Du déjà-vu pour les Colts

À sa troisième saison, Andrew Luck fait déjà... (PHOTO JIM BROWN, ARCHIVES USA TODAY)

Agrandir

À sa troisième saison, Andrew Luck fait déjà partie de l'élite de la NFL.

PHOTO JIM BROWN, ARCHIVES USA TODAY

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Alors que le match entre les Colts d'Indianapolis et les Broncos, dimanche dernier à Denver, avait presque des odeurs de funérailles quant à la carrière de Peyton Manning, c'était tout le contraire pour celle d'Andrew Luck. Avec cette victoire en deuxième ronde éliminatoire, Luck et les Colts ont démontré qu'ils étaient bien près d'intégrer l'élite du circuit Goodell, si ce n'est déjà fait.

Le propriétaire Jim Irsay a dit ce que tout le monde constate depuis plus de deux ans après la victoire de son équipe au Colorado: les Colts ont pris la bonne décision en remerciant Manning pour laisser le plancher à Luck. Le grand Peyton avait encore quelques bonnes saisons devant lui, mais Luck en avait probablement une quinzaine.

Lorsque son équipe s'apprête à disputer un match important, Bill Belichick tente souvent d'endormir l'adversaire avec une pluie d'éloges. C'est ce que le grand manitou des Patriots de la Nouvelle-Angleterre a fait cette semaine en encensant Luck et les Colts. «Il n'y a aucune faiblesse dans son jeu», a dit Belichick au sujet du prodige.

Luck fait déjà partie des meilleurs joueurs de la NFL. Cela dit, il a tout de même certains trucs à améliorer. La première chose qu'il devra corriger sera de diminuer le nombre d'interceptions qu'il lance. Et Belichick le sait très bien, son équipe en ayant totalisé huit dans ses trois victoires contre Luck, des raclées de 42-20, 43-22 et 59-24...

L'émule de Manning

Repêchés au tout premier rang par la même équipe dans un intervalle de 14 ans, Luck et Manning ont un autre point en commun. Leurs pères, Oliver Luck et Archie Manning, étaient des coéquipiers et des quarts-arrières avec les défunts Oilers de Houston au début des années 80. Lors de sa première saison dans la grande ligue, Luck devait parfois aller chercher Peyton, alors âgé de 6 ans, et son frère Cooper à l'aéroport. Voilà pour la petite anecdote.

Les points en commun entre les deux quarts ne s'arrêtent pas là. Leur personnalité et leur jeu sont très similaires. Luck possède certaines des mêmes qualités qui ont permis à Manning de connaître la carrière la plus prolifique de l'histoire de la NFL. En plus d'être très intelligents et compétitifs, les deux joueurs sont des perfectionnistes dans l'âme.

«Il [Luck] a la même approche que Peyton lors des entraînements. Je n'aime pas les comparer, mais ils s'entraînent toujours comme si c'était un match», a expliqué Reggie Wayne au site profootballtalk.com, l'an dernier. Le receveur est le mieux placé pour se prêter au jeu des comparaisons puisqu'il a disputé 10 saisons avec Manning et les trois dernières avec Luck.

La principale différence entre les styles de jeu de Manning et de Luck est la mobilité de ce dernier. En trois saisons, Luck a gagné 905 verges au sol, alors que Manning en a totalisé 673 en 16.

Notamment en raison de la capacité de Luck à s'esquiver de sa poche protectrice, il est le quart-arrière le plus difficile à plaquer de la ligue, selon Belichick. «Ses jambes sont très fortes et il est difficile à plaquer. Il est capable de lancer le ballon avec des joueurs agrippés à lui», a dit l'entraîneur-chef, mercredi.

Si la ligne offensive des Colts joue comme elle l'a fait lors de ses deux derniers matchs (un seul sac accordé), il sera effectivement très difficile pour les Patriots de plaquer Luck. Et s'il a le temps nécessaire pour utiliser les nombreuses cibles autour de lui, les chances des Colts de remporter la finale de la Conférence américaine seront très bonnes.

Une autre domination des Colts?

Contre une équipe aguerrie comme celle des Patriots, la mission sera toutefois difficile pour la jeune formation de Chuck Pagano. Mais si ce n'est pas cette année qu'elle obtient son billet pour le Super Bowl, il semble probable que ce sera au cours des prochaines années. Depuis que Luck et Pagano sont arrivés dans l'Indiana, les Colts n'ont pas raté les séries, ont remporté deux championnats de division en trois ans et ont une fiche totale de 36-17 (matchs éliminatoires inclus).

Lorsque l'on considère que les Titans du Tennessee et les Jaguars de Jacksonville sont encore très loin de former des équipes compétitives et que les Texans de Houston n'ont toujours pas réglé leur problème de quart-arrière, on peut déjà présumer que les Colts domineront la division Sud de l'AFC pour une longue période, comme ils l'ont fait avec Manning. La trajectoire de la carrière de Luck ressemble drôlement à celle de son prédécesseur, et les Colts ne se plaindront certainement pas de cette sensation de déjà-vu.

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Marshawn Lynch laisse parler son jeu

    Football

    Marshawn Lynch laisse parler son jeu

    Les athlètes professionnels devraient-ils être obligés de répondre aux questions des journalistes? Selon la Ligue nationale de football, oui. C'est... »

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer