Les matchs serrés, le talon d'Achille des Alouettes

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Justin Cole a fait perdre le ballon au quart Kevin Glenn sur cette séquence.

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La Presse Canadienne
Guillaume Lepage

Les Alouettes de Montréal ne sont pas en mesure de tirer leur épingle du jeu lors des matchs serrés et ils en ont encore fait la démonstration, vendredi, devant leurs partisans.

La formation montréalaise tirait de l'arrière 19-18 au terme du troisième quart, mais s'est finalement effondrée lors de l'engagement ultime pour s'incliner 32-18 face aux Blue Bombers de Winnipeg.

Du coup, les Alouettes ont subi un quatrième revers en cinq matchs à domicile.

Comme lors de la plupart de leurs six revers cette saison, les Alouettes (3-6) ont commis trop de revirements et ont écopé des pénalités coûteuses à des moments cruciaux de la rencontre. On retiendra notamment celle de 15 verges imposée à Chip Cox au quatrième quart, qui a permis à Justin Medlock de creuser l'écart à 22-18 avec son cinquième placement de la rencontre.

« Lorsque nous avons l'élan, nous devons le garder, a déploré le receveur Nik Lewis au terme de la rencontre. Nous étions brouillons. Nous ne pouvons pas gagner des matchs en recevant autant de pénalités. »

Le problème n'est pas nouveau dans le camp montréalais. C'est peut-être aussi ce qui explique le fait que l'équipe n'a pu aligner deux victoires depuis les gains des 20 et 27 août 2015.

La rencontre du 27 août était d'ailleurs la première de Jim Popp derrière le banc de l'équipe à la suite du congédiement de Tom Higgins. En un an sous sa gouverne, l'équipe montre une piètre fiche de 6-13.

« Les matchs serrés, c'est notre talon d'Achille depuis plusieurs années, a argué Popp. Pas juste cette année. Nous devons sortir de cette torpeur. C'est un processus de changer la mentalité et nous n'y sommes pas encore. »

À chacun de leurs six revers cette saison, les Alouettes ont soit détenu l'avance ou tiré de l'arrière par un seul point. Le dernier quart semble précisément représenter un sérieux problème. Depuis le début de la campagne, les Alouettes montrent un différentiel de plus-22 au cours des trois premiers quarts, mais de moins-49 au quatrième.

« Peu importe le nombre de revirements, le nombre de pénalités, c'était 19-18 avant le dernier quart, a dit Popp à propos du match de vendredi. Nous étions impliqués dans presque chaque match jusqu'au quatrième quart, mais nous ne trouvons pas le moyen de gagner. 

« Je ne crois pas qu'on a affronté une équipe que nous ne pensions pas pouvoir battre. Nous avons eu la chance de gagner. »

Positivisme

Malgré qu'ils aient raté l'occasion de grimper à égalité en deuxième place du classement de l'Est, à deux points du Rouge et Noir d'Ottawa et du premier rang, les joueurs des Alouettes dégageaient tout de même un positivisme prudent dans le vestiaire.

« Il faut continuer de travailler, a lancé Lewis. Ils m'ont fait venir ici pour une raison et je vais faire tout ce que je peux pour aider cette équipe à gagner. [...] J'ai dit aux gars d'être plus positifs. Si je veux être un leader, je dois être plus positif. »

Mais la frustration était également au rendez-vous.

« C'est très frustrant parce que sur papier, nous sommes supposés être l'une des meilleures équipes, a commenté Duron Carter. Nous avons tous les éléments-clés à chaque position, mais nous devons mettre ça ensemble. »

La solution devra venir rapidement puisque le Rouge et Noir sera en ville jeudi, et il voudra venger l'humiliante défaite de 43-19 encaissée à domicile, la semaine dernière.

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