DeMar DeRozan reste plus attaché que jamais aux Raptors

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DeMar DeRozan.

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Lori Ewing
La Presse Canadienne

Au cours de ses sept saisons passées avec l'équipe, DeMar DeRozan a connu les hauts et les bas des Raptors de Toronto comme aucun autre membre de l'équipe. Mais jamais, assure-t-il, n'a-t-il voulu jouer pour une autre organisation.

Le joueur de 26 ans devrait signer un contrat lucratif au cours de l'été. Et moins de 24 heures après l'émotive conclusion de la meilleure saison de l'histoire des Raptors, DeRozan a fait part de son engagement ferme envers l'équipe et la ville de Toronto.

Les Raptors ont été éliminés en six matchs face aux Cavaliers de Cleveland vendredi soir au Centre Air Canada, mettant fin à une emballante séquence de 20 matchs éliminatoires.

«J'ai retiré beaucoup de fierté à porter le chandail des Raptors quand les gens ne croyaient pas en nous, ou lorsque des gens se demandaient pourquoi aller jouer à Toronto ou toutes sortes d'autres choses, a déclaré DeRozan.

«Ma tête a toujours été à Toronto. J'en étais passionné lorsque nous perdions. Lorsque nous étions terribles, j'ai dit que j'allais passer à travers cette situation, et je voulais être celui qui amènerait cette organisation où elle se trouve maintenant. Maintenant que nous gagnons, je ne veux certainement pas partir.»

L'avenir du meilleur marqueur de l'équipe, deux fois élu au sein des équipes d'étoiles, préoccupe les Raptors alors qu'ils abordent la saison morte. DeRozan pourrait se prévaloir d'une option qui lui rapporterait 10 millions $ la saison prochaine, mais les observateurs s'attendent qu'il teste le marché des joueurs autonomes. S'il emprunte cette route, il pourrait toucher le double de cette somme.

Toutefois, il y a un côté attrayant à passer toute sa carrière au sein de la même organisation.

«C'est la chose la plus incroyable que vous pouvez faire, à mon avis. C'est remarquable.»

Certaines rumeurs l'envoient dans sa ville natale, où il se joindrait aux Lakers de Los Angeles.

«J'ai grandi à Los Angeles. C'est mon lieu de résidence... Je laisse les gens dire ce qu'ils veulent bien dire, a répondu DeRozan. Les seuls éléments qui m'attirent, ce sont les choses que j'ai faites dans cette organisation et ce qui peut être accompli ici. Et c'a toujours été mon mode de pensée depuis que je suis ici.»

L'entraîneur-chef des Raptors, Dwane Casey, assure que DeRozan est un homme de parole.

«C'est l'une de ses grandes qualités. Il respecte ses promesses. Il est loyal. Il adore la ville. Il adore l'équipe. Il adore la croissance que nous avons enregistrée au cours des dernières années, et il en est un élément-clé.

Défaite douloureuse

Les joueurs des Raptors ont rencontré les médias samedi matin, quelques heures après avoir quitté la surface de jeu sous les applaudissements nourris des spectateurs qui scandaient «Nous, le Nord!» (We the North!).

Ils sont venus à deux matchs près d'une première participation à la grande finale de la NBA, et c'est ce qui va faire le plus mal, selon le garde Kyle Lowry.

«Je suis quand même déçu, a-t-il affirmé. DeMar a bien résumé la chose en disant qu'une élimination, après tout le travail investi, gâche votre été. Vous voilà maintenant au pied du podium, comme toutes les autres équipes. Ce n'est pas très plaisant. Il ne reste plus que trois équipes. Il ne me reste qu'à attendre que cette déception disparaisse de mon système.»

Par ailleurs, les Raptors devraient commencer à discuter du statut de Casey. Il reste encore une saison à écouler au contrat de l'entraîneur-chef de 59 ans, une option de 4 millions $ US appartenant aux Raptors.

Casey, qui a mené les Raptors à une récolte-record de 56 victoires et le deuxième rang du classement général de l'Association Est, affirme que sa situation contractuelle est le cadet de ses soucis. Mais Lowry a profité de l'occasion qui se présentait à lui pour faire l'éloge du vétéran entraîneur-chef.

«Il a été extraordinaire, et je pense qu'il cherche encore à devenir un meilleur entraîneur-chef, a noté Lowry. Il a changé tous les ans et il a grandi, tout comme moi. Chaque année, nous nous sommes améliorés. C'est difficile de l'exprimer. Il a été un entraîneur-chef remarquable et un homme sur lequel nous pouvons nous fier. Il a été incroyable.»

Casey, qui a connu une relation houleuse avec Lowry, au départ, avait lui aussi de bons mots pour son joueur.

«Il a tellement grandi, comme personne, comme homme, comme coéquipier, que j'adore diriger Kyle Lowry, a loué Casey. Et c'est quelque chose que les entraîneurs n'auraient pas déclaré il y a cinq ou six ans. C'a été un plaisir de le diriger. C'est même agréable de le voir de mauvaise humeur parce que vous savez qu'il est prêt à jouer.»

Casey et ses joueurs ont aussi fait l'éloge des partisans de l'équipe, dont le soutien leur a permis, malgré la fatigue et les meurtrissures, de remporter des matchs décisifs lors de leurs séries contre Indiana et Miami.

«Un entraîneur-chef dans la ligue m'a appelé hier soir (vendredi) pour me parler de LeBron (James) et de ses compliments à l'endroit de la foule. Il s'agit d'un joueur rival qui parle de l'atmosphère dans laquelle nous baignions, a relaté Casey. Le seul fait d'entendre la foule nous donnait la chair de poule. Nous tirions de l'arrière par des milliards de points et ils étaient debout à ovationner leur équipe. Il n'y a aucun autre endroit du genre dans la NBA.»

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