Chute brutale pour les Steelers

Tel un rouleau-compresseur, les Steelers de Pittsburgh ont franchi le mois de... (Photo: Reuters)

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Will Graves
Associated Press
PITTSBURGH

Tel un rouleau-compresseur, les Steelers de Pittsburgh ont franchi le mois de décembre de façon impeccable, avec un sentiment d'urgence qui n'était pas sans rappeler les souvenirs de leurs conquêtes passées du Super Bowl. Ils ont remporté un premier titre de section en quatre ans et semblaient atteindre leur apogée au bon moment. Mais la vallée est arrivée rapidement sous leurs pieds.

L'équipe qui a trébuché vers une défaite de 30-17 aux mains des Ravens de Baltimore samedi soir, en match éliminatoire de l'Association américaine, ressemblait davantage à la formation énigmatique de septembre qui cherchait encore à peaufiner son jeu. Les bloqueurs et les gardes ont eu de la difficulté à freiner les élans de la ligne défensive et des secondeurs des Ravens. La deuxième meilleure attaque de la NFL n'a généré que trois placements et un touché, et n'a pas détenu l'avance lors des 44 dernières minutes de jeu tout en commettant trois revirements.

Quant à la défensive, elle n'a pas su contenir le quart Joe Flacco lorsqu'elle le devait.

Bien qu'un dossier de 11-5 en saison régulière, après des campagnes consécutives de 8-8, soit un élément constructif, les Steelers n'ont pas gagné un seul match en janvier en quatre ans.

«Nous aurons beaucoup de temps pour penser à cela», a déclaré l'ailier défensif Cam Heyward.

Le processus ne sera pas agréable. Les Steelers ont eu de la difficulté à établir un rythme soutenu pendant que Le'Veon Bell, le joueur le plus utile des Steelers, regardait le tout sans pouvoir aider, en raison d'une blessure au genou droit. Le trio formé de Josh Harris, Dri Archer et Ben Tate n'a eu que très peu d'espace pour manoeuvrer face à la quatrième défensive de la NFL contre la course, bonifiée par le retour du plaqueur au centre Haloti Ngata après une suspension de quatre matchs.

Les Steelers ont gagné 68 verges par la course, mais de ce total, les porteurs de ballon n'en ont accumulé que 43. Cette incapacité à générer quoi que ce soit par la voie terrestre a permis aux joueurs de la ligne tertiaire des Ravens de jouer plus profondément et tenir en échec le quart Ben Roethlisberger et les ailiers espacés Antonio Brown et Martavis Bryant. La même attaque qui avait explosé pour 43 points contre les Ravens au début de novembre n'a mis les pieds dans la zone des buts adverse qu'une seule fois, samedi.

«C'est certain que nous aurions aimé en faire beaucoup plus à l'attaque, mais ils sont parvenus à stopper à peu près tout ce que nous avons tenté de faire, a noté Harris. Nous n'avons tout simplement pas réussi suffisamment de jeux.»

Et c'est vrai des deux côtés du ballon. L'unité tertiaire des Steelers a contribué à la fiche de 4-0 de l'équipe en décembre en limitant les longs jeux par la voie des airs. Et bien que Flacco n'a complété qu'une seule passe de plus de 23 verges samedi, les Ravens ont profité de huit punitions totalisant 114 verges, dont trois coûtant 15 verges chacune et une autre de 32 verges pour obstruction qui a préparé un placement de Justin Tucker.

«Je pense que si vous regardez n'importe quelle équipe de la NFL et qu'elle fait ce que nous avons fait, elle n'aura aucune chance de gagner», a tranché le centre Maurkice Pouncey.

Surtout lorsque le quart joue un match moins que parfait. Roethlisberger a complété 31 passes en 45 tentatives pour des gains de 334 verges. Il a rejoint un coéquipier dans la zone des buts une seule fois, et a été victime de deux interceptions, la deuxième confirmant la défaite.

Le double vainqueur du Super Bowl n'a pas gagné le trophée Lombardi en six ans. Bien qu'il ait établi des sommets personnels et des records d'équipe dans une foule de catégories, il n'a pas été en mesure de faire ce que les Steelers lui demandent d'accomplir, et ce à haut salaire : produire un résultat gagnant lorsque le nombre d'équipes passe de 32 à 12.

C'est ce dont les gens se souviendront, et non les imposantes statistiques produites pendant 16 semaines de brillance occasionnelle.

«Je ne me préoccupe pas vraiment de ce que j'ai fait, a réagi Roethlisberger. Je suis fier de la façon dont cette équipe a rebondi après nos deux dernières saisons et s'est qualifiée pour les séries. De toute évidence, ça ne s'est pas terminé comme nous l'aurions voulu, mais c'est comme ça pour une seule équipe chaque année. Je suis fier de la façon dont les jeunes joueurs ont réagi.»

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