JO de 2024: le ton monte entre Los Angeles et Paris

Soupçonnés d'avoir acheté de faux fans sur Facebook,... (Photo Mark Ralston, archives AFP)

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Soupçonnés d'avoir acheté de faux fans sur Facebook, les responsables de la candidature de Los Angeles aux Jeux olympiques de 2024 ont répliqué en assurant n'être «pas surpris» que la polémique «vienne de Paris», ville également candidate.

Photo Mark Ralston, archives AFP

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Éric Bernaudeau
Agence France-Presse
Aarhus, Danemark

Le ton monte entre Los Angeles et Paris à moins de six mois de la désignation de la ville hôte des Jeux olympiques de 2024: soupçonnés d'avoir acheté de faux fans sur Facebook, les Californiens ont répliqué en sous-entendant que la polémique avait été déclenchée par leurs rivaux français.

L'information a d'abord été publiée par un spécialiste belge des réseaux sociaux, puis reprise par la radio française RTL: Los Angeles 2024 pourrait avoir acheté des fans sur Facebook de façon artificielle dans plusieurs pays. Une pratique courante sur ce réseau social, qui expliquerait la forte augmentation du nombre des supporteurs de Los Angeles en quelques semaines (plus d'un million contre environ 200 000 début janvier).

«En trois mois, gagner 700 000 followers, c'est presque un record du monde», a expliqué à l'AFP Nicolas Vanderbiest, chercheur à l'Université Catholique de Louvain, en Belgique, auteur du blogue ReputatioLab et à l'origine de cette constatation.

Plusieurs pays du sous-continent indien comme le Pakistan ou le Bangladesh sont connus pour abriter des entreprises qui vendent de faux «likes» sur Facebook ou Twitter contre rémunération.

Achat de «likes»?

«Il me paraît assez évident qu'il y a des achats de fans. Mais il n'est pas dit que ce sont eux (Los Angeles, ndlr) qui les ont achetés», a ajouté M. Vanderbiest.

«Si vous êtes le gérant de la page Twitter et Facebook de Los Angeles et que vous voyez débouler 700 000 personnes sur votre page, vous vous posez des questions et vous ne vous en vantez pas partout», souligne-t-il encore.

La forte progression du nombre de ses fans coïncide avec «le lancement de la campagne internationale sur Facebook permise par le CIO depuis le 3 février», s'est défendu mercredi le comité de candidature californien dans un communiqué transmis à l'AFP à Aarhus au Danemark.

Les responsables de LA-2024 et Paris-2024 y participent à la convention Sport Accord et défendent leur dossier devant les fédérations sportives internationales.

«Toute la campagne de publicité sur Facebook a été achetée directement à travers Facebook», ajoute Los Angeles qui juge que «la publicité sur Facebook est plus efficace dans les pays où il y a moins de concurrence de la part d'autres marques».

«Les membres du CIO qui voteront (pour l'attribution des JO de 2024) se trouvent en dehors des États-Unis, notamment au Pakistan», souligne encore le comité de candidature qui ajoute avoir fait «très peu de promotion sur Facebook aux États-Unis depuis le début de la campagne à l'international le 3 février».

«Il n'est pas surprenant que cette histoire vienne à l'origine de Paris», a poursuivi LA-2024, alors que des médias français se sont fait l'écho de ses soupçons pesant sur Los Angeles.

Achat de Une

«Il faut que cette compétition soit fair-play, soit vraiment dans le respect des différentes candidatures, je ne participe pas à cela», a réagi la maire de Paris, Anne Hidalgo, présente à Aarhus et interrogée par l'AFP.

«C'est comme dans le sport ou même dans la politique, il vaut mieux se concentrer sur son couloir plutôt que sur celui de ses adversaires, les respecter et être les meilleurs», a encore souligné Mme Hidalgo qui depuis lundi a rencontré à la fois l'état-major du CIO, dont son président Thomas Bach, mais aussi nombre de présidents de fédérations sportives, dont certains sont en même temps membres du CIO.

Avant la désignation de la ville hôte des JO de 2024 le 13 septembre, la campagne se tend donc entre les deux villes candidates et réserve probablement d'autres passes d'armes.

Mardi, Paris avait provoqué une réaction agacée de Los Angeles en s'offrant la Une d'une édition limitée du New York Times vantant sa candidature et distribuée uniquement sur place à Aarhus.

«Le fait de s'offrir la Une d'un journal n'est pas contraire aux recommandations du CIO, a expliqué à l'AFP un représentant du comité de candidature américain. Ce qui est contestable, c'est le fait d'organiser la distribution de ce journal vers des personnes ciblées».

Pour autant, le comité de candidature «ne saisira pas le CIO», a ajouté la même source.

Le CIO de son côté se contente d'indiquer avoir tenu une réunion avec les deux comités de candidature pour leur rappeler les frontières à ne pas franchir.




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