La flamme des Jeux de Rio brille à Olympie

Des actrices revêtues de longues tuniques plissées crème... (Photo Thanassis Stavrakis, AP)

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Des actrices revêtues de longues tuniques plissées crème et entourées d'un choeur, ont invoqué Apollon, dieu antique du soleil, sur le temple de Héra datant de 2600 ans. Elles ont capté au moyen d'un miroir parabolique les rayons du soleil pour allumer la flamme.

Photo Thanassis Stavrakis, AP

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John Hadoulis
Agence France-Presse
Olympie, Grèce

La flamme des Jeux olympiques de Rio a été allumée jeudi sur le site antique d'Olympie, dans le sud de la Grèce, en guise d'introduction aux premiers Jeux sud-américains, lors d'une cérémonie à la fois intemporelle et bien actuelle par ses allusions à un Brésil en pleine crise politique.

Dans les ruines herbeuses vieilles de 2600 ans du temple d'Hera, près du stade où les jeunes athlètes de l'Antiquité disputaient leurs propres Jeux, 30 jeunes femmes vêtues en prêtresses dans de longues robes claires entièrement plissées, ont exécuté une lente chorégraphie en hommage à Apollon, au son de la flûte à bec.

Puis le soleil, passant par un miroir concave, a donné vie à la précieuse flamme à 9h52 GMT (4h52 heure du Québec).

Ces Jeux se dérouleront «dans un monde secoué par les crises», a remarqué dans ce décor le président du Comité international olympique Thomas Bach, avant de rendre hommage au «peuple brésilien» qui «dans à peine quelques semaines, accueillera avec enthousiasme le monde et nous éblouira avec sa joie de vivre et sa passion pour le sport».

«Ce sera le grand moment du Brésil et ce seront les Jeux du Brésil», a-t-il souligné. Et, «malgré les difficultés que traverse (le pays), cette flamme est un rappel immémorial que nous appartenons tous à la même humanité», elle «va apporter (un message d'espoir) dans tous les coins du Brésil et dans le monde entier».

Ces JO se déroulent en effet dans un Brésil en pleine tourmente, alors que la présidente Dilma Rousseff, qui lutte contre la montre pour éviter sa destitution, après des malversations supposées en 2014, a dû annuler sa participation à la cérémonie.

Le pays était représenté jeudi notamment par le président du comité organisateur des JO de Rio Carlos Nuzman et le nouveau ministre des Sports Ricardo Leyser.

12 000 relayeurs

La flamme «apporte le message que «notre cher Brésil peut et va être uni, un pays qui mérite sa quête d'un avenir meilleur», a pour sa part estimé M. Nuzman, tout en remarquant que le pays avait «navigué par les eaux les plus difficiles que le mouvement olympique ait connu» pour préparer ces Jeux.

La flamme, allumée par l'actrice grecque Katerina Lehou va entamer un long périple, quelques jours en Grèce puis une traversée de l'Atlantique et un parcours de plusieurs semaines au Brésil, avec 300 villes traversées et 12 000 relayeurs, avant l'arrivée au stade Maracana de Rio pour la cérémonie d'ouverture, le 5 août.

Son premier relayeur a été le gymnaste grec Lefteris Petrounias, champion du monde aux anneaux, qui devait ensuite la passer à la légende du volleyball brésilien Giovane Gavio, champion olympique en 1992 et 2004 et aujourd'hui directeur du volleyball pour les Jeux de Rio.

En Grèce, où stationnent actuellement quelque 54 000 migrants et réfugiés que la fermeture des frontières nord empêche de quitter le pays, le CIO a décidé que la flamme passerait mardi par le camp d'Eleonas, dans Athènes.

Un Syrien ayant perdu une jambe dans la guerre civile qui sévit dans son pays, qui a obtenu l'asile en Grèce, portera la flamme à travers le camp, peuplé de 1500 personnes.

Le comité international olympique a annoncé également qu'une équipe de dix réfugiés participerait aux Jeux. 43 athlètes de haut niveau ont été jusqu'à présent identifiés comme concurrents possibles.

«Le Brésil est prêt»

La flamme sera transmise mercredi prochain au Brésil lors d'une cérémonie au stade de marbre d'Athènes, théâtre des premiers Jeux modernes en 1896. La tradition de la flamme, qui brûlait pendant toute la durée des Jeux antiques, n'a cependant été remise au goût du jour qu'en 1936, aux JO de Berlin.

Mme Rousseff a insisté mardi sur le fait que les préparatifs étaient «dans une situation absolument adéquate» et même «plus en avance que ce que nous avions prévu».

Mercredi en assistant à la répétition de la cérémonie, M. Bach avait reconnu «des difficultés» à surmonter dans ces préparatifs, et que «les derniers kilomètres sont toujours les plus difficiles», mais assurait qu'il s'agirait «d'excellents Jeux».

Jeudi, il a souligné après la cérémonie que «99% des infrastructures sont prêtes, et que les tests se déroulent avec succès».

Même optimisme de la part du ministre brésilien des Sports: «le Brésil est prêt», a soutenu M. Leyser devant des journalistes, prédisant que dans la grande tradition brésilienne, les JO seraient «une grande fête» qui «ferait oublier aux gens leurs problèmes».

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