• Accueil > 
  • Sports > 
  • Football 
  • > Demi-finale: l'organisation des Alouettes déçue de l'assistance prévue 

Demi-finale: l'organisation des Alouettes déçue de l'assistance prévue

Les Alouettes ont redoublé d'ardeur cette saison pour... (Photo: Robert Skinner, archives La Presse)

Agrandir

Les Alouettes ont redoublé d'ardeur cette saison pour attirer des gens aux coins des avenues des Pins et du Parc. Mais on craint des gradins un peu trop dégarnis pour la demi-finale de l'Est.

Photo: Robert Skinner, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Mark Weightman, président et chef de la direction des Alouettes de Montréal, ne s'en cache pas: l'organisation est «un peu déçue» de la réponse des partisans en vue de la demi-finale de l'Est que l'équipe disputera aux Lions de la Colombie-Britannique, dimanche.

Sans vouloir donner de chiffres, Weightman a indiqué à La Presse Canadienne vendredi qu'il serait «très surpris» que la vente des billets permette aux Alouettes de disputer cet important duel devant une foule de 20 675 spectateurs, soit la moyenne par match qu'a maintenue l'équipe cette saison.

«On savait que de vendre ce match aux partisans serait tout un défi, a expliqué Weightman. D'abord, parce que de tout temps, une demi-finale a toujours été plus difficile à vendre qu'une finale de l'Est, même quand on jouait nos matchs éliminatoires au Stade olympique. Pour une finale de section, on se tenait autour de 50 000 billets vendus, tandis que pour une demi-finale, c'était davantage de l'ordre de 30 000.

«C'est aussi la première fois qu'on dispute un match éliminatoire au stade Percival-Molson. Un match à la mi-novembre avec tout ce que ça implique du côté des prévisions météorologiques.

«Finalement - et ce n'est pas banal - c'est la première fois que nous ne disposons que d'une semaine - cinq jours ouvrables - pour vendre un match éliminatoire. D'avoir su seulement le 8 novembre que le match à Montréal aurait lieu le 15 a représenté tout un défi. Par le passé, même si on ne confirmait notre présence en finale de l'Est qu'au dernier match de la saison, ça nous donnait deux semaines. On a même déjà disposé de cinq semaines pour vendre un tel match, quand l'équipe assurait sa place plus tôt en octobre. La différence est immense et il faut ajouter à cela que les billets pour les séries ne sont pas inclus dans les abonnements saisonniers. Il faut donc relancer tous nos clients, qui n'ont eu que quelques jours pour prendre une décision.»

Pourtant, les Alouettes ont redoublé d'ardeur cette saison pour attirer des gens aux coins des avenues des Pins et du Parc. Une nouvelle Zone des partisans a été aménagée du côté ouest, de nouvelles options de restauration ont été offertes dans le stade et grâce à la collaboration de la Ville de Montréal, l'équipe peut maintenant tenir des réunions d'avant-match, les fameux «tailgates» si populaires avant les matchs universitaires ou de la NFL.

L'équipe a d'ailleurs augmenté son offre pour son match de dimanche: elle accueillera les partisans dès 8h avec des crêpes et elle fournit les barbecues pour les partisans qui voudront amener leurs grillades pour des rassemblements, du côté est du stade. Une fois que les portes ouvriront, à 11h30, des camions de restauration seront accessibles dans la Zone des partisans.

«Même si nous sommes déçus, on ne peut pas dire qu'on ne comprend pas, a ajouté Weightman. On savait que cette saison, avec le départ d'Anthony Calvillo, ce serait très difficile au niveau des ventes. L'équipe a aussi connu un début de saison difficile, mais on a senti l'engouement revenir: nos deux derniers matchs à domicile (au coeur d'une série de six victoires des Alouettes) ont été présentés devant nos deux meilleures foules de la saison (23 069 et 22 013 spectateurs, respectivement).»

L'équipe a attiré au total 186 077 spectateurs pour ses neuf matchs à domicile cette saison. Souvent, son propriétaire, Robert Wetenhall, a rappelé à quel point la tenue d'un match éliminatoire au Stade olympique était cruciale pour le budget de l'équipe. Malheureusement, avec la situation actuelle de la toile au Stade olympique, qui empêche notamment la tenue de tout événement si des précipitations de neige ou de verglas sont prévus à 24 heures de celui-ci, les Alouettes devront compter sans ce coup de pouce pour quelques années.

«Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas. De toute façon, même si on voulait prendre le risque, c'est une situation que la LCF ne peut pas accepter. Alors on joue à Percival-Molson.»

Par contre, si la foule de dimanche est moins nombreuse, Weightman ne croit pas que les Alouettes s'en trouveront désavantagés.

«On est reconnu pour avoir l'une des foules les plus bruyantes de la ligue. Les autres organisations ne cessent de nous en parler. Alors je pense que l'ambiance va quand même être excellente pour cette rencontre.»

Le botté d'envoi est prévu pour 13h, dimanche.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer