus. Toujours plus.

«Je leur ai dit de me donner le ballon, a-t-il plaidé après la rencontre. Ils ne l'ont pas fait. J'ai réussi tous les jeux qui sont venus vers moi, n'est-ce pas? Laissez-moi porter le ballon. Je n'ai pas eu l'occasion de le faire comme je le voulais.

«Personnellement, c'est très dur, c'est frustrant. Je veux être meilleur, je veux en faire plus. Je fais ce qu'ils me permettent de faire.»

Si l'offensive des Alouettes (3-7) a inscrit moins de 20 points pour la septième fois de la saison, le Texan n'est certainement pas à blâmer. Les joueurs du Rouge et Noir ont souvent dû se mettre à deux, trois et même quatre pour freiner celui que l'on surnomme «le train».

Le quart-arrière Kevin Glenn a pour sa part complété 21 de ses 33 tentatives de passes pour des gains de 205 verges et un touché - à Lewis. Il a cependant commis deux interceptions, dont une en fin de rencontre qui a permis au Rouge et Noir de creuser l'écart avec un placement.

Ne comptez toutefois pas sur Lewis pour jeter la pierre au capitaine de l'attaque.

«Je soutiens Kevin, a dit le demi inséré. C'est le quart que je préfère depuis le début de ma carrière. Je me sens mal pour lui parce que c'est lui qui doit encaisser les critiques. Mettez ça sur mon dos. Blâmez-moi et non Kevin. Il en fait trop pour cette attaque, il en fait trop pour cette équipe. Il n'est pas le problème.»

Des changements?

Si Glenn n'est pas le problème, il y a tout de même des choses qui clochent au sein de l'attaque des Alouettes, la troisième pire de la Ligue.

Peut-être encouragé par le fait que sa troupe demeure malgré tout dans la course aux séries en raison de la faiblesse des équipes de l'Association Est, le directeur général et entraîneur-chef Jim Popp n'a toujours pas effectué de changement majeur à sa formation.

La solution s'y trouve peut-être, selon Lewis, qui n'est pas passé par quatre chemins pour faire connaître le fond de sa pensée.

«Ce n'est pas moi qui prend ces décisions, a-t-il répété. Mais j'ai déjà été au sein d'une équipe qui avait une fiche de 4-4 et il y a eu des changements. C'est inacceptable pour une équipe de perdre comme ça.

«Tout ce que je peux faire, c'est d'être le meilleur possible et espérer que je ne serai pas le changement. Si je le suis, j'espère que l'équipe s'améliorera. Si je ne le suis pas, je vais continuer de faire ce que j'ai à faire.»

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