Tim Raines et les Yankees se sont croisés au bon moment

Tim Raines a beaucoup aimé son passage à New... (Photo Kathy Willens, archives AP)

Agrandir

Tim Raines a beaucoup aimé son passage à New York, où il a remporté deux fois la Série mondiale, en 1996 et 1998.

Photo Kathy Willens, archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

«Tim Raines prenait le baseball très au sérieux, mais il ne s'est jamais pris au sérieux. Ça rendait tout le monde autour de lui meilleur, surtout à New York, avec un propriétaire comme George Steinbrenner, qui avait le don de vous garder sur le qui-vive. Un gars comme Raines, vraiment, c'était tout un avantage.»

Joe Torre ne tarit pas d'éloges quand vient le temps de parler de Tim Raines, qu'il a dirigé chez les Yankees de New York de 1996 à 1998. Lui-même à sa première saison à la barre des Bombardiers du Bronx, il a appris à connaître celui qu'il avait souvent vu jouer alors qu'il dirigeait les Mets de New York, les Cardinals de St. Louis ou les Braves d'Atlanta dans la Nationale.

«C'est George Steinbrenner qui est allé le chercher (NDLR: des White Sox de Chicago en décembre 1995, pour des considérations futures). À cette époque, je ne le connaissais pas personnellement, mais j'avais toujours admiré son jeu», a déclaré à La Presse canadienne celui qui est maintenant chef des opérations baseball du Baseball majeur.

«Il y avait une chose avec M. Steinbrenner: vous ne manquiez jamais de joueurs. Parfois, nous en avions même trop. C'est pour cette raison que j'ai découvert que Tim Raines était un grand professionnel, une personne de grande classe. Il comprenait bien que nous avions d'autres joueurs à qui nous devions donner du temps de jeu, même s'il a fini par jouer pas mal.»

Après avoir disputé 135 rencontres avec les White Sox la saison précédente, Raines n'a été utilisé que pendant 59 rencontres par Torre lors de la saison 1996.

«Il n'y a aucun doute dans mon esprit: son attitude et son professionnalisme m'ont aidé à ma première saison dans l'Américaine, a noté Torre. Au champ gauche, nous avions plusieurs joueurs qui pouvaient évoluer là. Au centre, nous avions Bernie Williams, et Paul O'Neill jouait dans la droite. Mais dans la gauche, nous avons commencé l'année avec Ruben Sierra, afin de me donner plus d'options pour le frappeur désigné. Autour de la pause du match des étoiles, Darryl Strawberry s'est ajouté au groupe. Nous devions jongler avec notre formation.

«Tim m'a tellement facilité la tâche, car il comprenait son rôle. Il ne s'est jamais plaint de son temps de jeu. Mais il y avait une chose que vous remarquiez chez lui: il savait comment gagner. Il savait que le baseball n'était pas simple, mais il était toujours bien préparé. Il était un voleur de buts, mais il savait quand voler. Il ne volait pas pour ses statistiques personnelles, mais bien pour vous aider à gagner. Je me souviens encore clairement d'un ballon qu'il a capté en tombant pour le dernier retrait du quatrième match de la Série mondiale cette année-là. Il se défonçait pour vous et on appréciait beaucoup sa présence dans l'abri.»

Raines a aussi beaucoup aimé son passage à New York, où il a remporté deux fois la Série mondiale, en 1996 et 1998. Ses années à New York occupent d'ailleurs une part importante de son autobiographie, Rock Solid: My Life in Baseball's Fast Lane, parue récemment.

«Je pense que 1996 a été la meilleure année jusqu'à ce point de ma carrière, a-t-il confirmé vendredi dernier, lors de la téléconférence organisée par le Temple de la renommée. De toute évidence, comme joueur, vous jouez pour gagner des championnats. J'en étais à ma 17e saison, et d'avoir l'opportunité de jouer avec un groupe de joueurs comme ceux-là, avec des futurs membres du Temple de la renommée comme Derek Jeter, Jorge Posada ou Mariano Rivera, ou encore des vétérans comme Bernie Williams, quelle chance. Quel groupe de joueurs nous formions.

«Nous avons eu beaucoup de plaisir. C'est l'une des choses qui m'a frappé de cette équipe de 1996: on se foutait de savoir qui allait être la vedette. Nous aimions réellement jouer les uns avec les autres. C'est cet état d'esprit qui nous a permis de réaliser ce que nous avons fait cette année-là.»

«Nous avions plusieurs jeunes joueurs, s'est rappelé Torre. Et Tim a apporté une bonne dose de professionnalisme. Les jeunes joueurs ne cessaient de lui tourner autour. Ils voulaient emmagasiner toute l'expérience et la sagesse qu'il pouvait leur transmettre. C'était comme un deuxième gérant. Nous aimions tous profiter de son expérience. Ç'a bien servi cette équipe de 1996.

«Parlez-en aux jeunes joueurs de cette équipe: Derek Jeter l'adorait. Il faisait beaucoup rire Derek. C'était amusant pour moi de voir ça.»

Torre n'hésitait pas non plus à se servir du statut de Raines auprès de ses jeunes joueurs pour leur passer quelques messages.

«C'est quelque chose que j'ai fait avec Joe Girardi et Derek Jeter plus tard, mais cette saison-là, je le faisais avec "Rock". Les vétérans sont là pour vous aider. Parfois, d'entendre quelque chose de la bouche de Tim avait plus de poids que quand ça venait de moi...»

Torre sera sur place, ce week-end, pour assister à l'intronisation de Raines. Il sera admis en compagnie de Jeff Bagwell et d'Ivan Rodriguez, en plus des bâtisseurs John Schuerholz et Bud Selig.

«Je pense qu'il l'appréciera. Cela lui a peut-être pris beaucoup de temps avant d'être admis, mais nous ne lisions jamais quoi que ce soit laissant entendre qu'il croyait qu'il devait déjà y être. Il a laissé les électeurs choisir. Il mérite pleinement de se retrouver à Cooperstown et je suis persuadé qu'il ressentira ce que j'ai moi-même ressenti en 2014. Vous êtes tout simplement soufflé! Soudainement, vous retombez en enfance et vous réalisez à quel endroit vous vous retrouvez alors.»




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer