Ça passe ou ça casse pour Marie-Eve Drolet

Marie-Ève Drolet sera de retour à la compétition... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Marie-Ève Drolet sera de retour à la compétition ce week-end, près d'un an après avoir donné naissance à une petite fille.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

Ça passe ou ça casse ce week-end pour Marie-Ève Drolet, qui espère toujours participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en 2018.

Drolet sera de retour à la compétition près d'un an après avoir donné naissance à une petite fille prénommée Zoé, à l'occasion des Championnats canadiens seniors de patinage de vitesse courte piste, du 15 au 17 janvier à l'aréna Maurice-Richard.

Le chemin qui l'a menée jusqu'ici a toutefois été parsemé d'embûches. La principale intéressée, qui prévoyait effectuer un retour à l'entraînement au mois de mai dernier, a dû attendre jusqu'en juillet avant de mettre ses plans à exécution.

«J'étais contente de retourner à l'entraînement, parce que je me sentais un peu grassouillette après l'accouchement, a-t-elle confié en entrevue téléphonique mercredi. Je pensais pouvoir recommencer plus tôt, mais j'ai eu une diastase des abdominaux, et il a fallu que je fasse beaucoup plus de physiothérapie au niveau du plancher pelvien pour retrouver la forme. Ç'a retardé un peu mes plans, mais en même temps il fallait que je prenne mon temps.

«Bref, je suis retournée sur la patinoire au mois d'août en pensant que ce serait serré pour le mois de janvier, mais finalement ça va très bien, a-t-elle ajouté. J'ai d'ailleurs réussi mes meilleurs résultats à vie au niveau de la vitesse pure, et je peux dire que je suis vraiment au niveau du groupe en ce moment.»

Drolet a admis qu'elle avait des papillons dans l'estomac pour ce week-end, d'autant plus que les Championnats canadiens représentent bien plus pour elle qu'une simple épreuve sportive.

«Je dois faire l'équipe, parce que sinon je perds ma carte (d'athlète) et je sais que ce sera difficile de continuer de patiner par la suite, a expliqué la médaillée de bronze au relais féminin des Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002, ainsi que d'argent à la même épreuve aux Jeux de Sotchi, en 2014. Si je ne me classe pas parmi les six premières, je perds mon salaire d'athlète.»

Selon elle, ses chances de se qualifier seront les meilleures dans l'ordre au 1500 m, au 1000 m et au 3000 m. En cas d'échec, Drolet a confié avoir déjà un plan B en tête.

«Je suis prête aux deux options. Si ça ne fonctionne pas ce week-end, je pourrai toujours me trouver un emploi dans mon domaine d'activités», a confié celle qui a complété un baccalauréat en psychologie au cours d'une longue pause du patinage de vitesse, de 2002 à 2008.

L'athlète de 33 ans originaire de Laterrière est confiante d'atteindre son objectif, lui donnant ainci accès aux deux dernières Coupes du monde de la saison, soit celles de Dresden, en Allemagne, du 5 au 7 février, et de Dordrecht, aux Pays-Bas, du 12 au 14 évrier. La tâche promet toutefois d'être ardue.

«Au niveau physique, ça va bien. Mais c'est au niveau stratégique que c'est un peu plus difficile, a admis Drolet. C'est différent de l'entraînement, parce que tu te retrouves souvent dans le traffic. Il faut être plus alerte et prendre le plus d'informations possibles pendant une course. C'est là-dessus que je dois travailler, et surtout m'adapter.»

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