ANALYSE

Colin Kaepernick retrouve ses jambes

Le quart-arrière des 49ers de San Francisco, Colin... (Photo Mike Dinovo, USA Today)

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Le quart-arrière des 49ers de San Francisco, Colin Kaepernick (à droite), a amassé 98 verges au sol dans la victoire des siens contre les Packers de Green Bay.

Photo Mike Dinovo, USA Today

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Contrairement à l'année dernière, Colin Kaepernick a rarement dominé avec des courses cette saison. Mais c'est précisément grâce à ses jambes que les 49ers de San Francisco ont pu éliminer les Packers avec une victoire de 23-20, hier, à Green Bay.

C'était l'égalité 20-20 lorsque le quart-arrière des Niners a réussi le jeu-clé de la rencontre. Sur un troisième essai et 8 verges à franchir, Kaepernick a quitté sa poche protectrice pour une course de 11 verges, qui a mené au placement victorieux de 33 verges de Phil Dawson quelques minutes plus tard.

Kaepernick a récolté 98 verges au sol, son total le plus élevé de la saison. Le quart de 26 ans a maintenant remporté ses trois départs en carrière contre Aaron Rodgers et les Packers.

Opposé à une défense qui était en grande forme et jouant dans un froid sibérien, Rodgers a terminé le match avec de modestes gains de 177 verges par la passe. L'ailier espacé James Jones n'a cependant pas aidé la cause des Packers en échappant quelques passes précises.

Déjà privée de Clay Matthews, la défense des Packers a perdu deux autres joueurs importants dès sa première série du match lorsque le demi de coin Sam Shields et le secondeur Mike Neal ont subi des blessures à un genou. La défense de Dom Capers n'a pas été vilaine malgré tous ses blessés, mais les 49ers ont réussi des jeux importants à plusieurs reprises au cours du match.

La formation de Jim Harbaugh tentera maintenant de devenir la première équipe à atteindre la finale de conférence trois années de suite depuis que les Eagles de Philadelphie ont participé au championnat de la conférence Nationale quatre fois d'affilée, de 2001 à 2004. Ils devront vaincre les Panthers en Caroline, dimanche prochain, afin d'y parvenir.

L'autre match de deuxième tour dans la NFC opposera les Saints de La Nouvelle-Orléans aux Seahawks, samedi prochain, à Seattle. Les Saints ont surpris les Eagles, 26-24, samedi soir à Philadelphie.

Le quart-arrière Andy Dalton a carrément été mauvais,... (Photo Pat Lovell, USA Today) - image 2.0

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Le quart-arrière Andy Dalton a carrément été mauvais, hier, dans la défaite des Bengals de Cincinnati contre les Chargers de San Diego.

Photo Pat Lovell, USA Today

Des disettes qui se poursuivent

Les équipes avec des historiques de perdants ne manquent pas dans la NFL. Les Bills de Buffalo et les Vikings du Minnesota ont perdu les quatre Super Bowls auxquels ils ont participé. Les Lions de Detroit et les Browns de Cleveland, quant à eux, n'ont même jamais pris part à la grande messe du football américain depuis sa création, il y a 48 ans.

Dans la catégorie des équipes qui traînent un passé de perdants, les Bengals de Cincinnati et les Chiefs de Kansas City ne donnent toutefois pas leur place. Et les deux équipes ont ajouté un nouveau chapitre à leur triste histoire ce week-end.

Favoris par un touché contre les Chargers de San Diego, hier, les Bengals ont été dominés 20-0 en deuxième demie et se sont finalement inclinés, 27-10. Quant aux Chiefs, ils ont trouvé le moyen de gaspiller une avance de 28 points contre les Colts, samedi, à Indianapolis.

La dernière victoire en séries des Chiefs date de 1993, alors qu'il faut remonter à 1990 pour la dernière des Bengals. Ce sont les défunts Oilers de Houston qui avaient subi l'élimination dans les deux cas...

Marvin Lewis et Andy Dalton seront-ils capables de mener les Bengals à la terre promise? Les bonnes gens de Cincinnati ont assurément de sérieux doutes ce matin. En 11 saisons, Lewis montre une fiche de 0-5 en séries. Dalton, lui, a carrément été mauvais hier. Ses trois revirements en deuxième demie n'ont laissé aucune chance aux siens.

En deuxième ronde, les Chargers affronteront les Broncos à Denver, dimanche, alors que les Colts se mesureront aux Patriots, samedi soir, à Foxboro.

L'as porteur de ballon des Chiefs de Kansas... (Photo Andrew Weber, USA Today) - image 3.0

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L'as porteur de ballon des Chiefs de Kansas City, Jamaal Charles, a dû quitter la rencontre, samedi, après avoir été victime d'une commotion cérébrale.

Photo Andrew Weber, USA Today

Un protocole suivi à la lettre

Lorsque Jamaal Charles a subi une commotion cérébrale au début du match de samedi à Indianapolis, on a probablement tous cru que c'en était fait des Chiefs. Sans son as porteur de ballon à ses côtés, Alex Smith peinerait à garder son équipe dans le match.

Au contraire. Smith a lancé 4 passes de touché et a permis aux Chiefs d'inscrire 44 points. C'est plutôt la défense des Chiefs qui n'a pas fait le travail. Excellente en première moitié de saison, l'unité du coordonnateur Bob Sutton a été lamentable dans les 30 dernières minutes de jeu contre les Colts d'Indianapolis.

Charles n'est d'ailleurs pas le seul joueur qui n'est pas revenu au jeu après avoir été victime d'une commotion cérébrale en première ronde des séries. Keenan Lewis, de loin le meilleur demi de coin des Saints, voulait manifestement retourner sur le terrain, mais le médecin du club en a décidé autrement.

Les médecins doivent prendre des décisions qui déplaisent à leur équipe. Avez-vous vu le regard de Drew Brees lorsqu'il a croisé le médecin des Saints, qui tentait d'expliquer à Lewis que sa soirée de travail était terminée?

La pression sur les médecins est forte, mais ils suivent le protocole des commotions cérébrales à la lettre, même si cela peut coûter la victoire à leur équipe. C'est un pas dans la bonne direction dans la lutte contre les commotions cérébrales.




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