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Ronald Hilaire prêt à relancer le programme de football à McGill

Ronald Hilaire n'a que 30 ans. Il a... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Ronald Hilaire n'a que 30 ans. Il a joué avec l'Université de Buffalo dans la NCAA, avant de devenir coordonnateur de la défense des Redmen en 2014.

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«Je suis né dans Parc-Extension, j'ai grandi à Laval, mais ma mère aurait bien aimé que nous étudiions à McGill, mon frère et moi...»

Ronald Hilaire n'a jamais étudié à McGill, mais il a été nommé la semaine dernière entraîneur-chef des Redmen, l'un des plus vieux programmes de football universitaire au Canada. Une nomination méritée pour celui qui tenait le fort depuis la démission fracassante de Clint Uttley, l'automne dernier.

À seulement 30 ans, Ronald est déjà l'un des entraîneurs de football les plus respectés au Québec. À 6 pieds 2 et près de 300 livres (quand il jouait), Hilaire a connu une carrière étincelante sur la ligne défensive. Après trois titres du Bol d'or avec les Spartiates du Vieux Montréal - il avait été nommé joueur défensif par excellence au Québec à sa dernière saison -, il a accepté une bourse d'études de l'Université de Buffalo, dans la division 1 de la NCAA. Lors de sa dernière saison avec les Bulls, en 2008, Ronald était l'un des capitaines de l'équipe qui a remporté le premier championnat de conférence de son histoire.

«Je rêvais de poursuivre ma carrière dans les rangs professionnels et j'ai été repêché par les Stampeders de Calgary, mais les choses ne se passent pas toujours comme on le veut, rappelle-t-il. J'ai heureusement vite eu la chance de faire la transition vers le coaching et j'ai pu faire mes classes avec d'excellents professeurs.»

Nommé coordonnateur de la défense des Redmen en 2014, il a pris la relève d'Uttley, avec le coordonnateur offensif Pat Boies, le 30 septembre, sur une base intérimaire. Même s'il a dû patienter plusieurs semaines avant d'obtenir la confirmation de son embauche - la direction des sports de McGill a aussi considéré quelques candidats «de prestige» (Anthony Calvillo, Randy Chevrier...) -, Hilaire était l'homme de la situation et il n'a ménagé aucun effort tout au long de l'hiver.

Recruteur hors pair, il a déjà convaincu plusieurs espoirs de premier plan de se joindre aux Redmen. «Je me suis dit que c'était important pour le programme, pour l'équipe, peu importe que j'obtienne le poste ou non. Je suis vraiment attaché à McGill. On a la chance ici de pouvoir offrir aux jeunes une éducation du niveau de l'Ivy League [aux États-Unis], à une fraction du coût.

«Et le fait de jouer dans la meilleure conférence au Canada est aussi un atout important. Les succès du Rouge et Or, la récente victoire des Carabins à la Coupe Vanier montrent que c'est ici qu'on joue le meilleur football universitaire au pays. Si un joueur veut vraiment faire ses preuves, c'est le meilleur endroit pour le faire.»

Controverse

Étudier à McGill n'est quand même pas à la portée de tous, sur le plan scolaire surtout, et l'université est pointilleuse sur le comportement de ses joueurs, comme on l'a encore vu l'automne dernier dans le dossier de Luis Guimont-Mota. Le demi-offensif, dont la suspension avait entraîné le départ d'Uttley, a récemment été réintégré dans l'équipe après avoir été acquitté des accusations de menaces et de voies de fait qui pesaient sur lui.

«Toute l'équipe a appuyé Luis au cours du processus, a rappelé Hilaire. Cette situation est évidemment regrettable, mais nous considérons maintenant qu'il faut aller de l'avant et faire en sorte qu'elle ne se reproduise plus.

«Porter les couleurs d'une université est un honneur, une responsabilité. J'ai eu la chance d'être formé par des entraîneurs remarquables: Marc Santerre [un diplômé de McGill] au Vieux Montréal, Turner Gill à Buffalo, Danny Maciocia et Noel Thorpe avec les Carabins. J'ai aussi côtoyé Glen Constantin à plusieurs reprises avec les équipes du Québec et du Canada. Ces hommes m'ont enseigné le football, mais ils m'ont aussi inculqué des valeurs.

«C'est ce que j'espère pouvoir transmettre à mes joueurs au cours des prochaines années. Être entraîneur-chef à McGill, c'est un dream job. J'ai l'intention d'être ici longtemps et de faire en sorte que les Redmen remonteront au sommet du classement.»

Ronald passe de longues heures au centre sportif de McGill. Le travail est une des valeurs que lui ont inculquées ses mentors... et sa mère. «Elle est arrivée d'Haïti quand elle était jeune, s'est vite retrouvée avec deux garçons sur les bras et a travaillé fort pour nous permettre de réussir dans la vie», rappelle-t-il.

«Mon frère est diplômé en droit de l'Université d'Ottawa, j'ai moi-même un diplôme en commerce international [de l'Université de Buffalo]. Et j'ai maintenant mon bureau à McGill! Je pense avoir été bien préparé pour faire ce boulot!»

Pas de relâche pour les joueurs de football

La relâche scolaire n'est pas vraiment une période de repos pour les athlètes étudiants. Au football universitaire, la plupart des équipes en profitent pour organiser des camps intensifs d'une semaine au cours desquels on prépare déjà la prochaine saison.

Le Rouge et Or de Laval pousse l'affaire jusqu'à emmener 70 joueurs en Floride! À Montréal, les Carabins s'entraîneront au collège St-Jean-Vianney, tandis que les Redmen de McGill seront à... Concordia. Les Stingers, eux, ont préféré étaler les entraînements sur l'ensemble de la session hivernale. Dans toutes les équipes, ce sera une occasion de découvrir les recrues qui ont amorcé leurs études universitaires en janvier.

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